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Le triomphe de la vérité

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Etude scientifique sur la gouvernance politique au Bénin: La gestion de Boni Yayi vue par le métaphysicien Amoussa Rahimi


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Boni Yayi1La dégradation des valeurs et  des mœurs de  la société ainsi que l’accroissement  de la pauvreté ont amené les Béninoises et les Béninois à appeler le changement. Mais est-ce que tous les Béninois et Béninoises ont la même vision de la vraie réalité du changement ? L’étude de la conception qu’ont les citoyens béninois du changement préfigure  de trois groupes et trois conceptions. Pour le premier groupe et ce sont les plus nombreux, le changement évoque un bien-être matériel, une vie sans grand labeur en l’absence de toutes préoccupations et soucis matériels. Pour ce groupe de Béninois, le changement est un miracle qui doit faire apparaître d’une seule baguette magique une société d’abondance. Ils s’attendent à l’accomplissement d’un miracle qui amènera et confort et bonheur. Pour ce groupe, le changement, c’est la magie, l’acteur principal de ce changement doit être un  magicien. Pour le second groupe,  le changement doit être un slogan à utiliser et exploiter. Ce groupe utilise le  terme « changement » sans grande peine pour combler leur carence spirituelle et accomplir leurs aspirations politiques. Ceux là utilisent le changement devant les caméras des chaînes de télévisions et en public comme un simple mot dont ils abusent. Un mot qui, en vérité, est censé représenter le sésame qui leur permet  de glisser sans grande difficulté à la manière des reptiles dans le cercle fermé et très convoité de l’élite politique et des décideurs de la république. Ce groupe se sert du mot changement pour acquérir la sympathie de la foule. Ils se servent de ce mot pour conquérir le pouvoir ou en être proche afin de jouir de la tranquillité et de la manne que la proximité procure assurément. Les personnes de ce groupe courtisent, supplient, se tordent, s’agenouillent comme des mendiants pour que l’on pense à eux. Dans ce groupe se retrouvent, et que le Seigneur nous pardonne, des pères et mères de famille qui s’adonnent à ces génuflexions juste pour que l’on les remarque afin qu’on leur fasse appel. Ces individus, en vérité, ne connaissent pas leurs propres intérêts parce qu’en vérité une fois au pouvoir, ils ne s’attaquent jamais aux problèmes fondamentaux et sociaux. Ces personnes veulent juste paraître. Ceux-là induisent les décideurs et les vrais acteurs du changement en erreur et distraient le peuple : ce sont les pires ennemis de la république. Le troisième est composé de ceux qui pensent avoir le monopole du cœur de la population et gagnent la sympathie de celle-ci par le biais du culte religieux et des connaissances livresques. Sous le couvert d’un piètre savoir spirituel ceux-là s’estiment suffisamment pénétrés du Saint-Esprit qui leur indique ce qui est bien pour la nation parce que, selon eux, Dieu leur parle souvent, qu’ils lui parlent et qu’ils sont immergés dans sa grâce et qu’il n’est pas permis de douter de leur bonne foi. Tout ce qu’ils disent ou préconisent est parole  d’Evangile et l’Evangile doit servir de ligne de conduite et pourquoi pas de nouvelle constitution pour la nation béninoise. Ils ne considèrent point l’avis des autres confessions en place et ne veulent pas chercher à savoir ce que pensent les autres. Ils ont caché dans leur pupitre le principe même de la laïcité de l’Etat chèrement acquis par le peuple. Ils n’admettent pas des points de vue opposés aux leurs et plus terrifiant essayent d’imposer leur conviction à leurs adeptes et aux hommes politiques qui sont sous leur emprise hypnotique. Parmi eux, certains sont particulièrement actifs par une absence de pudeur qui ne connaît même plus les limites entre la religion et la chose publique. Le changement, pour ce groupe, est une profonde mutation des cœurs qui permettra de transformer le Bénin en cité de Dieu, leur méthode rappelle bien l’inquisition. Ils ont l’art de mélanger et de diluer l’Evangile par leurs interprétations malignes des faits. En vérité, il faut plus que les élus de la foi pour réaliser le changement. La foi à elle seule ne suffit pas. Il faut de la conviction qui est un mélange de foi et d’action, le fruit de l’expérience vécue. Qu’est-ce que donc le changement sinon une mutation de la société, une réalité sur laquelle tout le monde s’accorde, sur l’utilité mais qui en réalité est difficile à réaliser. Ainsi le changement, le vrai et véritable changement est un tribut de la société née d’une volonté collective. Il ne peut être le fait d’un homme ou d’un groupe de personnes. Le changement se produit à un stade bien défini d’embrassement et de maturité de la société au cours de son évolution. Le changement vrai vient du peuple qui, par sa volonté et son désir permanent de maturité, incite différents acteurs à entrer en action. Le changement n’est pas l’émergence économique et avoir une telle conception unilatérale du changement, c’est restreindre sa portée. Faire de bonnes prouesses en économie est indispensable au changement mais ce n’est pas encore le changement. Le changement a une dimension économique mais aussi et surtout sociale. Ce fondement social doit prendre en compte les aspects suivants : la femme, la jeunesse, la relève, la culture, le culturel, le sacré etc…
Le changement est avant tout une adaptation parce que s’il y a une constante dans la vie, c’est celle du changement de toutes choses. Comme le disait jadis Héraclite « tout est en devenir ». Il y a un mouvement incessant dans tout l’univers, dans tout le cosmos. Rien ne demeure éternellement le même. Toujours le changement, les forces de la nature, le mouvement ondulatoire de l’être, le rythme de la vie nous poussent constamment, nous amènent constamment à changer et à nous ajuster nécessairement. La force vitale universelle connaît des pulsations comme des vagues de l’océan avec leur constante variation. Le changement qui se poursuit dans la composition de tous les modes vibratoires exige pour que nous conservions l’équilibre que nous nous ajustions nous mêmes et que nous changions. La vie n’est pas statique. Elle nous pousse en avant malgré notre résistance, nos indécisions, notre statut. Nous aurons toujours un choix à faire malgré nos résistances à la poussée, notre fermeté de rester au repos, de rester là où nous sommes. Sachons que la résistance au mouvement toujours constant et au rythme de la vie aura pour résultat notre abattement par les vagues, notre ballottement en tous les sens et à la merci des forces de la nature. Par contre, choisir de travailler avec le flux naturel de la vie nous offre la possibilité d’utiliser la force de la vie, de la diriger et rappelons-le, quelle que soit la gêne initiale, finalement l’expérience nous ajustera et alors nous naviguerons plus calmement dans la paix de l’esprit et l’accomplissement de la vie. Nous ne devons pas craindre le changement, le changement permet le développement. Chaque Béninois, chaque Béninoise doit se donner une mission : La mission de restreindre le rayon du cercle de l’ignorance en lui et autour de lui, en elle et autour d’elle, restreindre les rayons de la peur, de la superstition et travailler à augmenter les rayons de l’illumination de la société. Il est temps de cesser d’être des victimes de notre environnement et des forces extérieures ; chacun de nous, par sa volonté libre, sème ce qu’il récoltera. Ne l’oublions pas, chacun de nous a sa propre responsabilité de progresser et d’apprendre. Toutes les conceptions de santé et de la prospérité comprennent des cycles de juste préparation. Notre état de santé, notre bonheur et notre prospérité dépendent de notre coopération avec les cycles importants de la vie. Nous devons rechercher à comprendre les cycles présents en vue de mieux aborder ceux à venir. Sachons-le, c’est dans la nature de l’âme humaine d’avancer par des cycles de préparation. L’âme humaine cherche à s’exprimer et s’exprime par une conscience préparée. Nous devons nous préparer sur les plans invisibles de la vie par la méditation, la contemplation et le service. Sachons que tout peut être différé sur le plan psychologique, il suffit de tout traiter en temps voulu. Prenons grandement conscience, si notre vie ne produit pas sa plénitude c’est parce que quelque chose ne va pas dans notre compréhension et dans notre application des cycles de préparation. La manière dont nous pensons et dont nous employons notre énergie aujourd’hui est importante pour nos lendemains. Nos pensées et nos actions doivent être en accord avec la direction de notre âme… pour éviter des réactions mêlées, confuses et à retardement. Tout problème qui se répète, toute souffrance psychologique, le même problème d’affaires qui se répète indique une insuffisance de préparation. Toute progression spirituelle est bâtie sur la loi de préparation. Nos  pensées présentes donnent naissance au bien du futur.  C’est ce que nous déployons qui compte. L’étude, la méditation et le service préparent tout un chacun de nous à mieux comprendre et à mieux exprimer le but de notre vie. L’arrivée de Yayi Boni, sa méthode de travail ont agi de façon singulière sur beaucoup de Béninois. Alors qu’ils ont applaudi les premières actions de ce dernier, nous observons qu’ils émettent de sérieux doutes et des critiques virulentes sur la capacité de celui-ci qu’ils ont bien voulu surnommer le chantre du changement à mener à terme le changement. Cela pose toujours le même problème de préparation insuffisante d’appréciation inexacte de soi même. A la place des ovations et de semblant de disponibilité de chacun à contribuer à l’émergence du pays, dès les premières heures, est apparue une mendicité geignarde qui ne veut toujours qu’exiger et recevoir mais à aucun prix se sacrifier et se donner pour le bien-être de la communauté. Le terme « ça doit changer » fait force de loi et est devenu un devoir, une obligation, une contrainte à laquelle chacun de nous doit s’inscrire. S’il y a une constante dans la vie, c’est bien celle du changement de toute chose. Le changement n’est pas une révélation de Yayi Boni, la perfection est dans l’ADN humain, le changement n’est pas une possession de X ou Y. Il appartient à la vie elle-même. Ce n’est pas une réalité à attendre de quelqu’un. Le changement est un appel de la conscience suite au constat de cette dernière sur la précarité de son temple qu’est le corps humain suite à l’instabilité grandissante de ses conditions de vie. Le véritable changement apporte chaque jour une stabilité plus grandissante. L’erreur de mon peuple, c’est de croire que le changement est une possession, c’est plutôt une conquête permanente. Réveillons-nous ! Réveillons-nous ! Réveillons-nous !

AMOUSSA RAHIMI A. Métaphysicien

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