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Le triomphe de la vérité

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La tragédie sans fin du football béninois: Des infrastructures en ruine


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stade de KouhounouDepuis la période coloniale jusqu’à ce jour, le Bénin, ex-Dahomey, a connu une pratique du football en dents de scie. Au départ, activité ludique, le sport roi est devenu un métier pour bon nombres de jeunes béninois sortis à peine de l’adolescence. Malheureusement, la Révolution de 1972 n’a pas accompagné le secteur. Les mécènes, fatigués, ont laissé l’édifice s’écrouler. A partir des années 2000, tout était à refaire. L’Etat central contribue à l’éclosion de la discipline. Le Bénin joue les Can 2004, 2008 et 2010. Mais la gabegie, l’incurie des responsables, le manque de vision, etc. ont conduit à une tragédie dont la fin n’est pas pour demain.
Selon les documents que nous avons consultés au ministère des sports et les témoignages reçus, le Bénin n’a pas fait des avancées extraordinaires en matière d’aire de jeu pour la pratique du football. De la période coloniale où le football a commencé par se jouer au Dahomey au Bénin actuel, la construction des stades n’a jamais été une grande priorité dans la politique générale de l’Etat. Bien que le Dahomey ait connu un nombre important de Chefs d’Etat depuis le 1er août 1960, date de l’indépendance du pays, jusqu’à ce jour, les différents présidents de la république qui se sont succédé n’ont pas priorisé les aires de jeu. Le plus grand temple sportif du pays, le stade de l’Amitié de Kouhounou au cœur de la ville de Cotonou, date des années 1980. Ce stade a été considéré comme l’un des plus modernes jusqu’en 1990 avec ses 35 000 places assises. Aujourd’hui, cet espace de plus de 30 hectares ne répond plus aux exigences actuelles. Le stade est dépassé et n’a pas connu de toilettage comme l’exige les normes internationales. De l’autre côté de la rive, dans la même ville, il y a un autre stade qui a fait son temps. Il s’agit du Stade René Pleven. Malgré le synthétique qui y est installé depuis une dizaine d’années, il affiche fièrement une vétusté évidente. A côté, juste derrière l’Assemblée nationale béninoise à Porto-Novo, à une trentaine de kilomètres de Cotonou, se trouve le stade Charles de Gaulle. Ce stade, fruit de la coopération franco-béninoise, a connu une couche de peinture. Plus de 18 milliards investis, selon les informations et au moins quatre ministres se sont succédé avant sa nouvelle livraison. Pourtant, le joyau ne reflète pas les dépenses englouties. Seulement 25 000 places et ce stade n’a pas toutes les commodités actuelles. Il faut signaler l’existence du terrain engazonné de Saint Louis Stadium à Sèmè Kraké et le gazon synthétique de Natitingou. Il y a aussi des terrains à peine couverts notamment le stade Jean Pierre Gascon (Pobè) et le stade municipal de Sakété. Les terrains complètement nus sans gazon sont les plus nombreux au Bénin. Dans tous les quartiers des grandes villes, dans les villages ou les hameaux les plus reculés, il y a au moins un terrain souvent ne respectant pas les normes. Ils sont la plupart du temps sans gazons et mal tracés. Mais, dans cette liste, les plus connus sont le stade Paulin Tomanaga (Bohicon), le stade de Goho à Abomey, le stade Bio Guera (Parakou), le stade Atchoukouma (Djougou), le terrain municipal de Lokossa. En somme, le Bénin ne possède pas de terrains ou très peu. Ce qui n’est pas de nature à permettre la pratique du football de haut niveau.

La situation des aires de jeu

La mauvaise gestion des responsables pointée du doigt  
Stade de l’Amitié de Kouhounou (Cotonou), Stade Charles de Gaulle (Porto Novo), stade René Pleven (gazon synthétique), St Louis Stadium (Sèmè Kraké), Terrain du Ceg Avrankou, stade municipal de Natitingou (gazon synthétique)
Terrain à aire de jeu couverte en partie
Stade Jean Pierre Gascon (Pobè), stade municipal de Sakété

Terrain à aire de jeu nue
Stade Paulin Tomadaga (Bohicon), Stade municipal d’Abomey, stade Bio Guera (Parakou), stade Atchoukouma (Djougou), terrain municipal de Lokossa, Stade de Goho (Abomey).

José Mathias COMBOU

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