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Le triomphe de la vérité

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Après le verdict de Paris: Eugène Azatassou appelle les militants Fcbe à rester sereins, «…le fond du problème n’est pas encore réglé» jure le coordonnateur national


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AZATASSOULe Coordonnateur national des Forces Cauris pour un Bénin Emergent (FCBE), Eugène Azatassou se dit toujours serein en dépit du verdict de la Cour d’appel de Paris qui s’oppose à l’extradition vers le Bénin de Patrice Talon et Olivier Boko, accusés d’avoir ourdi un plan d’assassinat du chef de l’Etat Boni Yayi. Il qualifie, par ailleurs, de montage, la fuite du juge Angelo vers les Etats-Unis et pense que cela a servi la décision du juge français. Il a aussi appelé tous les militants FCBE à ne pas s’inquiéter, le fond du problème n’étant pas encore réglé.

Evènement Précis : La Cour d’appel de Paris a finalement rendu son verdict qui s’oppose à l’extradition de Patrice Talon et Olivier Boko. D’aucuns estiment déjà que c’est un camouflet pour le pouvoir en place. Qu’est-ce que vous en pensez ?

Eugène Azatassou : Mais non, il s’agit simplement d’une décision de justice. Et une décision de justice est une décision de justice. Ce n’est pas à proprement parler, un camouflet. La justice française s’est prononcée et a dit que les éléments qui étaient en sa possession n’étaient pas suffisants pour qu’elle prenne une autre décision, nous ne pouvons donc que respecter cela. Mais cela ne signifie pas du tout que le fond est vidé et que les mis en cause n’ont rien fait. Ce n’est pas exactement ce que cela veut dire. Nous respectons en tout cas la décision de la justice française et nous pensons que saisir la justice et faire en sorte qu’elle fasse son travail, que ce soit au Bénin ou en France, ce sont les éléments de l’Etat de droit. On prend donc acte de ce qui a été décidé et on marchera dans cela, la vie continue. Mais, cela ne signifie pas que s’il y a un évènement qui mérite qu’on saisisse la justice, on ne la saisira pas.

Puisque les présumés instigateurs de cette tentative d’empoisonnement du chef de l’Etat ne pourront plus venir se faire juger au Bénin, certains en concluent déjà que ce dossier est classé. Etes-vous du même avis ?

C’est la justice du Bénin qui dira maintenant si ce dossier est classé ou pas. Et si elle en arrive à cette décision, je ne trouve pas qu’il y ait un problème. Il y a eu des faits, et sur la base de ces faits, on a saisi la justice. Si elle vide aussi quand au fond, ce sera fini. On n’en parlera plus, mais la clameur qui s’élève n’est pas fondée parce que la justice a été saisie, et cela fait partie des droits que les citoyens ont, qu’il soit chef d’Etat ou pas, quand on estime qu’on a subi des torts. Et c’est à la justice de trancher et on s’en remet à cela.

Le juge Angelo Houssou a dû fuir le Bénin parce qu’il n’est vraiment plus en sécurité, comme le disent certains. Aviez-vous la même appréhension ?

Non, ce n’est pas vrai. Il y a eu un certain nombre d’étapes dans la situation du juge Angelo Houssou. Au moment où il a prononcé son verdict de non lieu, c’est évident que la première personne au Bénin ou dans le monde qui a le plus intérêt à ce qu’il soit en sécurité et qu’il ne lui arrive rien, c’est Boni Yayi. Et de ce point de vue, un certain nombre de mesures ont été prises pour assurer sa sécurité. Mais à un moment donné, avec l’évolution du dossier, cette étreinte, cette garde, la façon dont on assure sa sécurité, attention, prenons les mots comme ils viennent, s’est transformée à telle enseigne que le juge Angelo Houssou lui-même devrait choisir son garde du corps. Et si dans ces conditions, il passe par des voies pour s’enfuir, cela apparaît pour moi comme un montage, pour servir justement la décision du juge français, et c’est ce qui s’est passé en réalité. C’est un montage, parce que dans la période décrite, le juge Angelo Houssou n’était pas du tout en insécurité. Il lui fallait un garde du corps, et c’est lui qui devait consentir à cela. S’il était vraiment en insécurité, il ne devrait pas fuir à travers champs.

 On a quand même l’impression que le verdict de Paris a créé une certaine psychose au niveau du peuple béninois et en particulier dans le rang des partisans de Boni Yayi ?

Je trouve qu’il n’y a pas lieu d’avoir une psychose. C’est un évènement qui a occasionné la saisine par le juge, et il a tranché, point final. Il n’y a donc aucun problème. C’est en réalité, les gens qui ont intérêt à salir le Bénin et à le discréditer au plan international qui montrent cela comme une défaite, un manque de démocratie, pour utiliser cela à d’autres fins. On a déjà vu cela ici. Je demande donc à l’ensemble du peuple béninois et aux militants FCBE d’être sereins. Le Chef de l’Etat béninois, le Dr Boni Yayi continue de se préoccuper du développement du Bénin et le fera jusqu’au denier jour de son mandat. L’essentiel est de faire en sorte que l’amour du pays, cette volonté puisse se poursuivre après lui. C’est ce à quoi j’appelle le peuple béninois pour qu’il ne donne pas dans les clameurs qui se font à gauche et à droite.

 Propos recueillis par Christian TCHANOU

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