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Le triomphe de la vérité

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Investiture grandiose à Porto-Novo: Les ambitions de Bio Tchané pour le Bénin


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ABT 11C’est enfin officiel ! Le président de l’Alliance pour un Bénin Triomphant (ABT) a officialisé ce jeudi 07 janvier 2016, sa candidature à l’élection présidentielle du 28 février prochain. C’est à travers une cérémonie empreinte de solennité qui a rassemblé des milliers d’hommes, jeunes et femmes militants, leaders de l’alliance et des personnalités politiques au Stade Charles de Gaulles à Porto-Novo.
« Oui, je serai candidat à l’élection présidentielle de 2016 pour porter les espérances de tous mes frères et sœurs (…)Je suis le candidat de l’unité nationale et je m’engage à servir conformément les valeurs que j’ai toujours défendues.» C’est la déclaration solennelle qui a recueilli les premiers applaudissements des hommes, femmes, jeunes de toutes catégories professionnelles, responsables des confessions religieuses et chefferies traditionnelles venus de toutes les communes du Bénin. Ils ont parcouru des centaines de kilomètres de l’Est, de l’Ouest, du Nord et du Sud pour se retrouver à Porto-Novo, la ville choisie par l’état-major de l’Alliance ABT pour répondre aux nombreuses sollicitations de ses bases depuis plusieurs mois. Ils ont rempli le stade ce jeudi pour témoigner du sens de leur militantisme et de leur engagement à soutenir l’ancien président de la Banque ouest africaine de développement (BOAD) dans la course pour la succession à Boni Yayi en 2016. Abdoulaye Bio Tchané ne devrait que s’en réjouir. Après l’échec de 2011, l’homme connait aujourd’hui mieux que quiconque les vraies aspirations du peuple béninois et s’engage à « servir tous les Béninois pendant les cinq prochaines années ». Mais avant de prendre ses engagements, le candidat entouré des ténors politiques de son alliance politique a reçu les promesses des jeunes et des femmes à travers les messages de ces derniers. Pour Mme Wabi, porte-parole des femmes, le projet de société du candidat met la femme au cœur du développement avec de grandes priorités dont l’autonomisation des femmes, notamment, celles des zones rurales, la promotion des femmes dans l’administration publique et la création de 500.000 emplois pour la jeunesse pendant le prochain quinquennat. « Nous étions à part ; avec ABT, nous sommes désormais dans l’unité. Nous étions dans le débat, aujourd’hui, nous sommes dans le combat, un véritable combat pour la bonne gouvernance. Nous ne voulons plus être des objets mais des sujets avec qui il faut désormais compter », a-t-elle laissé entendre. Pour le président de la jeunesse ABT, Bio Tchané est l’homme qu’il faut pour une véritable rupture avec l’ancien système de gouvernance. «ABT a l’ambition de faire du Bénin une nation unie et solidaire, un pays moderne, sécurisé et prospère où chaque Béninois pourra se sentir fier de vivre et les Béninois de la diaspora auront hâte de rentrer dans leur pays où une multitude d’opportunités les attendent », a-t-il souligné.

Les grandes priorités du président Abdoulaye Bio Tchané
Quand vint le moment solennel de sa déclaration, tous les regards étaient fixés sur la tribune officielle érigée au centre de la pelouse verte du stade. Sous des ovations nourries mêlées à des slogans scandés des quatre côtés des gradins, l’heureux du jour entouré de son état-major a dévoilé les cinq piliers de son projet de société. Primo, pour témoigner son attachement à la ville-capitale, le candidat Abdoulaye Bio Tchané a inséré dans son programme, un certain nombre de projets qui visent à donner à Porto-Novo, les vrais attributs d’une capitale. Il s’agit de la construction d’un nouveau pont à l’entrée de la ville, la construction d’une cité administrative moderne capable d’accueillir les services de l’Etat et des logements sociaux pour les fonctionnaires puis l’aménagement d’une voie navigable sur le lac Nokoué entre Cotonou et Porto-Novo en vue de faciliter les déplacements entre les deux villes. Secundo, cet ancien ministre du régime Kérékou n’admet pas le système de gouvernance actuel fait de favoritisme, de régionalisme et de clientélisme avec à la clé, l’utilisation abusive des moyens de l’Etat et des ressources publiques pour la ABT111campagne électorale et la violation flagrante des lois électorales et des pratiques de bonne gouvernance par le régime en place. Et pour y remédier, le leader charismatique des « Taba-Ti-Taba » prône une gouvernance vertueuse, gage d’un développement durable et de prospérité. Il s’agit, selon ses propos, de mettre fin à l’impunité généralisée dans la paix et la concorde et d’opérer courageusement des réformes nécessaires pour un véritable décollage du Bénin. Tertio, Abdoulaye Bio Tchané promet, s’il parvenait à accéder à la tête du Bénin le 06 avril 2016, de lancer un plan national ambitieux de l’emploi (PNE) pour la création de 500.000 emplois en 05 années aussi bien dans le secteur privé que public pour résoudre le problème du chômage qui touche plus de 70% des jeunes béninois. Il s’engage, par ailleurs, à donner des moyens adéquats à l’Autorité nationale de lutte contre la corruption et à la justice afin de lutter efficacement contre l’impunité et les maux qui gangrènent l’administration béninoise. L’autonomisation des femmes est la deuxième grande priorité du projet de société du candidat qui promet, outre la mise en place d’un « Guichet femmes » et la promotion des femmes intellectuelles dans l’administration publique, de réserver 40% des portefeuilles ministériels aux femmes dans son gouvernement. Il n’a pas occulté la modernisation de l’Agriculture qui passe par sa forte mécanisation et la maitrise de l’eau au Bénin. Enfin, pour améliorer véritablement les conditions de vie des populations des zones rurales, Abdoulaye Bio Tchané envisage de renforcer les services de base en facilitant l’accès à l’eau, l’électricité, l’éducation, les services sanitaires et en renforçant le système sécuritaire des personnes et des biens. Plus qu’une déclaration de candidature, les milliers de personnes ayant fait le déplacement du stade Charles de Gaulles, ont eu droit à une messe artistique culturelle pendant plusieurs heures d’horloge.

ALLOCUTION DE DECLARATION DE CANDIDATURE DE ABDOULAYE BIO TCHANE
Honorables Invités,
Chers Compatriotes,
Chers amis,
Mesdames, Messieurs de la Presse,
Vous imaginez ma joie et ma gratitude de vous voir si nombreux venir m’écouter.
 A mes frères et sœurs Yoruba, je dis : Ekaabo ;
 A mes frères et sœurs Dendi et Bariba, je dis : Wofo nan kayo ; bêkaweru ;
 A mes frères et sœurs Fons, je dis : Mi Kuabo ;
 Enfin, à mes frères et sœurs Mina et Adja, je dis: Miozon, Mianwézon.
A mon feu père Hadj Moussa BIO TCHANE et ma mère Hadja Lamissi BIO TCHANE dont l’amour parental a fait de moi ce je suis, je voudrais redire mon éternelle gratitude. Je n’oublierai jamais le mérite de mes deux mamans Hadja Lamissi et Hadja Modukpè BIO TCHANE, deux braves et infatigables dames, qui malgré le décès prématuré de mon père, ont tout donné pour éduquer leurs enfants.
A mes chers enfants : Salim, Yacine et Cheikh Omar, et à leurs enfants, mon grand ami Abdoulaye 2 Marwan et Ténè Malaika, je veux redire mon amour paternel. Et je salue, la mémoire de leur mère feue Hadja Mariam Adebi à qui ils doivent ce qu’ils sont aujourd’hui.
Permettez-moi une fois encore de saluer la mémoire du feu Président le Général Mathieu KEREKOU, mon père politique. Je prends ici l’engagement de préserver le plus grand héritage qu’il nous a légué : l’unité nationale et la cohésion sociale dans un Bénin démocratique.
Enfin, à vous tous ici présents, je redis merci de votre présence.
Je voudrais saluer tout particulièrement mon grand frère Maître Adrien Houngbédji, un digne fils de Porto-Novo, Président du PRD et Président de l’Assemblée Nationale. Un vrai démocrate dont les mérites ne sont plus à démontrer. Et c’est parce que nous reconnaissons ses qualités que mes amis et moi nous nous sommes battus pour qu’il reprenne la Présidence de l’Assemblée Nationale. Nous l’avons soutenu sans aucune contrepartie, sans aucun franc parce que pour nous il était simplement le seul à le mériter et si c’était à refaire demain, nous n’hésiterons pas un seul instant. C’est cela la conviction politique.

Mes Très Chers Compatriotes,
Comme la plupart d’entre vous, je suis sérieusement préoccupé par la direction que prend notre chère patrie.
C’est donc avec beaucoup d’humilité et dans un esprit de rassemblement que j’ai décidé de venir ici redire mon engagement à servir tous les béninois pour les cinq prochaines années.
Oui, je serai candidat à l’élection présidentielle de 2016 pour porter les espérances de tous mes frères et sœurs du Nord, du Sud, de l’Est, du Centre, ou de l’Ouest de notre commune patrie.
Et je m’engage, comme j’ai eu à le faire auparavant dans ce pays, à servir le Bénin dans la droite ligne des valeurs si précieuses à mon cœur : l’amour du travail bien fait, l’humilité, l’intégrité, et la justice.

Mes Très Chers Compatriotes,
Nous sommes ici à Porto-Novo, la belle cité des Aïnonvis, la ville aux trois noms (Hogbonou, Adjatchê, Porto-Novo) et je veux dire mes meilleures salutations à tous mes frères et sœurs de cette ville.
Je suis ici ce jour, parce que Porto-Novo est la capitale de notre pays. Mais aussi parce que je suis particulièrement attaché à cette ville où j’ai passé une bonne partie de mon enfance, fait mes études au Lycée Béhanzin et dans laquelle j’ai encore de fortes attaches. J’aime tellement cette ville que j’ai donné deux de mes sœurs en mariage à des Porto-Noviens.
C’est pour toutes ces raisons que Porto-Novo occupe une place particulière dans mon cœur et dans mon projet de société. Je veux donner à la ville de Porto-Novo les vrais attributs d’une capitale. Si je suis élu je mettrai en œuvre, entre autres, les mesures spécifiques suivantes :
 Je lancerai la construction d’un nouveau pont à l’entrée de Porto-Novo ;
 Ici à Porto-Novo je construirai une Cité Administrative moderne capable d’accueillir les services de l’Etat ainsi que des Logements Sociaux pour que cette ville ne soit plus simplement une cité dortoir mais une capitale digne de ce nom ;
 J’aménagerai une voie navigable sur le lac Nokoué entre Cotonou et Porto-Novo pour faciliter les déplacements entre les deux villes.

Mes Très Chers compatriotes,
Comme la vaste majorité des béninois, il y a des choses que je ne puis me résigner d’accepter. Et aujourd’hui, je voudrais vous entretenir sur ce que nous ferons pour les corriger.
Je n’accepte pas la crise de confiance et de gouvernance que traverse notre pays. Je n’accepte pas que l’argent facile dicte sa  loi à toute une nation.
Au cours des 5 dernières années, j’ai parcouru toutes nos 77 communes, certaines plusieurs fois, pour aller à votre rencontre et échanger avec vous. A la suite de ce périple, je voudrais vous redire de la manière la plus solennelle ceci: Je crois en vous pour qu’enfin le Bénin décolle.
Croyez-moi, il n’y a pas moins de citoyens vertueux au Bénin que dans les pays qui ont décollé partout ailleurs.
A mon humble avis, il suffit que les gouvernants mettent en place un système de gouvernance qui donne l’exemple à partir du haut et qui mette définitivement fin à l’impunité généralisée.
C’est le lieu pour moi de dénoncer et de condamner l’utilisation massive des moyens de l’Etat et des ressources publiques par un membre du gouvernement actuel au service de sa campagne. Nous le voyons tous, ceci est fait en violation flagrante des lois électorales et des pratiques de bonne gouvernance.
Tout ceci est aux antipodes de la gouvernance vertueuse que je prône. Je l’ai déjà mis en pratique ici même au BENIN. Et en ce moment où vous vous apprêtez à faire le choix du Président qui incarnera cette nouvelle gouvernance, je demande à être jugé sur mes actes, sur mon parcours et sur ma réputation professionnelle.
Oui, avant d’occuper le poste de Directeur Afrique du FMI pendant 6 ans,  j’ai été ministre des finances dans ce pays de 1998 à 2002 sous feu le Général Mathieu KEREKOU et beaucoup m’ont vu faire. Par exemple, j’ai nommé des cadres qui viennent de toutes les régions de notre pays. Et c’est bien cette diversité, et j’insiste, c’est bien cette diversité qui nous avait permis de faire les réformes nécessaires sans confrontations inutiles et de faire prospérer notre économie, parce que chacun était jugé sur ses compétences et son mérite et non sur son ethnie, sa religion ou son parti politique.
Si je suis élu président, je referai la même chose :
 Chacun sera appelé et jugé sur ses compétences et je mettrai l’homme qu’il faut à la place qu’il faut.
 Nous mettrons fin à l’impunité généralisée dans la paix et la concorde. Cette attente est partagée par toutes les couches de notre société.
 Nous ferons les réformes nécessaires pour le décollage de notre pays, après une large concertation et un dialogue franc et sincère avec tous les acteurs concernés. Ces réformes seront donc basées sur un diagnostic partagé.

Mes Chers compatriotes,
Le lien de confiance entre l’Etat et les citoyens a été brisé du fait des concours de recrutement truqués. Et ça, je ne peux pas l’accepter, car cela bafoue le principe d’égalité des chances, le fondement de notre unité nationale.
Je m’engage donc à assurer l’égalité des chances dans la fonction publique en confiant les concours à une commission ad’ hoc indépendante composée des représentants des syndicats, de la société civile, des organisations professionnelles indépendantes, des hommes de lois, et de l’autorité de lutte contre la corruption.
Dès ma prise de pouvoir, je vais organiser des assises nationales souveraines sur l’unité nationale.

Mes Chers Compatriotes,
Rétablir la confiance et relancer notre économie, c’est aussi avoir le courage de dire ce qu’on fera pour résoudre l’affaire ICC Services, le plus grand scandale financier qu’ait connu notre pays depuis les indépendances. Et je pèse bien mes mots !!!
Je rappelle que dans cette affaire, c’est plus de 150 milliards de FCFA qui ont été volés à des paisibles épargnants. Et c’est plus de 150.000 déposants qui ont été spoliés.
Ce scandale a aussi rompu la confiance entre l’Etat et les citoyens et soustrait de précieuses ressources au financement de l’économie.
Moi, je veux faire renaître ce lien de confiance sans lequel aucune action économique d’envergure, aucun programme faisant appel à l’épargne public ne pourra fonctionner. Je veux redonner à l’Etat sa crédibilité et sa noblesse.
Donc, je le redis, ici, de manière solennelle: si je suis élu Président, je rembourserai les spoliés d’ICC services.

Mes Chers Compatriotes,
Je n’accepte pas que le chômage et le sous-emploi touchent plus de 70% de nos jeunes.
Je n’accepte pas que chaque année plus de 100.000 nouveaux jeunes arrivent sur le marché du travail sans rien trouver à faire.
Oui, le chômage des jeunes est devenu une question de sécurité nationale, et il  faut le traiter comme tel et y consacrer tous les moyens.
C’est pourquoi, je propose de lancer un Plan national ambitieux en faveur de l’emploi des jeunes de ce pays ((PNE). Dans ce plan, je propose de pratiquer un « électrochoc » positif à notre économie pour résoudre durablement la crise du chômage des jeunes et ainsi de passer un message clair à la jeunesse de mon pays : L’Etat sera désormais là à vos côtés !
Dans le but de réaliser mon plan, j’investirai 50 milliards chaque année pour favoriser la création de 500 000 emplois sur 5 ans aussi bien dans le secteur public que dans le privé.
Avec ce plan plus aucun jeune n’aura de difficultés pour s’installer et démarrer une activité.

Mes Chers Compatriotes,
Je n’accepte pas que la corruption hypothèque l’avenir de nos enfants et de toute notre nation.
Tirant leçon de l’expérience africaine et internationale, je m’engage à lutter contre la corruption en instaurant la transparence totale dans la gestion des finances publiques et en promouvant le contrôle citoyen et le droit à la parole.
Pour commencer, comme de 1998 à 2002, le budget redeviendra un véritable instrument de politique économique. En particulier, nous allons simplifier et rendre plus transparentes nos procédures des marchés publics, en concertation avec le secteur privé et la société civile. Nous allons réduire de manière substantielle les marchés de gré à gré.
Je m’engage à donner les moyens adéquats à l’Autorité de lutte contre la corruption et à la justice et à garantir leurs indépendances pour qu’elles puissent mettre définitivement fin à l’impunité dans notre pays.

Mes Chers Compatriotes,
« L’autonomisation des femmes »  sera la deuxième  grande priorité de mon projet de société.
Je n’accepte pas que nos mamans, nos sœurs ou nos filles qui représentent la majorité de notre population ne soient pas autonomisées.
Ce que je propose n’est rien de moins qu’une révolution économique en faveur des femmes pour faire reculer les frontières de nos espoirs et de nos rêves. Concrètement, nous allons :
 Relever le plafond des prêts de microfinance à 200 000 FCFA pour les prêts individuels et 2.000.000 FCFA pour les coopératives.
 Mettre en place un « guichet femmes » dans le Fonds national de garantie, pour faciliter l’accès des femmes au crédit.
 Développer un filet de protection sociale pour les femmes indigentes à travers une subvention familiale mensuelle.
 Promouvoir davantage les femmes dans les postes de décision. A cet égard, je leur réserverai 40% des portefeuilles ministériels dans mon gouvernement.

Mes Chers Compatriotes,
Le troisième pilier de mon projet de société est le renforcement des services publics de base.
Je n’accepte pas que des millions de nos concitoyens soient privés d’eau potable source de vie, malgré l’abondance de cette ressource sur notre sol et dans notre sous-sol.
Depuis 2013, j’ai rassemblé autour de moi nos frères et sœurs de la diaspora et mes amis d’autres pays pour construire des forages d’eau potable à travers le Bénin.
Jamais, je n’oublierai la joie des populations bénéficiaires à la vue de l’eau potable qui se trouvait bel et bien dans leur sous-sol depuis la nuit des temps.
Pour faire de l’eau potable un droit universel au Bénin, nous allons :
 Allouer 100 milliards de FCFA par an à la politique d’accès à l’eau potable avec comme objectif « 1 hameau, 1 point d’eau de ravitaillement proche ».
 Préfinancer les coûts des branchements à la SONEB pour offrir le compteur d’eau à 1000 FCFA par mois aux couches défavorisées dans les zones déjà couvertes par le réseau de la SONEB.
Je n’accepte pas que nous continuions de subir les ravages des délestages et que 55 ans après notre indépendance 75% de nos compatriotes soient encore privés d’électricité.
L’accès à l’électricité est un droit et l’électricité que je veux pour les béninois est une électricité qui permet de produire, de créer de la richesse et d’avoir accès à des services de base. Je veux d’une électricité qui pourra stimuler l’économie et créer des emplois et non une électricité d’aumône. C’est pourquoi je lancerai un grand programme d’investissements dans le secteur énergétique pour assurer l’autonomie énergétique dans tout le Bénin et permettre à notre pays de devenir exportateur d’énergie vers d’autres pays de la sous région, dont le Nigeria.

Mes Chers Compatriotes,
Comme service public de base, l’éducation nous préoccupe tous et ce, à juste titre.
Je n’accepte pas que la qualité de l’éducation soit si dégradée dans notre pays, jadis Quartier Latin de l’Afrique. Je n’accepte pas non plus que le système éducatif de notre pays  perde ses deux fonctions premières: former le citoyen et le préparer à un emploi décent.
Pour restaurer une éducation de qualité pour tous, nous devrons recruter des enseignants qualifiés soumis à une formation pédagogique continue, construire davantage des écoles et des amphithéâtres, équiper nos  écoles et universités, recourir aux TIC et repenser en profondeur le mode de financement de nos universités. Nous devons également diversifier les programmes éducatifs, par exemple dans les industries créatives, en créant un centre des arts et métiers.
Nous devons redonner  à l’éducation sportive la place qu’elle mérite. A cet égard, je m’engage à créer un fonds national du sport, doté de 50 milliards de francs sur le quinquennat, pour la promotion du sport de masse et d’élite.
Fidèle à mon principe cardinal que toute réforme doit être précédée d’un large consensus entre tous les acteurs, je convoquerai des assisses nationales, dès ma prise de pouvoir, pour que nous discutions des grandes réformes de notre système éducatif. Nous ne pouvons plus faire l’impasse sur cette question, il en va de l’avenir de nos enfants.

Mes Chers Compatriotes,
Je n’accepte pas que nos sœurs et nos filles continuent de mourir en voulant donner la vie, faute de soins appropriés.
Notre vision du système de santé est de mettre l’accent sur la prévention et ensuite apporter les soins de santé primaires à tous sur toute l’étendue du territoire.
Nous assurerons l’effectivité et l’efficacité de tous les programmes de gratuité, y compris la césarienne et les soins aux enfants de moins de 5 ans.

Mes Chers  Compatriotes,
Je n’accepte pas que tant de béninois vivent toujours dans la frayeur, paniqués par l’insécurité qui prévaut dans nos villes et nos villages.
Notre vision de la sécurité est que l’Etat doit assurer la sécurité de tous où qu’il se trouve sur  toute l’étendue du territoire.
Je m’engage à  créer un service national préventif de sécurité de proximité.

Mes Chers Compatriotes,
La modernisation de notre agriculture est un autre pilier important de notre projet de société.
Je n’accepte que notre agriculture qui occupe 70 % de la population ait tant de mal à décoller alors que d’un côté nous avons un potentiel inouï, les terres, l’eau, et  le soleil et de l’autre côté, le plus grand marché africain à notre porte qui ne demande qu’à être conquis.
Notre vision est simple: il s’agit de moderniser notre agriculture pour atteindre l’autosuffisance alimentaire et faire du Bénin le grenier du plus grand marché de l’Afrique, le Nigéria.
Pour bien remplir son rôle de facilitateur, l’Etat va consentir les efforts financiers nécessaires. Sur ce point je vous fais observer qu’au Bénin seulement 5,5% du budget national est consacré à l’agriculture. Pour un pays dont l’économie est essentiellement agricole cela est TOTALEMENT inadmissible!!!
Nous allons porter à 10% au moins la dotation budgétaire consacrée à l’agriculture conformément à la recommandation de MAPUTO des chefs d’État et de gouvernement africains. Pour 2017 ce sera au moins 155 milliards qui seront alloués à l’agriculture.
La modernisation de l’agriculture passera par :
 L’amélioration des semences et des intrants pour une productivité accrue.
 La mécanisation pour réduire la pénibilité des travaux agricoles, afin d’attirer les jeunes diplômés.
 La maîtrise de l’eau pour réduire la dépendance de notre agriculture aux aléas climatiques.
 Le développement des infrastructures de base pour l’accès de nos produits agricoles aux marchés.
 La sécurité foncière pour attirer les investissements vers l’agriculture.
 Une structuration de la production agricole autour des filières avec une réforme de la SONAPRA.
Enfin, la modernisation de notre agriculture doit s’accompagner de la protection de notre environnement pour un développement durable qui promeut les emplois verts.

Mes Chers Compatriotes,
Voilà dans les grandes lignes, mon projet de société qui s’articule autour de quatre piliers que sont : la lutte pour l’emploi des jeunes, la révolution économique en faveur des femmes, la modernisation de l’agriculture et la réforme des services publics.
J’accompagne ces quatre priorités d’une politique d’investissements massifs dans les grands travaux d’infrastructures de TIC, énergétiques, routières, portuaires et aéroportuaires, pour libérer le potentiel de croissance élevée et soutenue de notre pays et ainsi réduire durablement la pauvreté.
Globalement, mon engagement est d’accompagner chaque béninoise et chaque béninois, plus particulièrement ceux d’entre nous qui sont les plus vulnérables dont les enfants en situation difficile, les personnes handicapées, les personnes du troisième âge ainsi que les personnes victimes des sinistres.

Mes Chers Compatriotes,
Nos fonctionnaires retraités ont donné à ce pays tout ce qu’ils ont de plus cher, au moins 30 des meilleures années de leur vie.  Nous leur devons une retraite paisible débarrassée de toutes tracasseries administratives inefficientes.
Je m’engage donc à prendre les mesures suivantes en leur faveur :
 Le paiement des pensions le premier mois suivant le départ à la retraite. J’ai été ministre des finances dans ce pays et beaucoup se souviennent de ma réforme du système des pensions qui a permis la délivrance du carnet de pension dès le premier jour du départ à la retraite.
 La mise à plat du processus de présentation du certificat de vie par les retraités. Dès ma prise de service et en concertation avec les représentants des retraités nous trouverons un moyen plus digne, plus humain et plus respectueux pour s’assurer qu’aucune pension ne soit détournée.
 Pour  préserver le pouvoir d’achat des retraités, je m’engage à examiner les pensions chaque année en fonction de la croissance  et de l’inflation, et les relever si nécessaire.

Mes Chers Compatriotes,
Pour financer notre projet de société et les réformes proposées, nous devrons très rapidement réinstaurer une gestion plus orthodoxe de nos finances publiques et maîtriser la politique d’endettement.
Je n’accepte pas que le secteur privé, créateur d’emplois et pourvoyeur de recettes fiscales, soit étranglé par l’Etat client et étouffé par des décisions arbitraires et des contrôles fiscaux à but politique.
Pour aider les entreprises à équilibrer leurs comptes, je prends le ferme engagement de rembourser tous les arriérés de paiement de l’État.
Dès ma prise de service, je mettrai fin à tous les contrôles fiscaux à but politique qui déshonorent notre démocratie.

Mes Chers Compatriotes,
Le Bénin est un havre de paix au milieu d’un continent soumis à de multiples conflits et menaces sécuritaires. Notre pays est aussi un point de rencontres de plusieurs civilisations. Je veux donc dire à nos frères et sœurs de la sous-région que nous serons des partenaires fiables.
A nos partenaires du monde entier, je veux dire que nous serons ouverts à la globalisation ainsi qu’aux investissements étrangers et aux technologies nouvelles qu’elle apporte.
Pour que nos concitoyens soient du côté des gagnants de ce mouvement, nous devons impérativement renforcer notre souveraineté nationale, car la globalisation ne signifie pas la fin de la souveraineté nationale. Bien au contraire.

Mes Chers Compatriotes,
Si vous me faites confiance, je veux être un Président qui agit dès le premier jour. Pour le faire, il faut être prêt, bien connaître le pays, et avoir posé le bon diagnostic pour pouvoir proposer les bonnes solutions. C’est ce que je me suis attelé à faire depuis 2011 en parcourant nos 77 communes. Je peux vous assurer que nous sommes prêts à agir dès le 06 avril 2016.
Ensemble nous ferons toutes les réformes nécessaires afin que chaque béninois puisse dire fièrement « je vis mieux aujourd’hui, ma famille est en sécurité et je sens que demain sera meilleur ; et que chaque béninois de la diaspora puisse se targuer de dire, « j’ai hâte de rentrer dans mon pays où une multitude d’opportunités m’attendent ».

Chers compatriotes,
Il est temps ! Il est temps que le Bénin décolle véritablement !
Il est temps que tous ensemble nous allions reconquérir notre maison commune, la Marina. Avec vous je suis prêt à faire ce combat et à le gagner.
Je crois en vous. Ensemble nous sommes la solution.
Vive le Bénin, Vive l’Afrique !
Je vous remercie.
Tabati Taba
Tabati couti
Tabati Bobo
Tabati Bénin Uni
Tabati Bénin Debout
ABT Zamanssa
ABT Dintrolo
ABT Ninsi Ninsi

Germin DJIMIDO (Coll.)

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