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Le triomphe de la vérité

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Grogne des paramédicaux: La grève largement suivie dans plusieurs hôpitaux


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Dorothée A. Kindé Gazard netL’intersyndicale des ressources humaines en santé (IRHS) a déclenché hier mardi 27 mai, une grève d’avertissement de 48 heures dans les hôpitaux publics du Bénin pour protester contre la non satisfaction de leurs revendications.
Les hôpitaux publics du Bénin renouent avec les vieux démons. Annoncée pour les paralyser, la grève d’avertissement de 48 heures de l’Intersyndicale des ressources humaines en santé (IRHS), un collectif de 40 syndicats, a  effectivement démarré. A Cotonou et Abomey-Calavi,  un tour dans quelques hôpitaux et centres de santé a permis de constater que le mot d’ordre a été suivi. C’est le cas au Centre national hospitalier et universitaireHubert Koutoucou Maga (Cnhu-Hkm), le centre de référence du pays où,quelques agents de santéont été réquisitionnés pour assurer le service minimum aux côtés de médecins débordés.Même constat dans la commune d’Abomey-Calavi, plus précisément au centre de santé de l’arrondissement de Godomey. A la maternité dudit centre, une seule sage-femme était présente. Réquisitionnée, elle confirme que la grève est suivie. « Il n’ya pas eu de vaccination aujourd’hui, pas de consultation prénatale non plus. Nous ne nous occupons que des cas urgents »,affirme-t-elle avant de déplorer le mauvais traitement dont sont victimes les paramédicaux. « Nous travaillons dans le secteur de la santé, qui est aussi sensible que celui de l’éducation et de l’armée. Pourquoi sommes-nous lésés ?», s’interroge-t-elle avant d’en appeler à plus de justice envers les paramédicaux. A quelques kilomètres de là, au Centre de santé de la commune d’Abomey-Calavi, la cour est vide et l’ambiance bien trop calme.Une voix autorisée confirme que du personnel a été réquisitionné pour faire face à la grève. « Du personnel a été réquisitionné à la maternité, à la caisse, au laboratoire », nous assure-t-on. « Faux !», rétorque cependant Marcel Lokossou, en service dans le centre. Secrétaire général départemental du Syndicat national des travailleurs des services de la santé humaine (Syntrasesh),il affirme que la plupart des agents du centre sont des militantes et militants du Syntrasesh qui ne suit pas le mouvement de l’IRSH. Selon lui, « tous les services du centre fonctionnent très bien » et l’absence de monde s’explique par la forte pluie qui s’est abattue sur la ville mardi matin. Rappelons que cette grève est déclenchée par l’IRSH pour revendiquer la revalorisation de la prime de risque au profit du personnel paramédical et administratif de la santé, le paiement des arriérés de primes de motivation, la restitution des défalcations opérées pour faits de grève et l’accélération des travaux de reversement au profit du Ministère de la santé. A tout ceci, il faut ajouter, selon Vincent Ehoulé,  le Secrétaire général du Syndicat national des techniciens, infirmiers, sages-femmes, anesthésistes-réanimateurs du Bénin, le relèvement, le 28 février dernier, de la prime de logement des médecins, un acte qui, selon lui, lèse les paramédicaux qui représentent « la grande masse » avec près de 95%  de l’effectif  du Ministère de la santé.

Flore S. NOBIME

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