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Aggravation subite du climat sociopolitique au Burkina Faso: Blaise Compaoré renversé, une alerte à Boni Yayi


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Blaise Compaoré netDepuis hier jeudi, la situation politique a tourné au vinaigre dans la capitale burkinabè. La montée de la tension du fait de la tentative de modification de la constitution pour accorder l’éternité au pouvoir au président Blaise Compaoré a fait tomber le régime en place : le Gouvernement dissout, l’Assemblée nationale saccagée, la télévision nationale vandalisée, des édifices publics endommagés par une foule prête à tout pour sauver la démocratie. Face à l’entêtement de Blaise Compaoré, le peuple, mobilisé comme un seul homme a apporté une réponse égale à la taille de la provocation. Aux dernières nouvelles, le bilan est lourd et le pire est à craindre jusqu’à la chute définitive de Blaise Comparoré surtout que les manifestants sont décidés à en finir avec le pouvoir en place. Cette situation de crise profonde  a poussé le pays au bord de l’abîme et rien ne peut, à l’heure actuelle, raisonner le peuple. Et les manifestants sont déterminés à aller jusqu’au bout pour, disent-ils, donner un signal aux plus hautes autorités africaines qui ont l’intention de se foutre de leur peuple comme l’a fait le président Compaoré. Cet avertissement de manifestants à bout de colère s’adresse bien au Bénin. A voir de près, la situation politique au Bénin, marquée par une crise politique sans précédent avec la non organisation à bonne date des élections, la tentative forcée d’un mandat bonus au président de la république et surtout l’embrigadement des libertés démocratiques avec la colère généralisée ayant débouché sur une marche pour réclamer la tenue à bonne date des élections, s’apparente bien à ce qui a fini par convaincre les intègres populations burkinabè. Car l’arrogance verbale et politique des soutiens du Gouvernement ainsi que la caporalisation à outrance par le président de la République, Dr Boni Yayi, des médias du service public ainsi que la tendance à restreindre les libertés démocratiques ont fini de créer dans l’opinion de ceux qui sont loin du pouvoir des crises de nerfs latentes qui risquent de s’enflammer à la moindre occasion. La mobilisation record de ce mercredi, réponse palpable à la tentative d’étouffer la marche projetée par les forces de l’opposition pour réclamer la tenue des élections est un premier signe. Et cela doit interpeller les autorités béninoises qui doivent savoir, maintenant que les signaux sont au rouge, que le Bénin n’est pas loin de Faso. Surtout que l’avertissement de Ouaga est déjà ancré dans les mentalités. Au risque de sortir par la petite porte comme le président Compaoré qui vient de perdre son leadership d’homme de paix en Afrique, le président de la République, Dr Boni Yayi doit tirer toutes les conséquences politiques de la réponse des populations burkinabè à leur chef d’Etat fort, et savoir que la souveraineté appartient au peuple et non à son entourage.

Le Gal Honoré Traoré annonce la dissolution du gouvernement et une transition de 12 mois
Dans une déclaration ce soir depuis l’état-major des Armées, le Gal Honoré Traoré a annoncé la dissolution du gouvernement, la dissolution de l’Assemblée nationale, la mise en place d’un organe transitoire de 12 mois maximum.
Lire l’intégralité de sa déclaration

Vu la nécessité de préserver le pays de tout chaos et de garantir l’’unité et la cohésion nationales, considérant les concertations en cours avec les personnes ressources,
Le Chef d’Etat-major des armées du Burkina Faso porte à la connaissance du peuple, de l’opinion nationale et internationale, les dispositions suivantes :
L’Assemblée Nationale est dissoute,
Le Gouvernement est dissout,
Un organe transitoire sera mis en place en concertation avec toutes les forces vives de la nation en vue de préparer les conditions pour le retour à l’ordre constitutionnel normal dans un délai de douze mois au plus tard.
Un couvre-feu est instauré sur l’ensemble du territoire national pour compter de ce jour, de 19H à 6H, afin de préserver la sécurité des personnes et des biens.
Le Chef d’Etat-major général des Armées présente ses condoléances aux familles des victimes et lance un appel au calme et à la retenue à l’ensemble des populations des villes et campagnes du Burkina Faso et les invite à vaquer à leurs occupations dans le calme et la sérénité.

Ouagadougou, le 30 octobre 2014

Le Général de division Honoré Nabéré Traoré

Commandeur de l’Ordre national

Wandji A.

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