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Le triomphe de la vérité

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Polémique autour du discours du président Boni Yayi devant les jeunes: Azannaï dénonce la « médiocrité du discours présidentiel »


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AzanaïL’honorable Candide Azannaï n’a pas eu de mot sassez durs hier pour fustiger les propos tenus lundi dernier par le Chef de l’Etat devant les jeunes au palais de la présidence. Lors d’une conférence de presse au Bénin Marina Hôtel de Cotonou,le député est revenu sur les grandes lignes de ces propos qu’il juge orduriers et d’un niveau humiliant pour la fonction présidentielle. Dans un premier temps, Candide Azannaï a estimé que le Chef de l’Etat s’adonne, ni plus ni moins, à l’instrumentalisation et à la manipulation de la jeunesse. « La confusion langagière étalée par Boni Yayi est plus que dégradante, à tout point de vue, à la fonction présidentielle et laisse interpréter un sentiment de culpabilité qu’il refuse d’assumer, préférant le refuge derrière la fabrication paranoïaque d’ennemis imaginaires de la nation », a soutenu le député.Il a mis aussi l’accent sur ce qu’il appelle « l’invention de l’ennemi et les menaces sur la cohésion nationale ». A ce niveau, le député a fustigé la stratégie qui, selon lui, serait mise en œuvre par Boni Yayi pour nuire à tous les amis de son ennemi Patrice Talon. Rapportant un cas vécu le 26 décembre à l’aéroport de Roissy, il a indiqué avoir été fouillé par sept policiers français alors qu’il était sur le point d’embarquer sur un vol en direction de Cotonou. Les policiers en question lui demandaient avec insistance l’argent qu’il aurait sur lui. Ils ont ainsi déchiré son sac de voyage à la recherche de cet argent. Le député raconte avoir signifié aux forces de l’ordre françaises qu’il sait bien pourquoi il est victime de ce traitement humiliant, car il sait que ce sont les services de police béninois qui leur ont fourni des renseignements erronés dans le but de le traumatiser. « Boni Yayia un projet guerrier, clanique, ethno-régionaliste contre le Bénin », a dit le parlementaire. Il indique que le discours du Chef de l’Etat est « médiocre et bas ». Le chef de l’Etat a avoué son échec, mais ne veut pas l’assumer, selon Candide Azannaï. Il le met plutôt sur le compte des autres. « Yayi Boni est menaçant, provocateur et dangereux pour la cohésion nationale et pour la paix », a dit le président du parti ‘’Restaurer l’espoir’’. « Le chef, c’est celui qui absorbe les chocs. Le chef, c’est le dernier disjoncteur. Le chef ne disjoncte pas. Or, il le voit disjoncter. Ce qui doit faire interroger sur sa capacité à être chef. Le chef, c’est la froideur, le marbre devant les événements. Lorsque le feu arrive, le chef ne fuit pas. S’il fuit comment va-t-il donner les instructions ? »,s’est insurgé Azannaï. Pour lui, le chef de l’Etat a un problème avec la paix. « La paix ne l’arrange plus…Parce que, ayant échoué et ayant refusé d’assumer, ayant cherché des ennemis, il ne lui reste que les échappatoires », analyse le député qui affirme du reste que le Chef de l’Etat cherche des échappatoires. Et pour lui, il n’est pas prêt pour une alternance crédible et veut s’éterniser au pouvoir, et ne peut le faire « qu’en troublant l’ordre » qui puisse amener à une période transitoire durant laquelle il entend négocier une amnistie personnelle. « Il sait que quand il va quitter, il ne peut pas assumer la reddition des comptes », révèle le parlementaire.D’après lui, il faudra que les partis politiques soutiennent les défenseurs des droits humains, notamment, les syndicats et les organisations non gouvernementales. Mais, en même temps, il rassure tous les travailleurs que les défalcations seront restituées tôt ou tard. Il appelle alors la classe politique à se mobiliser rapidement pour limiter ce qu’il appelle « les dégâts de la médiocrité au sommet de l’Etat ».

Olivier ALLOCHEME

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