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Le triomphe de la vérité

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Saisine de l’ANLC pour réfuter des accusations supposées fausses: Le Gouvernement s’attaque à Janvier Yahouédéou


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Les nouvelles déclarations de l’Honorable Janvier Yahouédéou sur l’affaire ICC-Services ont éveillé la colère du chef de l’Etat. Par  une lettre en date du 13 juin 2015, le secrétaire général du Gouvernement demande à l’Autorité nationale de lutte contre la corruption (ANLC) de se saisir de ce qu’il appelle « une accusation d’une extrême gravité contre le président de la République ».  En effet, dans une déclaration faite à la tribune de l’Assemblée nationale, Janvier Yahouédéou avait soutenu que le chef de l’Etat était responsable du « détournement » de huit milliards de FCFA, montant qui, d’après lui, avait été récolté par les services de l’Etat au titre des recouvrements de créances dues par la nébuleuse ICC-Services aux épargnants. Et d’appuyer ses accusations par un rapport du Fonds Monétaire International (FMI) qu’il dit détenir, sur le sujet. Vendredi dernier, l’Agent Judiciaire du Trésor, Sévérine Lawson, avait balayé d’un revers de la main, toutes ces accusations, estimant qu’aucun rapport du FMI ne contient les stipulations du député. Samedi, sur sa page Facebook, Janvier Yahouédéou est encore revenu à la charge en brandissant ledit rapport. « Je n’ai encore rien dit sur ce dossier », a-t-il annoncé d’emblée. Il livre « en avant-première » quelques extraits du rapport datant du 24 septembre 2010, « alors que, dit-il,  l’AJT fait référence à un document de 2011 qui n’a rien à voir avec le rapport confidentiel dont je parle. C’est à croire qu’elle n’en connaissait pas l’existence. Est-ce pour semer l’amalgame ? », se demande le député.  Ayant adressé une question orale au Gouvernement sur le sujet, il menace d’en dire davantage dans les prochains jours. Le courrier du Gouvernement prend le contrepied des insinuations de Janvier Yahouédéou.  « Cette accusation est d’autant inacceptable qu’elle est gratuite et uniquement destinée à couvrir d’opprobre le président de la République », souligne le secrétaire général du Gouvernement. Allassani Tigri demande   à l’ANLC « d’exiger de lui la production des preuves de ses allégations aux fins d’éclairer l’opinion publique nationale et internationale. » Pendant que cette demande insistante est formulée, la question orale posée par le député est désormais sur la table de l’exécutif.

Olivier ALLOCHEME

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