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Le triomphe de la vérité

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Déclaration du président Yayi au sujet du changement du site de construction du siège de l’assemblée nationale: Les députés crient au scandale, le ministre Christian Sossouhounto rassure


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AIMDBK_0150Le ministre de l’Urbanisme, Christian Sossouhounto était hier jeudi 12 décembre 2013 au palais des gouverneurs à Porto-Novo. C’est pour répondre à une question orale avec débat du député Eric Louis Houndété et six autres de ses collègues sur le dossier de construction du nouveau siège de l’Assemblée nationale suite à une déclaration du chef de l’Etat, le président Boni Yayi faisant état d’un probable changement de site de construction du nouveau siège du parlement. Un exercice qui s’est révélé périlleux pour le nouveau ministre dont les réponses n’ont pas convaincu les élus de la nation.

Un nouveau site de construction du nouveau siège de l’Assemblée nationale n’est pas encore retenu, des dispositions sont actuellement en cours pour le recrutement par procédure de consultation restreinte d’un cabinet international afin de connaître l’état actuel des ouvrages pour une décision définitive à prendre par le gouvernement après avis de l’Assemblée nationale. Les prévisions budgétaires au titre de l’année 2014 s’élèvent à quatre milliards cinq cent millions (4 500 000 000) FCFA auxquels s’ajoute le reliquat d’un milliard quatre cent millions (1 400 000 000) FCFA au titre de l’année 2012 disponible dans les comptes du Maître d’ouvrage Délégué. Ces ressources financières ne seront affectées et utilisées qu’après décision du gouvernement suite aux résultats de l’expertise technique internationale. Enfin, les résultats de cette expertise technique internationale détermineront la conduite à tenir quant au recouvrement éventuel des ressources investies pour le bâtiment en construction en cas de changement de site. C’est l’essentiel des explications données par le ministre de l’urbanisme, Christian Sossouhounto en réponse à la question orale avec débat posée par le député Eric Houndété ainsi que six autres de ses collègues. Ces réponses du ministre n’ont pas du tout convaincu la plupart des députés. Ces derniers ne sont pas allés du dos de la cuillère pour crier au scandale et dénoncer la mauvaise gestion au sommet de l’Etat. Si certains ont exigé la mise sur pieds d’une commission d’enquête parlementaire, d’autres par contre conditionnent le vote prochain du budget 2014, à un engagement du gouvernement à trouver une solution immédiate à cette situation.

Hugues E. PATINVOH

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