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Le triomphe de la vérité

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Après avoir échoué sur la plage PK6: Le navire Alpine Queen bientôt vidé de son contenu


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Quelques jours après qu’il a échoué  sur la plage à Akpakpa, à hauteur de Pk 6,  le navire battant pavillon nigérian, Alpine Queen  est presque vide de son contenu. Un tour sur les lieux et le constat peut être fait à la vue des va-et-vient des camions citernes.

Un espace clôturé  devant abriter la future ambassade du Koweït au Bénin sert de lieu d’opération  pour le pompage du contenu du bâtiment Alpine Queen vers les camions citernes mobilisés pour la circonstance. Il s’agit, bien sûr, du navire  Alpine Queen dont la défaillance mécanique a occasionné cet accident sur la côte béninoise.  Sur place, une équipe élargie  composée des éléments de la marine marchande, du Port autonome de Cotonou, du groupement des sapeurs-pompiers, des militaires, de la gendarmerie du port  et du Ministère de l’économie maritime s’occupe de l’évacuation du gasoil se trouvant dans la cale. Mais, dans ce beau monde, chacun sait ce qu’il a à faire. Pendant que les militaires s’occupent de la sécurité des lieux  en empêchant les populations de s’approcher de la plage, les gendarmes mettent en ordre les camions et supervisent les opérations de chargement. Un peu plus loin, près de la plage, un groupe électrogène est  en marche. Des aspirateurs sont installés, reliés de part et d’autre par des tuyaux dont certains proviennent du navire et d’autres connectés aux camions. Personne ne veut se prononcer pour expliquer la situation. Le capitaine Ogan Denis qui coordonne le transfert du gasoil dans les camions citernes n’a pas le temps pour discuter avec un journaliste. Sa seule phrase est : « la situation est sous contrôle, le gasoil ne peut plus se déverser dans la mer ». Des Nigérians vêtus, pour la plupart d’un blouson bleu, s’exprimant en anglais, montent à tour de rôle sur les camions pour s’assurer du chargement et de la quantité de gasoil que prend chaque camion-citerne. Approché, l’un d’entre eux précise qu’ils ont presque vidé le navire de son contenu. « Jusqu’à demain au plus tard, il ne restera plus de gasoil dans les cales du navire », a-t-il précisé.  Même les conducteurs des camions citernes ont compris la leçon : « Je ne peux rien vous dire », a laissé entendre l’un des conducteurs qui regardait avec inquiétude les hommes en uniformes. Reconnu par son gilet, l’environnementaliste du Port de Cotonou présent sur les lieux n’est pas prêt à lâcher quelque explication. « Les journalistes ne sont pas les bienvenus ici. C’est un site d’opération très sensible et je peux vous rassurer que tous les risques de déversement du produit dans la mer sont épargnés », a-t-il laissé entendre. « Donc vous n’avez qu’à patienter pour qu’on vienne vous faire le point au moment opportun », a-t-il ajouté avant de prendre congé. Où vont les camions chargés du gasoil ? Comment sera géré ce stock très important et quels sont les apports des autorités nigérianes dans cette opération ? Toutes ces préoccupations restent sans réponse compte tenu des consignes respectées à la lettre par les agents sur le terrain. Mais, les populations curieuses ne se sont pas fait prier pour tenter de s’imprégner de ce qui se passe où pour venir simplement contempler le navire malgré les menaces des agents de sécurité.

Yannick SOMALON

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