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Le triomphe de la vérité

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Invité d’une émission spéciale sur Canal 3: Koupaki rompt le silence sur les scandales sous Yayi


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L’homme a enfin ouvert son cœur et dit sa part de vérité sur les  grands dossiers à polémique qui ont émaillé le règne  du chef de l’Etat depuis 9 ans déjà qu’il est au pouvoir. Invité d’une émission spéciale hier sur   la chaîne de télévision Canal 3, l’ex-premier ministre, Pascal Irénée Koupaki a fait d’importantes révélations sur les dossiers  Cen-Sad, PVI-NG, Icc Services et autres,  avouant qu’il  n’a été fautif nulle part, et qu’il n’avait fait qu’accomplir ses devoirs  dans les attributions qui étaient les siennes à l’époque.
Après une tournée qui l’a conduit, ces dix derniers mois dans les 77 communes du Bénin pour parler de la « nouvelle conscience », une idéologie qu’il défend ardemment depuis son départ du gouvernement de Boni Yayi. Pascal Irénée Koupaki a fait hier sa première grande sortie médiatique sur Canal 3, où il n’a pas fait la langue de bois sur les grands sujets abordés. «Aucun homme n’est parfait, il faut vivre l’expérience et en tirer les leçons nécessaires», a-t-il indiqué, d’entrée de jeu.
Sur l’affaire Cen-Sad survenue alors qu’il était ministre des Finances, il affirme « n’avoir pas été à l’opérationnel, mais juste à une position de décisions, et ne pouvait pas tout contrôler », son Ministère ayant des parts de responsabilité qui n’étaient pas les mêmes que celles des autres départements ministériels. « J’étais beaucoup plus sur les politiques générales de la nation. Je tiens à rappeler que le Conseil des ministres n’a pris, au départ, que deux décisions dans l’affaire Cen-Sad. La première est que le Bénin organise ce sommet. Et la deuxième est que sa mise en œuvre pratique relève des ministères sectoriels. « Il n’y avait donc aucune obligation d’aller dire à chacun, ce qu’il devrait faire », a précisé Pascal Irénée Koupaki. Si à l’époque, il a été désigné pour présider la commission d’enquête alors mise sur pied par le Gouvernement, par le truchement du conseil des ministres, c’est parce qu’il était décidé que la personnalité à choisir soit neutre dans cette affaire. «Ce qui doit être fait à mon sens a été alors fait. Si on le considère comme un scandale. C’est parce que tout le monde a été surpris. Mais qu’est-ce qui s’est passé dans cette affaire, je suis loin d’en répondre », a-t-il dit. «Je n’étais pas au Ministère pour m’occuper essentiellement des marchés publics. Et je n’avais pas de fournisseur à introduire. Je n’en ai jamais introduit d’ailleurs», a poursuivi aussi l’ex-premier ministre de Yayi. «Ce qui est sûr, il y a eu des sanctions, comme vous le saviez, certains cadres ont été relevés de leurs fonctions. L’essentiel est qu’un scandale de cette nature ne puisse se reproduire à nouveau», a-t-il souhaité.

« Quand je pose une signature, je l’assume »

Sur le dossier PVI-Nouvelle Génération, Pascal I. Koupaki s’en lave également les mains, précisant d’ailleurs qu’il était en mission à Washington quant le processus devant aboutir à la signature du contrat a été mis en branle. Les fraudes douanières au Bénin avant l’avènement du PVI-NG, à l’époque, sont évaluées à 150 milliards. D’où la proposition faite par les experts consistant à mettre en place un programme de vérification des importations. Mais il y avait à impliquer plusieurs ministères puisque le contrôle devrait se faire au niveau des frontières maritimes, terrestres et aériennes. « Mais tout a été décidé et débattu en conseil des ministres. J’ai reçu, par exemple, la communication relative au choix de l’adjudicataire au même titre que les autres ministres. Mes collaborateurs n’ont jamais assisté à quoi que ce soit dans cette affaire», a insisté Pascal Koupaki, ajoutant que c’est en conseil des ministres qu’il a découvert, lui-même, l’adjudicataire provisoire qui était la société Bénin Contrôle Sa. Et s’il a été impliqué, par la suite, c’est au regard de ses expériences pour ces genres de négociations. Mais, il dit avoir été étonné de découvrir Patrice Talon, le président directeur général de cette société à l’une des séances qu’il devrait tenir au Ministère du Développement avec plusieurs autres ministres. A le croire, il venait de le voir physiquement pour la première fois. Mais, il s’est dit séduit par le fait que Patrice Talon répondait excellemment aux questions qui lui étaient posées à cette séance. «C’est le conseil des ministres qui a autorisé la signature du contrat PVI-NG avec ce dernier», a aussi précisé M. Koupaki. « Personne ne m’a dit dans ce dossier que j’ai dû mal faire ceci, ou que je devrais faire cela. Si je commets une erreur ou une faute, je le dirai. Mais je n’ai commis ni une erreur, ni une faute dans cette affaire. Je suis un responsable, et quand je pose une signature, je l’assume ».
Quant au dossier Icc-Services, Pascal Koupaki, déplorant ce qui est arrivé, a également précisé qu’il a été surpris par le caractère illégal de cette activité comme beaucoup d’autres Béninois. Mais, il a très tôt mis en branle sa machine d’enquête pour y voir clair en vue d’arrêter très rapidement la saignée. Qu’il s’agisse aussi des affaires tentative de coup d’Etat et d’assassinat du chef de l’Etat, dont certains ont tenté aussi d’y mêler son nom, il défie quiconque de lui en donner la preuve.
Au plan politique, il a aussi évoqué ses déceptions. Il se pose surtout la question de savoir ce que la politique  a apporté au Bénin à ce jour. « Le système partisan actuel est-il bien fait pour accrocher le développement ?», s’est-il interrogé. Il affirme, par ailleurs, avoir consulté tous les anciens présidents de la république, et même le chef de l’Etat actuel, le Dr Boni Yayi, avant de publier son livret bleu intitulé «Ce que je crois, la nouvelle conscience». Et ceci pour prendre des conseils chez eux.

Wandji A.

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