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Le triomphe de la vérité

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Adhésion populaire au Régime d’assurance maladie universelle (RAMU): Jean-Michel Abimbola et les artistes font décider les populations de Kétou


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Après Porto-Novo et Adjohoun, vendredi et samedi derniers, les populations de Kétou ont reçu dimanche, les artistes impliqués dans la tournée nationale de vulgarisation du Régime d’assurance maladie universelle (RAMU). C’était à la place du Cinquantenaire de Kétou. Déjà vers  18 heures, ce lieu retenu pour apporter les informations utiles aux populations est devenu noir de monde. La mobilisation populaire est sans nul doute monstrueuse. Grands, vieux, jeunes, femmes et hommes ont rallié la place du cinquantenaire pour mieux comprendre ce que cache le Régime d’assurance maladie universelle qui nécessite autant de mobilisation des autorités gouvernementales que locales. Car, en réalité, les populations disent avoir beaucoup appris au sujet du RAMU.  Et ce ne sont pas des informations rassurantes à en croire quelques femmes que nous avons rencontrées. « Nous avons appris que le RAMU est un vaste système d’escroquerie qu’on nous a apporté après ICC-Services. C’est pour cela que je suis là pour savoir réellement ce que notre ministre nous dira réellement », nous a confié dame Sylvie Oyémi.  Des propos qui sont fortement distillés ici à Kétou dans la population. Mais le contraire leur sera démontré. Une première réponse leur parviendra d’abord des artistes locaux,  ceux mobilisés pour sensibiliser les populations sur le sujet. Du Guèlèdè en passant par le Toba, le Bolodjo, le Goumbé et autres sonorités traditionnelles, les artistes ont réexpliqué le contenu réel du RAMU à ces populations fortement mobilisées. Pour tous ces artistes, le RAMU est un moyen sûr pour sauver la population béninoise des maladies. Et décidé à extirper des esprits, les informations jugées non  fondées qu’elles ont reçu concernant le Régime d’assurance maladie universelle, un sketch de plusieurs minutes réunissant les grands comédiens du moment, à savoir Eléphant Mouillé, Delphine Aboh, Serge Yéou , connu sous le nom de Monsieur Le Président, Tchadé, Matao, Ayoka et consorts a été également présenté au public. Des critères d’adhésion en passant par les  avantages du RAMU, ce sketch explique tout sur le sujet. Mais, il faudra plus pour convaincre les populations. Et c’est justement pour cela que les autorités gouvernementales ont mobilisé, à travers le Ministère de la culture, de l’alphabétisation, de l’artisanat et du tourisme, les sommités de la musique béninoise qui ont également composé un morceau spécial pour sensibiliser les Béninois sur le RAMU. Ce morceau qui réunit le roi du zinli rénové, Alèkpéhanhou, Gbessi Zolawadji, Sagbohan Danialou, Nel Oliver, Allèvi, Ignace Don Métok, Sèna Joy et consorts est dénommé « Les artistes chantent le RAMU ». Comme les comédiens, ces sommités de la musique béninoise ont aussi expliqué aux populations, les réelles motivations du RAMU.

Les mises au point du ministre Jean-Michel Abimbola

« Des mauvaises langues racontent que le RAMU est un vaste système d’escroquerie à l’instar de ICC-Services. Je vous assure que c’est faux. C’est de la pure intoxication. C’est un crime de raconter de pareilles choses. Car, la vérité, c’est que ceux qui vous racontent ces informations tronquées visent à vous empêcher de bénéficier des soins adéquats à moindre coût. Je voudrais vous assurer  que le RAMU est mis en place par le gouvernement pour permettre aux populations à faible revenu de bénéficier des soins de santé de qualité et à moindre coût », a rassuré Jean-Michel Abimbola avant d’inviter le public à se déplacer massivement vers les centres d’inscription pour se faire enregistrer. Selon les explications données par Docteur Hugues Tchibozo, spécialiste des questions de santé, il suffira seulement à chaque membre d’une famille de se rendre dans les centres d’inscription pour se faire enregistrer. Et pour le faire, selon ses explications, il faudra s’y rendre avec soit sa carte d’identité nationale ou toute pièce pouvant permettre aux agents recenseurs de l’identifier. Ensuite, selon Docteur Hugues Tchibozo, la personne enregistrée se rendra à la recette-perception de sa localité pour payer les frais d’adhésion qui s’élèvent à 1OOO FCFA par mois. Pour toute l’année, les adhérents  pourront débourser 12OOOFCFA. Mais pour ce qui concerne les enfants de moins de 18 ans, ils paieront seulement 1000FCFA toute l’année. Une fois ces conditions remplies, aux dires du docteur Tchibozo, le processus d’obtention de la carte RAMU est déclenché. Après l’obtention de la carte, les bénéficiaires pourront se faire soigner gratuitement dans les différents centres de santé publics de leurs localités. Selon les assurances qu’il a données, les centres d’inscription de Kétou seront officiellement ouverts  au centre de santé de la localité, histoire de permettre aux populations désormais aguerries sur le sujet de se faire enregistrer.

Donatien GBAGUIDI

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