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Le triomphe de la vérité

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Journée de réflexion à la municipalité de Cotonou : L’appel de Nicéphore Soglo pour une réelle salubrité


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La municipalité de Cotonou a organisé hier une journée de réflexion sur la salubrité. Les travaux ont eu lieu à l’hôtel de ville sous la présidence du maire Nicéphore Dieudonné Soglo qui a lancé un appel à l’union de tous les acteurs de la ville pour la rendre plus propre.
« Il est important pour nous de travailler en équipe’’, a insisté Nicéphore Dieudonné Soglo, à l’ouverture de cette journée de réflexion. « Aucun développement n’est possible sans un minimum de discipline et de rigueur », a  fustigé le maire de Cotonou qui n’a pas manqué de rappeler les priorités essentielles qu’il s’était fixé quand il prenait les rênes de la ville de Cotonou en 2003. « L’assainissement de notre cité qui est située dans une zone marécageuse, ce qui est propre à toutes les villes côtières du Golfe de Guinée ; la salubrité ; car une ville qui n’est pas salubre et propre ne peut pas être attrayante aux touristes et ne peut aussi offrir de meilleures conditions de vie et d’épanouissement à ses propres citoyens ; la mobilité urbaine et la lutte contre la pollution sous toutes ses formes ». Des priorités qui n’ont jamais écarté l’attachement qu’il avait, lui et le conseil communal, à la mise en œuvre d’autres actions municipales dans le souci de bâtir une ville moderne et d’y entretenir une cohésion sociale partagée par tous les habitants. Depuis lors,  du chemin a été fait et il est temps, selon le maire Soglo de s’interroger et d’évaluer les propres actions de la municipalité à la lumière des difficultés et des contraintes qui s’imposent à elle et au regard qu’elle porte sur les défis qui l’interpellent. Selon des études récentes, la quantité de déchets produits quotidiennement dans la ville de Cotonou s’élève à plus de 700 tonnes, dont à peine 200 tonnes sont collectées réellement par le système en place. Le reste des déchets se retrouve dans les marécages et autres endroits où ils ne devraient pas être, occasionnant des maladies de tout genre. Face à cette situation, dans une ville où le service de voirie a été défaillant depuis la fin de la période révolutionnaire, suivant les recommandations de la Banque mondiale, la municipalité a décidé de concéder l’essentiel de la gestion de la salubrité à des entreprises privées et laissant uniquement le rôle de contrôle et de suivi des activités à la Direction des Services Techniques. Le système adopté et mis en œuvre avec l’appui financier de l’Association canadienne de développement international (ACDI) dans le cadre du Projet de Gestion des Déchets Solides Ménagers (PGDSM) comporte trois maillons, à savoir, la pré-collecte confiée à des Organisations Non Gouvernementales (ONG) qui collectent les déchets des ménages vers les points de regroupement, la collecte et le transport des déchets des points de regroupement, par des entreprises privées vers le lieu d’enfouissement sanitaire situé à Ouessè (L.E.S) dans la commune de Ouidah, l’enfouissement des déchets sur la décharge contrôlée (L.E.S) par l’AGETUR SA.

Des décisions incompréhensibles de l’Etat central

« Malgré déjà l’insuffisance de nos ressources, nous avons encore subi certaines décisions incompréhensibles de l’Etat central qui a, dans un premier temps, supprimé la taxe de voirie avant de la réduire substantiellement. Ce qui a aggravé la situation financière de la ville », a déploré hier Nicéphore Soglo. Il dit avoir dû répondre à l’attente des populations de la ville et a aussi engagé des efforts de mobilisation de ressources à travers le monde. « C’est le lieu de remercier l’Agence Française de Développement (AFD) pour le financement du Projet d’Aménagement de l’Agglomération de Cotonou (PAACO) », a-t-il également affirmé.
D’autres programmes et initiatives de coopération décentralisée  apportent aussi leurs concours non négligeables à la municipalité de Cotonou pour l’atteinte de ses objectifs de salubrité. Si, Nicéphore Soglo a salué l’avènement du Projet d’Urgence de Gestion Environnementale en Milieu Urbain (PUGEMU) et la Coopération 92 avec la ville française de Neuilly, il fustige la raréfaction des financements externes due à la crise économique et financière mondiale et à la défaillance de certains prestataires en charge de la salubrité de la ville. « Il est aujourd’hui impérieux de renforcer progressivement les capacités en matériels de travail et en personnels qualifiés de la DST afin qu’elle puisse être capable de faire face à des situations d’urgence d’intervention », a-t-il préconisé.

Wandji A.

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