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Le triomphe de la vérité

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Décès de l’ex-président Mathieu Kérékou: De hautes personnalités au domicile du Général défunt


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Mathieu Kérékou EPLe président Boni Yayi, après avoir annoncé de façon officielle le décès du général Mathieu Kérékou et décrété une semaine de deuil national, s’est rendu hier jeudi 15 octobre au domicile du défunt. Entouré des ministres, de son Gouvernement, il a présenté à la famille Kékékou ses condoléances, celles de son épouse, de son Gouvernement et celles de toute la nation béninoise à la famille éplorée. 

  « Nous sommes venus saluer la mémoire de notre cher président. Je suis ici, au nom de toute la nation, pour vous rassurer que nous sommes tous concernés. Parce que c’est tout un peuple qui le porte. Il s’agit d’un deuil qui est partagé par toute la nation. Je suis là aussi pour vous porter les condoléances de mes chers collègues. Depuis ce douloureux événement, ils n’ont cessé de m’appeler. Je suis venu vous laisser un message d’espoir, pour vous dire aussi de ne pas vous laisser abattre. Le président Kérékou est un baobab. Il n’est pas mort. Il est rentré dans l’immortalité. Tous les échos qui nous parviennent de par le monde entier en sont un témoignage ».

Saliou Akadiri, le ministre des Affaires étrangères, de l’intégration africaine, de la francophonie et des Béninois de l’extérieur : « Il a fait connaitre le Bénin sur la scène internationale »

« Cette cérémonie est très émouvante pour ce que le président Mathieu Kérékou représente pour le Bénin, la sous-région, l’Afrique et le monde. On ne peut qu’être ému, vu les nombreuses oeuvres qu’il a réalisées au Bénin et sa contribution en Afrique dans la résolution de beaucouop de problèmes. Je saisis l’occasion pour présenter mes sincères condoléances à la famille. C’est un homme humble à la limite même effacé, très peu attaché aux choses matérielles et qui vit dans la sobriété. Il a réalisé une grande œuvre par rapport à l’unité nationale. Il a fait connaitre le Bénin sur la scène internationale et moi qui vous parle, j’ai commencé au moment de la révolution sous l’ère Kérékou, je peux vous dire que j’ai terminé encore sous Kérékou. C’est vous dire qu’on a été de la génération Kérékou. Je m’incline devant sa mémoire et que Dieu ait son âme ».

Véronique Brun Hachémè, ministre de la décentralisation, de la gouvernance locale, de l’administration et de l’aménaement du territoire : «Le Général Kérékou, c’est beaucoup de très bons souvenirs en ce qui me concerne »
 
«C’est un sentiment de tristesse et de compassion envers la famille qui vient de perdre un cher parent et pour toute la nation qui vient de perdre l’ancien chef d’Etat, un baobab, celui qui nous a guidés pendant près de trois décennies. C’est beaucoup de souvenirs, de très bons souveniers en ce qui me concerne. En plus de la tristesse, je souhaite qu’il dorme en paix. Il a donné le meilleur de lui même à la nation et il n’a rien à se reprocher. Il a travaillé et œuvré pour l’unité nationale tout au long de ses mandats successifs. Je retiens également qu’il a tout fait piour mettre le Bénin sur les rails. Il pensait au marxisme-léninisme qui n’a pas marché. Il a su que c’est le renouveau démocratioque qui apportera prospérité et liberté au peuple béninois. Il n’a pas hésité à l’adopter. Nous y sommes et nous tiendrons bons. Qu’il dorme en paix et prions pour lui ».

Alassane Soumanou Djemba, ministre de l’enseignement secondaire, de la formation technique et professionnelle : « Il a tout donné pour ce pays »
 
« C’est le Général Kérékou qui nous a amené dans la modernité de la démocratie, dans la liberté d’expression et de parole et aussi d’agir. Voilà quelqu’un qui a tout donné pour ce pays et dont nous qui avions été ses proches, nous gardons comme souvenir la responsabilité, la fidélité, le patriotisme, le don de soi. Ça, c’est Mathieu Kérékou et nous sommes heureux aujourd’hui que le deuil soit porté par tout le Bénin et en particulier par le président Boni Yayi, celui là qui lui a succédé. Aujourd’hui, Yayi Boni est un homme atteint, touché ».

Rachidi Gbadamassi, député FCBE : « Si le Général n’avait pas été mon maitre, je ne saurais pas ce qu’on appelle politique »
 
« Pour nous, le président Mathieu Kérékou est un père spitrituel. Si le Général n’avait pas été mon maitre, je ne saurai pas ce qu’on appelle politique. C’est lui qui m’a initié et c’est avec tristesse que nous avons appris sa disparition. Pour moi, il n’est pas mort. Il n’est plus là physiquement mais pour les spirituels comme nous, le président Kérékou a laissé un héritage. En tant que visionnaire, grand homme d’Etat et nationaliste, il a bati ses deux systèmes révolutionnaires et démocratiques et placé sa stratégie sur la stabilité politique. La stabilité économique ne vaut rien sans la stabilité politique. Il l’a compris en tant que prophète politique et a su qu’il faut avoir la maitrise des hommes pour diriger un pays. C’est ça le secret du président Kérékou. Le Général ne dirige pas un peuple qu’il ne connait pas et c’est pour ça que son cheval de bataille est la stabilité politique. Il est doté d’une intelligence surhumaine. C’est un homme hors pair qui sait reculer et aussi s’arrêter quand il le faut. Il avait la possibilité de ne pas quitter le pouvoir et de réviser la constitution mais il ne l’a pas fait. C’est maintenant que le peuple béninois le comprend mais au lieu de pleurer, cette bibliothèque n’est pas brûlée et nous devons la conserver ».

André Okounlola, député FCBE : « Mathieu Kérékou a tout donné pour ce pays»
« La délégation de la majorité présidentielle a appris la disparition de notre baobab. C’est une situation triste. Nous avons décidé de présenter nos condoléances à toute sa famille et à toute la nation. Le peuple béninois doit beaucoup au président Mathieu Kérékou, car il a trop donné pour ce pays. C’est grâce à lui que nous avons la stabilité politique. C’est un grand homme parce que nous avons connu avec lui la période de la révolution. A un moment donné de l’histoire, il a su que son peuple ne pouvait pas aller dans ce sens et il a radicalement changé. En tant que députés, nous sommes venus exprimer notre compassion et notre tristesse. On prend acte de son départ et nous exprimons à la famille notre compassion, notre soutien et leur montrer que Mathieu Kérékou n’a pas que sa famille ».

Honorable Claudine A. Prudencio : «En Mathieu Kérékou, le Bénin avait un père»

« Ce 14 octobre 2015 restera dans la mémoire collective béninoise et même africaine comme un jour triste, un jour de deuil pour notre nation tout entière. Jour d’affliction et de douleur en raison du décès de celui qui peut être légitimement appelé « Père de la démocratie béninoise ». Le Général Mathieu Kérékou, absent de la scène depuis son départ du pouvoir en avril 2006, vient donc de tirer sa révérence. Je ne crains pas de répéter beaucoup d’autres en disant que c’est une immense perte pour notre pays. En Mathieu Kérékou, le Bénin avait un père. En Mathieu Kérékou, le Bénin avait un unificateur. En Mathieu Kérékou, le Bénin avait un pacificateur. Et c’est tout cela réuni que le Général-Président nous aura laissé en héritage si nous voulons bien perpétuer son rêve pour ce pays. L’homme qui nous quitte aujourd’hui n’aurait pas voulu nous voir pleurer son départ. Il se satisferait sans doute beaucoup plus de nous voir accomplir son rêve pour la nation béninoise à qui il a consacré près de trente années de sa vie, et dont il aura durablement marqué la destinée. Je compatis à cette occasion à la douleur de la famille éplorée et présente mes sincères condoléances à toute la nation ».

Martin Assogba, président de l’ONG ALCRER : « Nous ne pleurerons jamais assez le Général Mathieu Kerekou »
«C’est avec une vive émotion et profondément triste que j’ai appris ce jour, mercredi 14 octobre 2015, le décès du Général Mathieu Kerekou. A l’instar de chaque fils et fille du Bénin, le président Kerekou était, pour moi, un exemple de patriote engagé, un modèle d’homme politique dont nous expérimentons et exaltons la grandeur surtout dans les plus sombres moments d’incertitudes politiques et sociales. Je ne manquerai pas de dire, en ces moments tristes, que cet homme paré des vertus de la simplicité qui aimait m’appeler «l’Américain», m’a honoré plusieurs fois durant ses dix années en me conviant à des rencontres informelles à domicile ou au palais présidentiel, au cours desquelles je prenais plaisir à partager avec lui les attentes de la société civile. Je ne perds pas seulement le père du renouveau démocratique du Bénin, mais je me sens privé d’un ami. En ce moment de grande affliction pour tout le peuple béninois qui perd un de ses plus éminents fils et l’un de ses représentants les plus emblématiques, j’use de ces mots pour exprimer avec fidélité ma tristesse, à la famille éplorée ainsi qu’à tous mes compatriotes, mes sincères condoléances ».

Honorable  Aké Natondé: « De l’indépendance à nos jours, aucun président n’a marqué autant le Benin comme le président Kérékou »
«C’est avec beaucoup d’émotion que nous avons appris cet après-midi, le décès de notre cher papa, le général Mathieu Kérékou qu’on ne présente plus. C’est un grand homme dans l’histoire de ce pays. L’histoire retiendra son nom. Nous ne pouvons nous empêcher de venir ici rapidement, très rapidement, pour présenter à la famille, à sa chère épouse, à ses enfants qui sont nos frères, nos condoléances les plus attristées. C’est l’objectif de notre arrivée ici, ce soir. C’est une grande perte pour notre pays. Surtout en ces moments que nous traversons. Le président Mathieu Kérékou, en rejoignant ainsi le père céleste, saura prier pour sa nation qu’il aimait. C’est Dieu qui décide du moment de départ de chacun et par rapport à ça, nous n’avions pas de volonté. Si nous avions de pouvoir, avec notre volonté, nous aurions pu maintenir le président Kérékou avec nous pour traverser les moments qui nous attendent dans les mois à venir. De l’indépendance à nos jours, aucun président n’a marqué autant le Benin comme le président Kérékou. Au regard du temps qu’il a passé à la tête de notre pays et de la densité de son personnage, c’est une nouvelle très triste pour nous. Mais nous n’allons pas nous décourager, de l’au-delà, il veillera sur sa nation».
Rastel

El Hadj Moutawakil Malik Boukari, imam de la mosquée centrale Médine II d’Agori Plateau d’Abomey-Calavi: « …Il a demandé à Dieu de le rappeler avant les élections présidentielles de 2016 »
 
« D’abord mes condoléances à la famille. A l’annonce de son décès, j’ai pris peur puisque c’est un homme de paix. C’est un homme que tout le monde écoute depuis la conférence nationale des forces vives de la nation. En tant qu’homme spirituel, j’ai pris peur parce que je me suis dit qu’il a demandé à Dieu de le rappeler avant les élections présidentielles de 2016. La non-fiabilité des élections au Bénin a précipité le départ du Général. Car, aujourd’hui, les élections sont sources de corruption. Nous avons des hommes forts, mais des institutions faibles. Son départ reste un problème pour le pays. Si quelque chose arrivait, ce qu’on ne souhaite pas, qui peut aider à régler les problèmes? Je dis aux politiques de suivre l’exemple du Général. Il avait la possibilité de dire non à la Conférence nationale, mais il a opté pour la paix. C’est un élu de Dieu qui vient de nous quitter. Son pouvoir est celui de Dieu. Il a fait 27 ans au pouvoir avec le soutien de Dieu. C’est une leçon pour l’actuel président et la classe politique de notre pays. Ils doivent travailler à toujours sortir par une grande porte. Je pense que la Fondation Kérékou doit maintenant sortir un livre sur l’homme. C’est très urgent pour notre système éducatif ».

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2 thoughts on “Décès de l’ex-président Mathieu Kérékou: De hautes personnalités au domicile du Général défunt

  1. Justomer DJIDAGO

    Au Benin un viella inhumber est absolument une bibliothèque brulé. Baliser, comment sera la vie des bibliothécaires?. Le grand baobabe qui nourrisaient une grande village à tonber, dormage le village sera comment?.
    Ho!… mon très chère géniteur, je vous souhaite la place des veilleurs au paradis dans votre nouvelle. Que votre ame repose en paix au non du Signeur qui nous avait donné et nous araché enfin.

  2. Justomer DJIDAGO

    Au Benin un viella inhumber est absolument une bibliothèque brulé. Baliser, comment sera la vie des bibliothécaires?. Le grand baobabe qui nourrisaient une grande village à tonber, dormage le village sera comment?. Ho!… mon très chère géniteur, je vous souhaite la place des veilleurs au paradis dans votre nouvelle vie. Que votre ame repose en paix au non du Signeur qui nous avait donné et nous araché enfin.

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