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Le triomphe de la vérité

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Cour d’assises de Parakou: L’assassin du juge Coovi condamné à vie, Gbadamassi blanchi pour la 3ème fois


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La Cour d’assises de Parakou a rendu son verdict dans l’affaire liée à l’assassinat du juge Sévérin Coovi retrouvé mort dans le coffre de son véhicule, il y a de cela une dizaine d’années. En effet, le nommé Clément Adétona, en prison depuis lors, a été déclaré coupable par la Cour d’assises ce jeudi 23 juillet 2015. La sentence prononcée à son encontre est la prison à perpétuité. Quant aux autres prévenus, les nommés Moussé Rahimi et Rahman Amadou, ils ont été libérés au bénéfice du doute après avoir passé dix ans en prison dans les mêmes conditions que le coupable. L’honorable député à l’Assemblée nationale, Rachidi Gbadamassi, longtemps soupçonné dans cette affaire, est définitivement blanchi.

« La justice béninoise m’a essuyé les larmes, c’est déjà suffisant pour moi »

 L’honorable Rachidi Gbadamassi est définitivement blanchi par la justice béninoise.  Après le TribuGbadamassinal de première instance, la chambre d’accusation de la Cour d’Appel qui avaient déjà prononcé des non lieux à son égard, c’est au tour de la Cour d’assises de le blanchir à nouveau ce jeudi 23 juillet 2015. Joint au téléphone dans la soirée d’hier par la rédaction du quotidien l’Evénement Précis, le député de Parakou, était au bord des larmes. Cela fait huit ans qu’il a perdu son poste de maire de Parakou parce que jeté en prison pour cinq mois cinq jours dans le cadre de cette affaire. Il avait été destitué par les conseillers. Selon des sources concordantes, les populations seraient en train de se préparer pour l’accueillir en triomphe après cette décision qui le libère définitivement à cette veille de l’élection des nouveaux maires.

Lire les propos de l’honorable Rachidi Gbadamassi

Je ne peux que remercier Dieu Tout Puissant Allah et moi-même, à l’heure où je vous parle, je pense à toutes ces personnes à Parakou qui m’ont fait confiance, qui ont toujours cru en moi. Alors, je rends hommage à la justice béninoise qui n’a fait que dire la vérité. A l’heure où je vous parle, je pense à ma mère, qui a trop souffert dans cette affaire parce que pendant les 5 mois 5 jours que j’ai passés à la prison de Natitingou, elle n’a jamais su que j’étais en prison alors que j’étais son fils. Le jour où elle a appris que j’étais en prison, elle a fait un AVC. Aujourd’hui, elle n’est plus de ce monde et à l’heure où je vous parle, je pense à elle. Et, je tiens à rendre hommage également à la justice béninoise, à la démocratie béninoise  et j’invite chacun et spécialement les hommes politiques à continuer à faire confiance en notre justice, aux magistrats. Tous les magistrats du Bénin ne sont pas corrompus. Je le dis et je le répète. Si tous les magistrats étaient corrompus, moi je ne serais pas libre aujourd’hui et je demande de faire confiance en la justice de notre pays, l’une des meilleures justices de la sous-région.

Le magistrat qui est mort, je pense à lui, que la terre lui soit légère. Est-ce qu’on peut payer mon chagrin ? Pour moi, il n’y a pas quelque chose à réclamer, il n’y a rien à réclamer.  Moi, ce que je peux réclamer, ce ne sont pas les biens de ce bas monde, ce que je dois réclamer, Dieu m’a déjà donné ça, la justice béninoise m’a déjà donné ça, la justice béninoise m’a déjà essuyé les larmes et pour moi, c’est déjà suffisant ».

Propos transcrits par Yannick SOMALON

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