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Le triomphe de la vérité

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Non commémoration des acquis de la conférence nationale: Un mépris déshonorant


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28 février 1990 – 28 février 2015. Cela fait exactement 25 ans jour pour jour le samedi 28 février 2015 que le  Bénin a clos à l’hôtel Plm Alédjo, les travaux de son historique conférence nationale des forces vives. La date de samedi dernier marque en effet le 25ème anniversaire de  la fin des travaux de cet évènement de grande portée qui a marqué l’entrée du Bénin dans le renouveau démocratique. En principe, ce moment anniversaire devrait être un jour jubilé, à l’occasion duquel devrait être célébré cet évènement historique qui a consacré la liberté gagnée sous ses multiples formes notamment  la liberté d’expression, la liberté d’association, le multipartisme… Malheureusement, ce qui devrait être considéré comme les fondamentaux de notre Etat de droit est bafoué, méprisé aussi bien par les gouvernants que l’élite. Côté gouvernement, rien n’a été officiellement organisé pour marquer cette date. Le souvenir de la fin des travaux de la conférence nationale dont la mise en œuvre des recommandations a bâti les fondamentaux de notre démocratie n’a pas émoussé la mémoire des dirigeants actuels du Bénin. Pas même dans un  discours officiel. Même dans les rangs des partis politiques qui animent la vie politique nationale, c’est silence radio. Ils  n’ont pas eu un souvenir de ce temps glorieux qui a fait de notre pays le laboratoire de la démocratie en Afrique. Ce dédain soudain du 25ème anniversaire de cet évènement important auquel le Bénin doit son existence, est plus que préoccupant.  En dehors d’une activité isolée organisée par des universitaires et les émissions radio télévisées organisées par les médias en souvenir de cette date, l’unanime mépris inquiète et révolte à plus d’un égard. Sont-ce les dernières velléités d’une tentative forcée de la révision de la constitution qui ont poussé à en oublier la mémoire de sa fondation ? Rien n’est moins sûr.
Mais au-devant de l’actualité brûlante relative aux préparatifs des élections législatives du 26 avril, on est tenté de soupçonner que c’est la psychose relative aux  guerres de positionnement sur les listes électorales qui a fait perdre la raison à l’ensemble de la classe politique et du gouvernement à passer sous silence cet important moment de la fin de la conférence nationale qui a vu naitre d’importantes recommandations qui constituent les fondamentaux de la démocratie. Et pourtant les raisons d’une consécration de cette date existent !
Les deux dernières décisions de la cour constitutionnelle présidée par le Prof Hollo, l’une sortant le pays d’une crise électorale en ordonnant et en dictant, dans le cadre de la régulation des institutions, les directives strictes pour la finalisation de la correction de la lépi et la tenue à bonne date des élections et l’autre décision prescrivant qu’aucune révision de la constitution ne saurait entrainer l’existence d’une nouvelle république et interdisant du coup l’existence d’un troisième mandat même en cas de révision, sont les premiers éléments qui motivent l’organisation de réelles activités en souvenir de ces moments de la vie démocratique.
Mieux, l’historique décision de la même Cour, prise par la Cour de Me Robert Dossou qui a décidé que toute révision de la constitution du 11 décembre doit prendre en compte le consensus national. Ces actes historiques posés par ces présidents de la Cour constitutionnelle suffisent à s’arrêter pour célébrer ces acquis de la conférence nationale et surtout ces valeurs grâce auxquelles la démocratie est sortie des moments de balbutiement

Wandji A

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