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Le triomphe de la vérité

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En perspective de la révision de la constitution: Lionel Agbo plaide pour un mandat unique de 7 ans


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LIONEL-AGBOL’avocat Lionel Agbo, président du Congrès africain des démocrates (Cad) est plus que jamais préoccupé par le fonctionnement normal des institutions de la République, tel qu’elles ont été conçues par  la Conférence nationale des forces vives de la nation de février 1990. A  la faveur du 3ème congrès statutaire du CAD tenu le samedi 29 août 2015 à la salle de fête « Hortenzias», il a fait de grandes propositions dans  ce sens. Paraphrasant, le président Barack Obama qui  a affirmé que l’Afrique a besoin d’institutions fortes et non d’hommes forts, il a  fustigé le fait que sur les sept membres de la Cour constitutionnelle, quatre  reviennent au choix du Gouvernement, dont le chef fait élire celui qu’il a choisi comme président de l’institution. Il se désole également que d’autres institutions comme  la Cour constitutionnelle, la Haac, le Conseil économique et social (CES) soient logées à la même enseigne. « Comment ne pas comprendre  alors les décisions plus que surprenantes rendues par celles-ci ou les comportements plus qu’indignes de certains ? », s’interroge Lionel Agbo. Prenant, par ailleurs, le cas de la Haute cour de justice,  il a souhaité  que l’on confère  à cette dernière la prérogative d’auto-saisine pour « éviter de laisser aux députés seuls, le soin et la volonté de manipuler à leur guise et au gré de leurs intérêts les demandes de levée d’immunité, notamment, de l’un des leurs ou la traduction d’un ministre devant elle ». Dans cette alternative, le CAD, selon son président, adhère à une révision profonde de la Constitution par le prochain président de 2016, « sans opportunisme toutefois ». Il affirme également ne pas passer sous silence les réformes politiques nécessaires  pour éviter la floraison de partis et « réserver de ce fait la sphère politique aux politiciens ».

 Me Lionel Agbo  a évoqué,  par ailleurs, l’article 42 de la constitution qui stipule que « le président de la République est élu au suffrage universel direct pour un mandat de  cinq ans, renouvelable une seule fois ». A ce sujet,  il suggère plutôt un mandat unique de sept ans. Et ceci, « sans aucune possibilité de renouvellement, en prenant toutefois les dispositions requises afin que, dans l’hypothèse où le président élu dans ce contexte ne serait pas apte à diriger le pays, qu’il puisse être destitué par l’Assemblée nationale dans les formes qu’il conviendra de fixer ultérieurement».

 Le président du Cad se préoccupe également de la présidentielle 2016, et dit craindre que « le vote des électeurs ne se résume qu’aux espèces sonnantes et trébuchantes, et dans une vision prospective, ne nous impose un homme incapable de résoudre les nombreux défis auxquels sera confronté notre pays.» A cet égard, il appelle à «un regroupement des forces politiques, et pourquoi pas à des primaires au sein de ces regroupements pour dégager trois ou quatre  candidats et éviter ainsi une kyrielle de candidatures sans projets de société viables». Dans le cas contraire, le Cad entend faire tenir sa position en son temps.

 Christian TCHANOU

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