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Le triomphe de la vérité

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Après son échec à la présidentielle 2016 au Bénin: Lionel Zinsou nommé en France


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Lionel ZINSOU okLionel Zinsou est à nouveau au service de la France.  L’ex-premier ministre  de Boni Yayi et candidat malheureux à la présidentielle 2016 a été nommé hier  par François Hollande à la tête d’une mission dite de préfiguration à la création avant la fin de l’année de la  « Fondation pour la mémoire de l’esclavage, de la traite et des abolitions ». Cette annonce a été faite à l’occasion de la journée commémorative de l’abolition de l’esclavage qui coïncide cette année avec les quinze ans de la loi Taubira qui reconnaît la traite négrière et l’esclavage comme des crimes contre l’humanité.
Cette fondation « sera une source de promotion des valeurs de liberté, d’égalité, de tolérance » et « diffusera la connaissance de l’esclavage, de la traite mais aussi tout le combat des abolitionnistes », a souligné  le président français. Il a également précisé qu’elle  réfléchirait « à l’édification d’un mémorial aux esclaves et d’un lieu muséographique ».
L’économiste franco-béninois Lionel Zinsou présentera son rapport « à l’automne ». Dans un communiqué, le CRAN (Conseil représentatif des associations noires de France) s’est aussitôt félicité de cette « victoire » qui « constitue objectivement une avancée importante en matière de réparation ». «C’est important qu’il y ait une présence physique de l’histoire des esclavages à Paris», souligne Lionel Zinsou. Nous en sommes au tout début du processus. On est encore loin du choix du lieu et de l’architecte, s’amuse le chargé de mission. Mais on n’a jamais trop de monuments», a-t-il ajouté.

La France récupère son joker  
Certains avaient déjà prédit qu’en cas d’échec  à la présidentielle 2016 au Bénin, Lionel Zinsou rejoindra très vite sa seconde patrie, la France. Même si l’homme, lui-même, n’en donnait pas visiblement des signes, quand il affirmait  qu’il continuera à servir autrement le Bénin,  sa nomination par François Hollande à la tête de cette mission est la preuve palpable que sa récente mésaventure en terre béninoise n’était qu’une triste parenthèse qu’il s’est attelé à vite refermer.  Le malheureux présidentiable qui a pourtant pu atteindre le second tour avec 34% des suffrages exprimés aurait pu décider de rester au pays, auprès des siens,  dans les ancrages des formations politiques qui l’ont soutenu pour poursuivre le combat. La France vient d’en décider autrement, un peu comme pour dire qu’elle peut disposer de son joker  à tout moment. En confiant cette importante mission consistant à réfléchir à la création d’une Fondation pour la mémoire de l’esclavage, initiative purement française,  à Lionel Zinsou, François Hollande, n’a sans doute pas tenu compte de son impressionnant bagage intellectuel, mais aussi parce qu’il sait mieux défendre que quiconque, les intérêts de la France.  Car dans  cette affaire, la France n’y va pas naïvement.  L’acte est bien pensé pour charmer les  victimes de cette barbarie humaine dont le grand nombre vient d’Afrique. La France a été toujours dans cette œuvre éternelle visant à faire preuve de « bonne foi » dans toutes les pratiques malsaines dont on l’accuse à travers les siècles. L’esclavage en est un. Et tous  les actes que posera la France pour tenter de se racheter, n’effaceront jamais ses traces dans les mémoires des victimes et de leur descendance. De génération en génération.

Christian Tchanou

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