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Le triomphe de la vérité

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Polémique autour du projet de boucle ferroviaire: Le ministre Gustave Sonon appelle à un débat contradictoire


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Gustave Dépo SONON MCRI EPMettre définitivement fin à la polémique. C’est à cela qu’appelle le ministre des transports, Gustave Sonon. Pour lui, il est temps que les différentes parties impliquées dans l’affaire se retrouvent dans une sortie médiatique face à la nation pour mieux exposer les arguments afin d’éclairer l’opinion publique. En réalité, en sa qualité d’ancien directeur de la programmation et de la prospective (DPP) du Ministère des Transports, Gustave Sonon pense  que le projet tant critiqué est d’un grand intérêt pour les populations. En réalité, il vise à laisser un impact sur la sauvegarde des infrastructures de transport en termes d’optimisation de l’entretien du réseau routier, et aussi à garantir les avantages sociaux pour la population, notamment, en termes de reprise de personnel. Contrairement à ce que stipule le dossier, il faut préciser qu’ « aucune signature n’a été finalisée à cette date ». Selon les cadres du Ministère des transports, « la signature officielle d’un tel projet impliquant les Etats du Bénin et du Niger aura lieu soit au Bénin soit au Niger ». A cette date, les autorités des deux Etats sont en négociation avec les différentes parties prenantes, impliquant des partenaires publics et privés, dans le respect total des cadres juridiques et réglementaires des deux Etats et dans le souci de l’intérêt général. Toutes ces séances de négociation, d’analyse et de travail sont menées avec l’appui-conseil d’un Cabinet International recruté par la Banque africaine de développement. Pour la crédibilité du Cabinet-conseil, un travail sérieux, cohérent et structuré se fait dans l’intérêt supérieur des deux Etats.

Les enjeux du projet de boucle ferroviaire

Il faut noter que le projet englobe plusieurs enjeux. Au plan national, il permettra au Bénin de renforcer son positionnement dans les échanges de la région. L’OCBN est une propriété commune des Etats nigériens et béninois, toutes questions y relatives doivent être abordées dans une analyse comparative des avantages. En termes d’enjeux économiques, le projet  facilitera le transport et le fret, ensuite, redynamisera les secteurs économiques et désenclavera les régions concernées. Les derniers enjeux ont rapport avec ses dimensions sociales et la stratégie en matière de solution technique. Il servira d’occasion au Gouvernement d’assurer l’emploi des cheminots. L’avantage reste que le personnel existant sera entièrement intégré à la nouvelle société et même, la dette sociale sera prise en charge par la nouvelle société. En outre, la boucle ferroviaire Abidjan-Ouagadougou-Niamey-Cotonou est longue d’environ 3000 km dont environ 1200 km en écartement métrique et le choix des Etats nigérien et béninois est stratégique et consiste à éviter la rupture de charges, à recréer ou créer le trafic pour justifier d’autres investissements et à réaliser une plateforme standard qui implique un investissement lourd, ce qui facilitera la mutation à terme.

Intégration du Groupe Bolloré au projet de la concession de l’OCBN

Toujours dans le souci de faire démarrer le projet, et dans la recherche de financement, au cours de l’été 2013, les Etats ont informé PIC NET WORK du souhait de Bolloré d’intégrer le projet de réhabilitation et d’exploitation du réseau ferroviaire Bénin-Niger. En réalité, le 09 juillet 2013, PIC NET WORK s’est rapproché de Bolloré par l’intermédiaire de ses conseils. C’est par la suite que le 16 septembre 2013, une rencontre a eu lieu entre PIC et Bolloré. Ensuite, le 07 novembre 2013, les deux chefs d’Etat béninois et nigérien ont invité PIC et Bolloré, ont décidé de désigner Bolloré comme «  partenaire stratégique et ont signé un mémorandum d’entente dans lequel Bolloré détiendrait 40% des participations dans une société multinationale et les autres actionnaires sont des opérateurs privés : Béninois 20%, Nigériens 20%, Etat nigérien 10%, Etat béninois 10%. Le 13 janvier 2014, PIC NET WORK et Bolloré ont conclu un engagement de confidentialité et d’exclusivité. C’est donc dire que l’OCBN est une propriété commune des Etats nigérien et béninois.

Emmanuel GBETO

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