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Le triomphe de la vérité

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Présidentielles de 2016: Pas de dauphin pour Yayi, la mouvance présidentielle opte pour les élections primaires


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Boni Yayi n’a désigné personne pour être son dauphin à la présidentielle de 2016. L’équivoque est levée et les choses sont désormais remises à leurs places au sein de la mouvance présidentielle depuis le meeting de Bembéréké du samedi 31 mai qui a mis fin à l’intoxication tendant à la présentation d’un potentiel dauphin pour le compte de la mouvance présidentielle dans la perspective des élections prochaines de 2016. Le compteur remis à zéro, les énergies sont désormais orientées vers la tenue d’élections primaires au sein des partisans de Boni Yayi.
A mesure qu’on s’approche de 2016, les appétits des uns et des autres s’aiguisent : les prétendants à la succession de Boni Yayi se démarquent. Telle une course de vitesse, ceux-ci parcourent d’ores et déjà monts et vallées pour se présenter. Jusque-là, rien d’anormal. En effet, dans un système de démocratie constitutionnelle comme le nôtre, l’expression libre de chaque citoyen est sacrée. Ceci est tout aussi valable pour l’expression d’intention électorale. Ceci n’appellerait aucun commentaire n’eut été la démarche et la précocité.

Démarche biaisée

Pour crédibiliser leurs premiers pas dans la course pour la présidentielle de 2016, des prétendants au fauteuil présidentiel se réclamant toujours de la famille cauris, se présentent aux populations par rapport à Boni Yayi ou disent carrément à qui veut les entendre que c’est le président de la République, leader incontesté de la majorité présidentielle, Dr Boni Yayi qui les a désignés et choisis pour 2016. Et c’est là tout le sens du débat actuellement en cours au sein de la majorité présidentielle.

Campagne précoce

Fait paradoxal, dans leur logique de conquête de l’électorat qu’ils reconnaissent toujours acquis à la cause du chef de l’Etat, ces candidats de la mouvance à la succession de Boni Yayi rivalisent d’ardeur sur le terrain à travers des distributions d’affiches, effigies et autres supports électoraux. Pendant ce temps, le président Boni Yayi qui est supposé les avoir choisis, se préoccupe quotidiennement de l’héritage à laisser, du bien-être des populations, bref du développement du pays. En clair, le parrain de la candidature mouille le maillot pour renforcer les acquis de son camp alors que des «éléphants des FCBE» ou se réclamant comme tel, se lancent à la conquête du pouvoir d’Etat. Le message que ceci renvoie est que les intéressés ne sont plus guère concernés par l’action gouvernementale, peu importe la façon dont va finir le mandat en cours. C’est l’affaire de Boni Yayi ! ….
C’est dans ce contexte qu’il convient de situer les allusions faites à ce sujet par les intervenants lors du meeting de remerciement organisé à Bembèrèkè le 31 mai dernier. L’occasion était rêvée pour apporter les clarifications nécessaires car la majorité présidentielle a besoin d’abord de la discipline pour poursuivre et finir en beauté cette gigantesque œuvre de développement que le peuple lui a confiée depuis 8 ans. Au demeurant, il convient d’inviter les concernés a plus de sagesse et de discipline.

Les raisons …..

Bembèrèkè met fin à la pagaille au sein de la majorité présidentielle et déjoue les plans. Alors que des personnalités politiques de la mouvance présidentielle se sont précipitées d’engager une campagne précoce, parcourant monts et vallées pour annoncer à qui veut les entendre qu’ils ont été choisis par le président de la République pour lui succéder en tant que dauphin au titre des Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE), les diverses allocutions du meeting du samedi 31 mai à Bembèrèkè ont clos le débat. Et l’opinion publique est définitivement éclairée : Boni Yayi n’a désigné personne comme son dauphin tel que le prétendent certains. Comme l’a souligné le ministre de la Communication, Komi Koutché et d’autres, à l’instar de l’honorable Rachidi Gbadamassi à travers leurs différentes allocutions, le chef de l’Etat n’a désigné personne pour le remplacer en 2016.
Le choix de la ville de Bembèrèkè, le choix des personnalités présentes, différents ministres, cadres et directeurs généraux et surtout les personnalités qui se sont officiellement prononcées sur le sujet ne trompe guère sur le message direct de clarification. En mettant en déroute l’intoxication de ceux qui annonçaient qu’ils sont potentiels candidats choisis par Boni Yayi pour le compte des élections présidentielles, la messe politique du 31 mai à Bembèrèkè a eu l’avantage de révéler à la place du monde la vision du chef de l’Etat pour sa majorité présidentielle et surtout d’amener ses partisans à prendre, eux-mêmes, leurs responsabilités.

Parler de la succession de Yayi avec Yayi

En évitant d’aborder avec quiconque la présidentielle de 2016 et choisissant de ne pas encore avoir à parler au sein de sa majorité de celui qui va lui succéder, Boni Yayi a fait l’option de rester au-dessus de la mêlée et d’éviter de casser sa propre famille politique. Car, le choix d’un dauphin comporte plus de risques que de bénéfices : les moins proches se sentent lésés contre les plus proches. C’est pour éviter ces risques que le chef de l’Etat, soucieux de la cohésion au sein de sa majorité opte pour l’expression démocratique. Ainsi, pour Boni Yayi, un mordant du système démocratique auquel appartient le Bénin, il serait indigne de parler de désignation d’un successeur à la tête de l’Etat sans avoir recours à un débat interne au sein de la majorité. Ainsi, comme il l’a expérimenté à l’occasion des dernières communales avec l’organisation des élections primaires à la base, le leader de la majorité présidentielle, selon des sources crédibles, veut que le même débat se mène sur la présidentielle de 2016 pour aboutir, à travers les primaires, à un candidat consensuel. En clair, loin des polémiques, Boni Yayi est plus que préoccupé par la cohésion de son héritage politique. Et seules les élections primaires comme le font les pays civilisés, permettront de réussir ce pari lancé à la mouvance présidentielle.

Wandji A.

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