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Le triomphe de la vérité

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Pénurie de l’essence ‘’Kpayo’’ au Bénin: Le Nigéria traverse une période de rupture


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Le calvaire des conducteurs de moto zémidjanDepuis le mercredi 30 mars 2016, certains citoyens béninois trimballent sur des kilomètres leurs engins à la recherche d’une station-service où ils font le rang pour s’approvisionner. Sinon, beaucoup s’approvisionnent aux points de vente installés aux abords des voies, mais à un prix très élevé. Pour ceux qui doivent aller à la station-service, il leur faut passer avec leurs véhicules ou engins des heures dans la file d’attente pour finir par se faire servir au prix de 460 FCFA, le litre. Ceci tard dans la nuit où même, ils subissent une pénurie. Par contre, s’il leur faut s’enquérir de l’essence communément appelé ‘’Kpayo’’, le litre est dans la fourchette de 800 FCFA et 1.000 FCFA, selon les lieux de vente. C’est donc dire que Cotonou, Abomey-Calavi, Porto-Novo qui sont les grandes villes subissent la situation qui aux yeux de plusieurs citoyens reste confuse. C’est le cas de Hermann Agassoussi, en fonction au Ministère de l’agriculture. «  Je me suis réveillé le mercredi dans la crise. Le mardi, j’avais déjà rempli mon réservoir au détour d’un voyage effectué sur Porto-Novo, où le litre d’essence était à 375 FCFA », a-t-il confié. Comme lui, plusieurs autres citoyens manquent d’arguments pour expliquer la crise. Alexis Sounouvou est conducteur de zémidjan. Même si la période permet à cette catégorie de travailleurs de faire de bons chiffres d’affaires parce qu’ils doivent augmenter eux-aussi le prix de déplacement de leurs clients, il s’indigne du silence du gouvernement béninois.

Les raisons…..

Même si dans les rangs des vendeurs, cela reste aussi une surprise, le président du collectif qui les rassemble rassure. A en croise Henri Assogba, « c’est une situation de rupture que connait le Nigéria, le fournisseur de ce produit au Bénin ». Il lie la situation à la mise en place d’une nouvelle raffinerie de transformation par le Nigéria. Pour renchérir, dans une déclaration relayée par l’Agence ECOFIN, le ministre nigérian en charge du pétrole, Ibe Kachikwi,  attribue la crise dans le secteur du pétrole et la persistance de la pénurie du carburant aux nombreux problèmes dont il a hérité de ses prédécesseurs. La situation passe également par les scandales, la corruption et le clientélisme subis par le Nigéria sous le régime de Good Luck Jonathan. Toutefois, le ministre nigérian en charge du pétrole  rassure que la crise prendra  fin d’ici la deuxième semaine du mois d’avril 2016. « Nous travaillons dur et mettrons fin aux files d’attente devant les stations-services la deuxième semaine d’avril au plus tard », a-t-il confié. S’expliquant sur les stratégies qu’il déploie pour aboutir à cette fin, il affirme : « Le pepiline qui quitte la réserve d’Escravos pour la raffinerie de Warri a déjà été mobilisé après six ans d’inactivité pour pomper 90% de carburant vers les dépôts qui n’ont pas été utilisés  pendant plusieurs années ». Cette mesure a déjà son effet sur le Bénin, où depuis ce jeudi, le carburant est passé de 1.000 FCFA à 600 FCFA aux abords des voies.

Emmanuel GBETO

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