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Le triomphe de la vérité

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Carte d’identité de Isidore Gnonlonfoun: Le commis d’administration


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IMG_8234Le ministre Isidore Gnonlonfoun aura passé l’essentiel de sa carrière dans les méandres de l’administration publique béninoise.  De l’étudiant qui a fait le Collège polytechnique universitaire (CPU) dans la filière Techniques administratives et gestion administrative au commis de l’Etat aujourd’hui ministre de la Décentralisation, il n’y a pas vraiment une grande différence. En effet, né en 1954 d’un père ancien agent de la CFAO et surtout pêcheur, c’est à l’école primaire catholique Sainte Cécile de Cotonou qu’il décroche le CEP en 1969. Du Cours secondaire les Cheminots au lycée Béhanzin, il parvient à prendre le BEPC puis le Bac qu’il décroche en 1978. Au CPU où il est boursier, il rencontre de grands professeurs qui lui  donnent le goût de l’administration. «  J’ai eu la chance d’avoir eu des professeurs  émérites, ils étaient vraiment consciencieux et ça m’a permis d’avoir quelque chose », affirme-t-il.  Au second cycle de l’Ecole nationale d’administration, il fait l’administration générale et territoriale. Et son premier poste est bien la présidence de la république où il entre en 1982. Trois ans plus tard, Isidore Gnonlonfoun entre au Ministère du travail. « Quand je voyais les enseignants descendre pour venir chercher un acte administratif, j’étais abattu puisqu’on les tournait en rond, se rappelle-t-il. Et comme nous-mêmes, on a appris tout ça, je prenais ces actes-là et je les aidais puisqu’ils n’avaient pas besoin de descendre si on avait une administration efficace. » C’est là qu’il est resté jusqu’en 1995, année à laquelle il est élu député de la seconde législature pour le compte du PRD.  Isidore Gnonlonfoun n’est pas réélu en 1999 et retourne au Ministère de la fonction publique où il fut chargé de mission du ministre Ousmane Batoko. Plus tard, nommé secrétaire général de la circonscription urbaine de Cotonou, il en devient le chef par intérim  de 2000 à 2001. Et c’est à ce poste qu’il fait l’expérience de la contestation à cause des réformes hardies qu’il tenait à mettre en œuvre. « Je prends le cas de la gestion des ordures ménagères, dit-il. Quand je suis arrivé, j’ai voulu mettre la main dans le panier. Mais j’ai attrapé les mains de personnalités haut placées. » En cause, plusieurs hauts bonnets de l’administration qui, bien qu’étant agents permanents de l’Etat, avaient créé des entreprises, ce qui est contraire à la loi. « C’est pourquoi, je dis que le plus grand tribunal, c’est le tribunal de la conscience », confie-t-il. Le président Kérékou le rappelle en 2003 pour le nommer conseiller technique aux affaires administratives chargé du suivi de la décentralisation jusqu’en 2006.  Entre temps, il fait un DESS en management municipal spécialité gestion des villes au CESAG à Dakar.  Réélu député  en 2007 puis en 2011 sous la bannière des FCBE de Cotonou, il fait partie des plus fervents soutiens de la mouvance présidentielle dans la ville, notamment au sein des populations autochtones. Quand on lui demande ce qui explique son entrée en politique, il répond : « Moi, je n’étais pas destiné à faire la politique. C’est la lutte contre l’injustice à la base qui a fait qu’on avait créé une association au niveau de ma communauté. Les gens nous ont remarqué et nous ont amené à la politique. »

Intimité

Footballeur et simple

Marié et monogame, le ministre Isidore Gnonlonfoun est un féru du cuir rond. C’est un ancien gardien de but, qui garde d’ailleurs des séquelles de la pratique de ce sport. Aujourd’hui, encore, il a son club de foot et passe les week-ends au milieu de ses coéquipiers. Son régime alimentaire est plutôt simple. A table, il aime bien  l’akassa  et le vin. Son souci est de garder la ligne. « Je ne prends plus de la bière, parce qu’il semble qu’elle fait grossir », objecte-t-il.

La rédaction

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