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Le triomphe de la vérité

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Meurtre du caporal Dangou au Camp Ghézo: La part de vérité du chef d’Etat-Major, le Général Nagnimi


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Djibril Awal Naïmi Bouko 1Les réelles causes de la mort du caporal Mohamed Dangou, abattu par un gendarme le mercredi 6 janvier 2016 dans les locaux du camp Guézo, sont enfin connues. Le chef d’Etat-major des Forces armées béninoises, Djibril Awal Naïmi Bouko a livré hier, jeudi 7 janvier 2016, face aux micros de la chaine de télévision Canal 3, les détails sur ce fait divers macabre.
« Suite à la décision des Nations Unies de revaloriser les primes, nous avons décidé de répercuter cela sur nos hommes qui sont sur le théâtre. On a pris les mesures administratives, c’est-à-dire, un arrêté interministériel. On en était là quand en Côte d’Ivoire, il y a eu une mutinerie parce que lors d’une tournée, le ministre leur aurait promis d’augmenter leurs primes, ce qu’on n’a pas respecté  parce que ceux qui devraient aller prendre ces primes devaient remplir une fiche sur laquelle était inscrit ce que chacun devrait gagner par jour. Ils ont signé l’ancienne fiche parce que le processus administratif qui consistait à signer un arrêté interministériel n’avait pas abouti. Notre ministre avait signé l’arrêté qui devait passer par trois ministères. Ça n’avait pas abouti et il est prévu qu’ils fassent cela sur une base, le temps que cela soit signé. C’était un acquis, un retro-acquis jusqu’en juillet 2014. Si ceux qui sont rentrés au théâtre depuis 2014 devraient en bénéficier ce n’est pas ceux qui sont venus après qui ne le seront pas. Cela n’a pas empêché des manifestes qui ne sont pas prévus par les textes. Dans l’armée, on peut demander mais, ne pas manifester de la sorte. C’est une rébellion. On a pris toutes les dispositions pour les ramener à la raison compte tenu de leurs exigences, mais rien n’a marché. On a été obligé de faire partir notre ministre de la Défense de façon précipitée pour aller calmer les gens sur le terrain, en compagnie de mon adjoint. Sur le terrain, il les a rassurés qu’ils seront payés dès qu’ils seront sur le terrain. Effectivement, ils ont reçu leurs primes dès leur arrivée, avant même de rentrer chez eux. Une réunion a été organisée pour savoir les raisons ayant conduit à ces manifestations. Une commission a été mise sur pied et a écouté plusieurs personnes, dont des officiers. Ils ont décidé hier d’écouter des hommes et pour que leur enquête ne soit pas entravée, ils ont décidé de mettre en cellule cinq hommes qu’ils ont soutenu être les meneurs de ce qui s’est passé en Côte d’Ivoire. C’est parmi ces cinq personnes qu’on déplore celui qui a été abattu. Deux ont été conduits à Porto Novo et trois devraient rester ici au camp. En route, il vociférait, tempêtait  et disait qu’il allait mettre le pays à feu et à sang. On l’a calmé jusqu’à l’amener au poste qui est à l’entrée principale du camp. Une fois là, on devait le conduire dans la cellule mais il a changé d’avis et a voulu sortir du camp par la sortie Est. Il a été suivi par les militaires et le chef de la prison qui ont essayé de le ramener à la raison. Il continuait toujours de vociférer et, arrivé à hauteur de la guérite, il a foncé sur la sentinelle. Il est militaire et on ne peut pas attaquer une sentinelle armée qui est là pour assurer la défense. C’est ainsi qu’il a été touché mortellement. Malheureusement, un des gendarmes qui le suivait pour le ramener à la raison a reçu une balle. Il a aussitôt été conduit à notre hôpital. La gendarmerie a été saisie et, pour les raisons de l’enquête, ils sont venus prélever tout ce qui est nécessaire pour situer les responsabilités ».

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