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Le triomphe de la vérité

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Atelier de réflexion sur la Lépi: Le Front citoyen de Détchénou se préoccupe des lacunes du processus


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« La Liste électorale permanente informatisée (Lépi) reste un instrument à polémique menaçant la démocratie béninoise. De ce fait, elle mérite une annulation pure et simple avant qu’on ne fasse totalement de cela un instrument politique », selon le président du Front citoyen pour la sauvegarde des acquis démocratiques (Fcsad),  Antoine Détchénou. Sur la question, il pense qu’il faut poursuivre la dénonciation du pouvoir en place. C’est ce qui justifie d’ailleurs, l’atelier de réflexion qu’il a organisé hier, jeudi 10 juillet au Chant d’Oiseau de Cotonou avec des personnalités politiques, syndicales et des organisations de la société civile. Dans son message d’ouverture, le président du Front citoyen, Antoine Détchénou a rappelé l’originalité de cet atelier qui consiste à aller plus au fond de ce qu’il appelle la supercherie électorale dont tout le monde reconnait aujourd’hui qu’elle conduit inexorablement à la mort de la démocratie par l’absence de toute élection digne et qui ride la vie démocratique béninoise et la valide. Cette situation qu’il qualifie de « mort programmée de la démocratie » reste, selon lui, le fait que « la Cour constitutionnelle serait instrumentalisée, enrégimentée par le pouvoir politique en place qui en a fait « l’exécutrice de sa volonté de puissance ». En le faisant, il estime que la Cour a sacralisé la loi fondamentale de la Lépi qui n’est qu’une loi ordinaire pouvant être abrogée par une autre loi ordinaire. « Nous ne voulons pas qu’on nous conduise dans la grande dérive de 2011 qui  menace déjà l’avenir de la démocratie béninoise chèrement acquise ». En invitant donc les participants  à faire toute la lumière sur les insuffisances de la Lépi, ses nombreuses et graves lacunes sous la volonté de la puissance qui la préside et qui en fait un instrument  politique au service d’une minorité pour  régenter le peuple béninois, Antoine Détchénou appelle par la même occasion à une interpellation du gouvernement qui, selon lui, doit cesser de corrompre les chefs de villages, les têtes couronnées, les femmes, la jeunesse en les instrumentalisant pour soutenir cet instrument qui « n’existe pas et ne peut en réalité pas être corrigé ». Il précise que les documents existant sont faux et truqués et leur examen, comme le fait le pourvoir, ne donnera rien ».

UN, ABT, RB et autres, même combat
Venus nombreux en soutien à cet atelier qu’ils qualifient d’important et de nécessaire, c’est le représentant du parti la Renaissance du Bénin (RB) du président Nicéphore Soglo qui a été le premier à déclarer que le pays nécessite un formatage de sa gestion sur tous les plans. Car, selon Marius Francisco, « la tenue d’élections à échéance légale est le meilleur mais pas un simulacre pour porter des individus quelconques et sans boussole au pouvoir ». Il a été suivi du représentant de l’Alliance Abdoulaye Bio Tchané (ABT), l’honorable Assane Séïbou qui, à son tour, a précisé que les vrais fabricateurs de la liste n’y croient pas. C’est d’ailleurs pourquoi, il appelle à une interpellation de la communauté internationale qui a soutenu un tel objet. Pour leur part, l’ancien ministre, Théophile Montcho, membre de l’Union fait la Nation (UN) et l’ancienne ministre des finances, Mathys Adidjatou se sont inscrits dans la même ligne. Pour cette dernière, « le Front citoyen a beaucoup parlé et il faut maintenant que le gouvernement fasse la volonté du peuple ». Les échanges se sont poursuivis avec une communication donnée par l’ancien ministre de la justice, Abraham Zinzindohoué sur le thème « Projet Lépi : un serpent de mer ? ».

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