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Le triomphe de la vérité

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Drame au hadj 2015: Le témoignage poignant d’un pèlerin béninois


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« Jeudi passé aux environs de 8 heures 30 – 9 heures, la plupart des pèlerins se dirigeaient vers Djémarath, un endroit où sont exposées les trois stèles qui symbolisent Satan. C’est l’un des rites les plus importants du hadj. Le premier a lieu le jour de la fête de Tabaski. C’est en allant à cet endroit, soit à 5 kilomètres de l’endroit où se trouvent les stèles, qu’une bousculade a eu lieu. Il s’agit, en fait d’un croisement où la plupart des pèlerins qui allaient à l’endroit étaient sur une voix principale qui est à sens unique, alors qu’il y avait un croisement qui était à double sens. Malheureusement, il n’y avait pas de cordon de sécurité sur toute la ligne. L’impatience des autres, l’absence de cordon de sécurité et la brutalité de certains pèlerins asiatiques ont conduit à ce qu’on a déploré, c’est-à-dire, un millier de morts. Ce qu’il faut aussi dire, c’est qu’il est prétentieux, pour chaque pays, de dire avec précision le nombre de victimes d’autant plus qu’elles sont entassées les unes contres les autres. Les victimes n’ont pas toujours sur elles leurs documents d’état civil ; c’est-à-dire, leur passeport ou un document indiquant leur lieu de provenance. Elles ont au bras un bracelet mais avec les bousculades et les tiraillements, certains ont dû perdre soit leur bracelet, soit un insigne qui indique leur lieu de provenance. Il est difficile d’avancer des statistiques précises, quelques 72 heures après le drame. En ce qui concerne le Bénin, le consul géneral du Bénin, M. Loy Alassane avait, avec les convoyeurs, fait un point de 67 personnes disparues qu’on ne retrouve pas. Certainement  qu’il y en a parmi ceux qui sont blessés, d’autres qui se sont repliés vers la Mecque. Quand l’événement a eu lieu, certains se sont réfugiés loin du lieu du drame. Pour ce qui concerne les blessés, il y en a qui ont été conduits à des hôpitaux qui sont parfois à 75 Km de la Mecque, comme à Djeddah. La Mecque par rapport au lieu du drame est à peu près à 5 Km. Il est extrêmement difficile de dresser, à l’heure actuelle, les statistiques. Pour le Bénin, il y a 67 disparus, 17 décès parce que jusqu’à présent, les officiels n’ont pas pu être autorisées à faire les constats pour certifier que les victimes sont des Béninois. Je voudrais, par ailleurs, lancer un appel à mes confrères journalistes du Bénin, pour ne serait ce que respecter la dignité des victimes, parce que c’est important pour les familles des victimes. Le deuil en islam dure 3 jours. Semer l’angoisse et la panique au sein des familles alors qu’on n’a pas des précisions  en rajouterait à leurs douleurs. Je pense qu’il faut être extrêmement prudent et en appeler à la conscience professionnelle des uns et des autres, au respect de la dignité de ceux qui sont décédés et au respect de ce qui arrive aux familles des victimes. C’est sans aucune prétention, mais je crois qu’il faut être prudent. Ce sont des êtres vivants qui ont du sang qui circule dans leurs veines. Autant respecter leur dignité ».

Djibril BOUSSOU, un pèlerin sur place à Mina

« Jeudi passé aux environs de 8 heures 30 – 9 heures, la plupart des pèlerins se dirigeaient vers Djémarath, un endroit où sont exposées les trois stèles qui symbolisent Satan. C’est l’un des rites les plus importants du hadj. Le premier a lieu le jour de la fête de Tabaski. C’est en allant à cet endroit, soit à 5 kilomètres de l’endroit où se trouvent les stèles, qu’une bousculade a eu lieu. Il s’agit, en fait d’un croisement où la plupart des pèlerins qui allaient à l’endroit étaient sur une voix principale qui est à sens unique, alors qu’il y avait un croisement qui était à double sens. Malheureusement, il n’y avait pas de cordon de sécurité sur toute la ligne. L’impatience des autres, l’absence de cordon de sécurité et la brutalité de certains pèlerins asiatiques ont conduit à ce qu’on a déploré, c’est-à-dire, un millier de morts. Ce qu’il faut aussi dire, c’est qu’il est prétentieux, pour chaque pays, de dire avec précision le nombre de victimes d’autant plus qu’elles sont entassées les unes contres les autres. Les victimes n’ont pas toujours sur elles leurs documents d’état civil ; c’est-à-dire, leur passeport ou un document indiquant leur lieu de provenance. Elles ont au bras un bracelet mais avec les bousculades et les tiraillements, certains ont dû perdre soit leur bracelet, soit un insigne qui indique leur lieu de provenance. Il est difficile d’avancer des statistiques précises, quelques 72 heures après le drame. En ce qui concerne le Bénin, le consul géneral du Bénin, M. Loy Alassane avait, avec les convoyeurs, fait un point de 67 personnes disparues qu’on ne retrouve pas. Certainement  qu’il y en a parmi ceux qui sont blessés, d’autres qui se sont repliés vers la Mecque. Quand l’événement a eu lieu, certains se sont réfugiés loin du lieu du drame. Pour ce qui concerne les blessés, il y en a qui ont été conduits à des hôpitaux qui sont parfois à 75 Km de la Mecque, comme à Djeddah. La Mecque par rapport au lieu du drame est à peu près à 5 Km. Il est extrêmement difficile de dresser, à l’heure actuelle, les statistiques. Pour le Bénin, il y a 67 disparus, 17 décès parce que jusqu’à présent, les officiels n’ont pas pu être autorisées à faire les constats pour certifier que les victimes sont des Béninois. Je voudrais, par ailleurs, lancer un appel à mes confrères journalistes du Bénin, pour ne serait ce que respecter la dignité des victimes, parce que c’est important pour les familles des victimes. Le deuil en islam dure 3 jours. Semer l’angoisse et la panique au sein des familles alors qu’on n’a pas des précisions  en rajouterait à leurs douleurs. Je pense qu’il faut être extrêmement prudent et en appeler à la conscience professionnelle des uns et des autres, au respect de la dignité de ceux qui sont décédés et au respect de ce qui arrive aux familles des victimes. C’est sans aucune prétention, mais je crois qu’il faut être prudent. Ce sont des êtres vivants qui ont du sang qui circule dans leurs veines. Autant respecter leur dignité ».

Djibril BOUSSOU, un pèlerin sur place à Mina

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