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Le triomphe de la vérité

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Elimination du Bénin de la course au mondial 2018: La pauvreté de l’effectif, l’une des raisons de l’échec


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Ecureuils OkL’équipe nationale du Bénin est sortie des éliminatoires du mondial Russie 2018. Battue 2-0 par son homologue du Burkina Faso, elle est condamnée à suivre le reste des éliminatoires au pays. Elle doit alors repartir à l’apprentissage. Mais, qu’est-ce qui a pu bien militer en défaveur des Écureuils?
A priori rien. Puisque sur des chaines burkinabé, certains journalistes ont commenté que la victoire des Etalons  a été acquise dans la « douleur». Mais quand on s’intéresse au score et au jeu proposé par cette équipe, on ne saurait évoluer sur cette thèse. Ce qui revient à chercher les raisons de l’élimination des Écureuils ailleurs. Et ces raisons, elles sont multiples et multiformes mais la principale est la pauvreté de l’effectif de la sélection nationale du Bénin. Si cette situation existait depuis, elle a été encore plus criarde lors de cette double confrontation avec le Burkina Faso. La feuille du match côté béninois lors du match retour en dit long sur cette pauvreté de l’effectif. Après la blessure de Khaled Adénon, le Bénin très tôt s’est retrouvé avec une défense très peu fiable. La sortie de Poté, de Frédérick Gounongbé de même que la blessure de Rudy Gestede ont laissé place à une attaque qui ne peut faire peur. Cela du fait de l’absence de joueurs de qualité, de joueurs évoluant dans de grands championnats à l’extérieur et disposant d’un gros volume de jeu à l’image des Charles Kaboré, Jonathan Pitroipa, de Bertrand Traoré tous ayant connu des clubs dans l’élite du football européen. Car, la sélection faite par Oumar Tchomogo est constituée de joueurs dont les niveaux sont en décalage l’un de l’autre. La preuve, dans cette formation, la majorité des joueurs sont issus des championnats de seconde zone ou encore des championnats de bas niveau. Seuls Stéphane Sessègnon (Premier League anglaise), Frédérick Gounongbé (1ère division Belge), Rudy Gestede (Premier League anglaise) évoluent à des niveaux élevés. Encore que là aussi, ces derniers n’arrivent toujours pas à enchainer les matches. Ce qui ne leur permet pas d’avoir un gros volume de jeu. En dehors de la pauvreté de l’effectif de l’équipe nationale béninoise, il y a également le manque de compétition dans les jambes de ces joueurs qui sont souvent appelés pour défendre les couleurs nationales. Ces deux faits mis l’un à côté de l’autre poussent forcément une équipe, quelle que soit la motivation des joueurs, à subir les matches. C’est ce qui est arrivé aux Ecureuils pourtant vainqueurs à Cotonou 2 buts à 1, lors de la manche retour devant des Étalons décidés à rester dans le lot des grands du continent. Une restructuration doublée d’une bonne harmonisation des choses s’impose alors au football qui a encore du chemin à faire pour sortir de sa léthargie.

Anselme HOUENOUKPO

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