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Le triomphe de la vérité

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Contentieux des élections communales et locales de 2015 à la Cour suprême: Des preuves croustillantes à la Cour pour invalider un poste de conseiller à Karimama


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Le règlement des contentieux des élections communales et locales de 2015 suit son cours à la Cour suprême. Et dans la vague des audiences, un recours d’invalidation de poste de conseiller serait pendant devant la haute juridiction avec des preuves qui risquent de faire annuler le vote dans la localité concernée. En réalité, de quoi s’agit-il ? Selon les informations, le nommé Assane Assoumana, candidat sur la liste de l’Alliance Soleil aux élections communales de 2015 dans la commune de Karimama, arrondissement de Kompa a constaté pendant la période électorale que le nommé Amani Assane candidat  suppléant sur la liste Fcbe dans la même localité  se retrouve non seulement sur la liste des candidats à l’élection mais également sur la liste des assistants coordonnateurs de la commission électorale nationale permanente (Céna) (Conf Doc 1 et 2). Une position qui a permis cependant à celui-ci, assistant coordonnateur de la Céna, de profiter de sa position pour obtenir un traitement de faveur dont le premier indice probant est le gonflement des chiffres le jour du scrutin en faveur de son titulaire, Bonkano Amadou. Et pour preuve, le nombre d’inscrits sur la feuille de dépouillement du poste de vote N°2 recueillis sur le terrain est inférieur au nombre de votant. (Conf doc 3) soit 442 inscrits à ce bureau de vote contre 684 votants inscrits sur le bulletin. Au-delà de ce constat, plusieurs autres irrégularités ont été observées le jour du scrutin et dont la prise en compte par la haute juridiction pourrait entrainer l’annulation du vote dans cette localité et corriger l’injustice qui est faite contre l’élu légitime. D’ailleurs, non content des résultats, le candidat Assane Assoumana a saisi la haute juridiction avec les différentes preuves à l’appui afin de demander l’invalidation du poste de conseiller dans cette localité.  Selon les dispositions du code électoral, aucun représentant de la Céna, qu’il soit coordonnateur, assistant coordonnateur ou agent de bureau de vote ne doit être candidat. De la même manière, aucun candidat ne peut s’adjuger le rôle d’un représentant de la Céna. Par conséquent, la Cour suprême tenant compte de toutes ces preuves peut aller dans le sens de l’invalidation du poste. C’est dire que la haute juridiction, dans sa jurisprudence, peut se servir de toutes les preuves en possession du plaignant, le sieur Assane Assoumana et sanctionner ceux qui ont agi contre la loi et qui ont abusé de leur position le jour du scrutin.

Des manœuvres pour duper la Cour
Selon des sources concordantes, des mains invisibles exercent un pression terrible pour inverser le sens qu’impose le verdict en matière de cumul de fonctions et de preuves aussi flagrantes que celles qui entourent l’élection dans l’arrondissement de Kompa. Cette pression vise à outrepasser lesdites preuves pour induire la juridiction en charge du contentieux électoral en erreur. Et le stratagème est de profiter du souci de ne pas induire des coûts supplémentaires d’organisation d’élection, pour amener la Cour à prendre une décision à contre-courant. Les juges en charge des dossiers de contentieux doivent redoubler d’ardeur  pour éviter de tomber dans des pièges qui vont impacter la crédibilité de leur institution.

Wandji A.

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