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Le triomphe de la vérité

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Suite aux échauffourées hier à Cotonou: Le gouvernement invite le peuple béninois au calme


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La situation qui prévaut à Cotonou depuis la matinée de ce lundi 04 avril 2015 n’est qu’une « récupération politique d’une affaire de justice ». C’est ce qu’à fait comprendre un communiqué du gouvernement  lu par le secrétaire général du gouvernement hier dans la soirée à la télévision Nationale. Allassani Tigri a expliqué qu’il ne s’agit en aucun cas d’une arrestation de Candide Azannaï mais plutôt d’une convocation à laquelle le député doit répondre. Considérant cette situation comme piège à l’insurrection, le gouvernement à travers le même communiqué invite le peuple béninois en général et les Cotonois en particulier à garder leur calme et à ne pas céder à la provocation.

Lire un extrait du communiqué du Gouvernement

« Qu’il vous souvienne mes chers compatriotes que tout au long de la campagne électorale, le gouvernement a appelé avec beaucoup d’insistance le peuple béninois et singulièrement la classe politique à mener une campagne paisible empreinte de convivialité dépourvue d’injures et de menaces. Notre peuple dans sa grande majorité a  maintenu le bon sens. Mais pour autant,  certains hommes politiques s’en sont tenus à leur ligne d’option, dépourvue de projet de société, et se sont abstenus à des injures. Ainsi, l’honorable Candide Azannaï a systématiquement pris le président de la République en le couvrant d’injures.  Le président de la République ne connait pas ses parents, il a été pendant sa jeunesse sujet à la folie tel un cryptomère qui s’apprête à se récidiver sur sa personne….. Toutes ses déclarations sur fond d’appel au régionalisme, à l’opposition en la personne du président de la République qu’il convie la population à venir arrêter avec lui sans reconversion et entêtement sont inadmissibles. Ces propos ont été prononcés au vu et au su de nos compatriotes et de la communauté internationale faisant pour effet, la faiblesse de notre démocratie.L’image de notre pays est complètement à terre. Les dirigeants de la sous-région en sont inquiets pour l’exemple que cela pourrait représenter pour leur pays car il est vrai que le mal contamine plus rapidement que le bien. Nous faisons tout le temps référence à la conférence des forces vives pour la nation et nous avons vu le fait qu’ il a grandi notre nation. Cependant, nous avons le devoir d’être conséquent ainsi, notre compatriote Candide Azannaï et député à l’Assemblée Nationale, avec les propos qu’il a tenus et dont il ne démorde pas et qui de toute évidence, ne fortifient pas notre jeunesse. Nous sommes dans un Etat de droit et le statut de député confère un certain nombre de prérogatives mais pas pour autant permettre à un député d’être au-dessus de la loi. Dans ces conditions, respectueux de la démocratie et de l’Etat de droit, le président de la République en tant que citoyen a porté plainte devant la justice contre les propos inacceptables proférés contre lui et les gages de la démocratie. La justice dans son devoir a élaboré une convocation qui a été apportée à l’honorable député afin de l’écouter. C’est alors que le député Candide Azannaï refusant de prendre la convocation a alerté ses partisans et prétextant de son arrestation. Il n’a jamais été question de son arrestation. Mais l’honorable a été invité par la justice comme cela se passe en de pareilles circonstances pour être entendu. Le statut de député et d’homme politique n’est pas au-dessus de la justice. Bien au contraire, en tant que citoyen respectueux de la conférence nationale, de l’Etat de droit qu’elle a instauré, le député Candide Azannaï a l’obligation de prendre la convocation et de se faire entendre par la justice tout comme chacun de nous. Mobilisant ses partisans et  faisant rependre la rumeur de son arrestation, il pose ainsi un piège grossier dans lequel les populations surtout celles de Cotonou ne doivent pas tomber. Il s’agit du moins d’une tentative de récupération politique après un verdict des urnes encore frais dans nos mémoires. Nous sommes des démocrates et nous devons  nous démarquer au quotidien de la tentation facile de la rue.  En tout état de cause, le gouvernement invite le peuple béninois et en particulier les populations de Cotonou etla classe politique à la sérénité, à la paix, à ne pas céder au régionalisme et ethnocentrisme pour l’unité nationale. Encore une fois, personne n’a voulu arrêter l’honorable Candide qui en bon démocrate devrait répondre de ses actes devant la justice. Ceci en va de la crédibilité de notre démocratie. Que personne ne cède au spectre de la violence et dans un esprit de solidarité à consolider les résultats du scrutin du 26 avril dernier, à préparer dans la sérénité et la cohésion nationale, les municipales et communales du 31 Mai 2015 et la présidentielle du 28 février 2016 ».

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