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Le triomphe de la vérité

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Présidentielle de 2016: Victor Topanou appelle les candidats à se déclarer avant fin 2014


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« Les candidats  à la présidentielle 2016 ont l’obligation d’annoncer officiellement leurs candidatures  au plus tard fin 2014».  L’ex-ministre Victor Topanou,  président du Front uni pour la république (FUR) l’a déjà fait et  appelle  tous les autres prétendants à la magistrature suprême à lui emboiter le pas avant le début de l’année 2015. Invité dimanche dernier de l’émission «Zone Franche » de Canal 3, il a vertement fustigé l’option consistant à déclarer  la candidature à moins de trois mois du scrutin présidentiel. Allusion au cas de Boni Yayi en 2006 qui n’a sacrifié à cette tradition qu’en janvier 2006  pour une élection présidentielle prévue dans les deux mois suivants. « Quand on va encore attendre les derniers moments, on aura les mêmes résultats », a prévenu l’invité de Canal 3. Pour lui, il est temps qu’on ait une idée claire des projets de société des candidats plusieurs mois avant, pour savoir s’il faut voter pour eux ou non. « C’est un mépris pour l’électorat. Et je le dénonce fermement. Il y a des candidats dont on ignore  ce qu’ils pensent des grands sujets de l’actualité dont, par exemple, la révision de la constitution, la Lépi et bien d’autres »,   a fait observer  Victor Topanou.
Par ailleurs, l’ex-ministre s’est voulu clair et ferme: « En 2016,  nous devrons rompre avec les pratiques habituelles.  On a cautionné trop d’énormités à ce jour. Il est temps qu’on arrête». Il a également dénoncé le pouvoir de l’argent qui continue de peser dans  les élections au Bénin, en lieu et place des idées fortes et salutaires pour le développement. « Je me battrai de toutes mes forces pour que cela ne puisse plus se reproduire au Bénin. Je suis près à le dire partout et par toutes  les formes », a aussi martelé Victor Topanou, mettant en garde ceux qui trainent des « casseroles » sous eux et qui viendront, à nouveau, solliciter les voix des Béninois. Il a juré, à ce niveau, qu’il en est exempt et défié quiconque de lui prouver le contraire.
L’invité de Canal 3 a affirmé aussi ne plus faire totalement confiance à  la Cour constitutionnelle, en dépit de ce que cette dernière a exigé la tenue des prochaines élections législatives et présidentielles à bonne date, à l’occasion de la prestation de serment de membres de la nouvelle Cena. S’il dit partager le même souhait, il s’est indigné en ces termes : « Les propos du président Théodore Holo ne me rassurent pas, parce que je fais partie de ceux qui pensent qu’il est dangereux  de mettre  dans la tête de nos compatriotes qu’il y a des élections plus importantes que d’autres. Cela est un danger». En omettant d’évoquer le cas des élections locales non organisées à ce jour, contrairement aux textes en vigueur,  le président de la Cour constitutionnelle semble avoir «péché», selon l’invité.
Au sujet de la proposition de loi portant suppression du droit de grève des magistrats, Victor Topanou soutient à « 150% » les  marches de contestation enclenchées depuis peu par les magistrats en direction de l’Assemblée nationale. « Ce qui est en cause, ce n’est pas la réorganisation de ce droit de grève mais sa suppression pure et simple », a-t-il relevé ajoutant que «  le président Mathurin Nago a  tort de ne pas trouver un moyen pour recevoir, à ce jour, les magistrats ».

Christian Tchanou

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