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Le triomphe de la vérité

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Une semaine après sa brillante participation au SIMA 2014 à Dakar: Adjima dans les grâces du producteur Boncana Maïga


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Il est auteur de  trois opus audio et de deux vidéos. Le premier sorti en 2004 est intitulé ‘’Point final’’,  le second ‘’A petit pas’’ et le troisième ‘’Destinée’’. Adjima, c’est le pseudonyme sous lequel il s’est révélé au public béninois. Aujourd’hui, sa renommée est en train de franchir les frontières de l’Afrique. Ce talent de la musique septentrionale a récemment pris part à l’édition 2014 du salon international de la musique africaine (SIMA) à Dakar. Et son talent lui a valu une autre  aventure de grande importance. Il en parle.

L’Evénement Précis : Vous êtes connu dans le paysage artistique et culturel du Bénin comme l’une des grandes voix du septentrion.  Comment se porte votre musique ?

Adjima : Je dirai, pour être vraiment sincère, qu’actuellement au niveau du Bénin, la musique évolue à grands pas. Il y a quelques années, la plupart des artistes n’étaient pas au courant des types de promotion que l’on peut engager pour se faire connaitre et faire connaitre ses œuvres. Mais aujourd’hui, nous produisons non seulement de belles œuvres, des œuvres vraiment bien à écouter et des chansons bien dansantes aussi et qui véhiculent de très bons messages, avec des sons bien faits au niveau des studios. En tout cas, c’est mieux par rapport à, il y a quelques années. Et au-delà de ça, c’est que nous sommes maintenant en train de prendre conscience du fait que, malgré l’indisponibilité des promoteurs et de véritables producteurs au Bénin, nous artistes, essayons n’est-ce pas de prendre notre destin en main et luttons. Nous avons compris qu’il faut vraiment lutter, faire la promotion non seulement sur le plan national mais beaucoup plus sur le plan international, n’est-ce pas, pour  avoir une grande visibilité afin d’être sollicité et aussi afin de pouvoir vendre la culture béninoise ailleurs. Vous savez, un pays, c’est d’abord sa culture. Et si au niveau de notre pays, nous vendons tant bien que mal notre culture, et qu’on n’arrive pas à procéder de cette manière au-delà de nos frontières, c’est que nous ne faisons rien. Et aujourd’hui, c’est la lutte que nous sommes en train de faire. Nous sommes en train de faire en sorte que, hors de nos frontières et hors du continent africain, on puisse connaitre le Bénin à travers sa culture.

Et c’est ce que vous êtes en train de faire justement en prenant part à la 2ème édition du Salon international de la musique africaine. C’est forcément des rencontre pour vous, c’est forcément beaucoup de découvertes et de partage d’expériences. Parlez-nous-en un peu ?
Je m’en voudrais de ne pas déjà tirer un grand coup de chapeau à  Eric Gbèha qui est le vice-président du bureau export de la musique africaine. C’est un promoteur béninois qui fait beaucoup pour la musique. C’est donc grâce à lui que j’ai été révélé. D’abord par Africa fête qui est un grand festival. Je faisais partie des dernières personnes à avoir été sélectionnées pour prester sur Africa Fête. Mais sur dix-huit artistes béninois, sans compter ceux qui sont venus d’ailleurs, du Cameroun, du Congo, du Gabon, du Sénégal et j’en passe, j’ai été vraiment révélé. Et il a été remarqué que j’ai fait une très bonne prestation et que c’était normal que je puisse représenter la Bénin au niveau du Salon. Maintenant, s’agissant du SIMA, ça n’a pas été facile. Déjà pour quitter le Bénin pour le Sénégal, c’est grâce à certaines personnes, si vous voulez, je peux citer leurs noms, qui m’ont offert les billets d’avion. Je voudrais remercier le ministre de l’Energie,  Barthélémy Kassa qui est mon parrain de fait et qui m’a offert huit billets d’avion, pour moi et mes musiciens. Il y a aussi  Emmanuel Kombiéni qui m’a offert ce qu’il fallait pour le séjour à Dakar. Donc, grâce à eux, je suis parti au salon représenter notre pays le Bénin. Et je vous jure que là-bas, tout a été bien. Je reconnais que j’ai été bien accueilli. Et il était prévu que je fasse un seul spectacle, donc le show case du jeudi. Je suis allé un mercredi et le jeudi 20, je devrais faire mon show case. Et juste après la balance du show le matin, les gens ont compris que mon groupe était un groupe sérieux. Et que ma musique était à prendre au sérieux. Donc, du coup j’ai été programmé pour trois spectacles, au lieu du seul spectacle que je devrais faire. Alors, j’ai fait le show case et deux grands podiums. Finalement, j’ai fait quatre spectacles parce que le quatrième, c’était dans un bar, dans un cadre autre  que celui retenu officiellement pour abriter le Salon International de la musique africaine. Donc, j’ai fait quatre spectacles qui ont vraiment émerveillé le peuple sénégalais qui s’est vraiment retrouvé dans ma musique bien que ne comprenant pas les langues dans lesquelles j’ai chanté. Je peux dire que mes impressions ont été bonnes. Et pour preuve, c’est tout simplement que, dès le premier jour que j’ai joué, l’un des plus grands producteurs de la musique africaine qui est un grand artiste de renom, en la personne de Boncana Maïga, m’a en même temps remarqué et a voulu vraiment que nous fassions vraiment quelque chose ensemble.

C’est à juste titre ça, pour ce qu’on a appris, qui vous conduit au Mali ?
Oui, c’est ça déjà qui me conduit au Mali, une semaine après mon retour du salon.

Et au Mali que va-t-il se passer ?
Je vais au Mali pour deux spectacles. Le premier, c’est un show pour l’émission ‘’Tounka Gouna’’. Donc ‘’Tounka Gouna’’, une fête qui est une émission animée par Boncana Maïga et diffusée partout dans le monde par la chaîne TV5 Monde. Donc, ça sera diffusé par TV5 Monde Afrique, Amérique, Asie, par plus de trois cent chaînes partenaires dans le monde. L’émission sera diffusée sur six mois. L’enregistrement de l’émission, c’est déjà ce 03 décembre. Mais les diffusions vont commencer, je crois, à partir du 02 Janvier. Donc, ça va se passer jusqu’en juin. C’est vraiment une grosse promotion. Je pars avec mes musiciens et danseurs. Et là, c’est pour faire vraiment un grand show de téléréalité.

Alors, si on comprend très bien, l’attrait d’Adjima aujourd’hui pour le monde musical n’est plus uniquement réservé au Bénin, mais plutôt au public sénégalais et à bien d’autres ?
Oui, je dirai que quand nous restons confinés chez nous et qu’on ne sort pas, on a tendance à croire que notre musique, c’est juste pour nous et qu’ailleurs ce n’est pas consommable. Mais, il faut sortir avec sa musique avant de se rendre compte qu’on a quelque chose de bien. Donc, jusqu’à un passé récent, je savais que j’ai une bonne œuvre parce que j’ai toujours écouté les conseils que j’ai mis en pratique. Mais, je ne m’attendais pas à ce que cette œuvre reçoive l’assentiment des gens d’ailleurs. Je vous jure qu’il y a des Chinois qui m’ont même pris en émission là-bas sur CCTV. Il y a des Américains qui étaient également de la partie et qui ont pris contact avec moi, pour ne citer que ceux-là. Donc, du coup je me suis rendu compte que cette musique que je faisais et en laquelle je crois fermement, est encore plus forte que ce que je pensais. Et là, je peux dire qu’aller au Mali, c’est l’un des fruits du SIMA. Mais, je peux vous assurer que j’ai récolté beaucoup de fruits. Aussi bien en expériences qu’en amitiés et aussi en collaboration et en opportunités. Donc, je suis confiant et je sais que c’est une nouvelle aventure qui commence.

Un mot pour conclure ?
Je remercie tous les Béninois. Je remercie tous mes fans qui sont venus m’accueillir à l’aéroport à mon retour de Dakar. Il faut reconnaitre que je ne m’attendais pas à cela. Je ne savais pas que j’étais aussi aimé par mes frères béninois. Je remercie aussi tous ceux qui croient en moi et en ma musique et qui m’apportent leur soutien. Et en définitive, je voudrais saluer toute la presse béninoise qui fait en sorte que je puisse porter haut l’étendard de la musique béninoise.

Réalisé par Teddy GANDIGBE 

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