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Le triomphe de la vérité

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Envoi de soldats béninois sur le théâtre malien: Le gouvernement s’explique, les députés saluent l’initiative avec réserve


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Le ministre Nassirou Bako Arifari

Le ministre Nassirou Bako Arifari

Durant la plénière d’hier jeudi 27 juin 2013, les députés ont favorablement accueilli l’idée d’envoyer des militaires au Mali. Ils  ont recommandé qu’à l’avenir, le gouvernement recueille l’avis de l’Assemblée nationale avant la prise de décisions d’une telle importance.
Les parlementaires sont dans leur grande majorité satisfaits de la décision prise par le gouvernement d’envoyer des soldats béninois sur le théâtre malien dans le cadre de la Mission Internationale de Soutien au Mali (Misma). Cependant, ils regrettent que le parlement n’ait pas été informé comme l’exige la constitution du 11 décembre 1990 avant l’envoie de ces soldats. C’est l’essentiel de ce qu’on peut retenir de leurs déclarations suite à la communication présentée par le gouvernement sur le sujet, hier jeudi 27 juin 2013, au palais des gouverneurs à Porto-Novo. En effet, dans cette communication, le représentant du gouvernement, le ministre Arifari Bako a d’abord remercié les députés pour l’opportunité offerte de faire une communication sur ce sujet. Ensuite, répondant aux interrogations des députés, le ministre Bako a, dans un premier temps fait l’historique de la crise malienne avant de donner les raisons de la mesure prise par le gouvernement. « La déstabilisation du régime Kadhafi et la désintégration de l’armée suite aux bombardements des forces de l’Otan ont accéléré l’insécurité et la mise en place des forces du MNLA et autres groupes terroristes dans la sous-région notamment au Nord-Mali. L’effondrement de l’Etat malien avec le coup d’Etat organisé par le capitaine Sanogo a favorisé la prise en main du Nord-Mali par ces forces du MNLA. Mieux, des groupes armés comme Ansar-deen et le Mujao sont apparus pour installer la charia islamique. Ce qui est contre la laïcité de l’Etat. Ces groupes armés recouraient à des actes de terrorisme », a expliqué le ministre Bako. Aussi, ajoute t-il, « la situation d’instabilité du Mali concernait également le Bénin et bien d’autres pays. Car, la menace terroriste ne connait pas de frontière ». D’où l’envoi de troupes armées pour aider le Mali ». A en croire le ministre, le Bénin n’a pas fait exception à cette règle, étant donné que la France a donné le top avec l’opération Serval et que la Cedeao a pris le pas et accéléré le processus de mise en place des forces d’intervention. C’est donc dans un élan de solidarité et de prise de conscience de cette menace que le Bénin a envoyé un contingent à la Misma. Conformément à l’article 62 de la constitution, seul le président de la république peut décider d’envoyer des forces armées. Une unité de police et une force militaire au Mali. En prenant cette décision majeure, le gouvernement du Bénin était conscient de toutes les conséquences. Enfin, Arifari Bako a tenu à rassurer les députés de ce que le déploiement des troupes dans le cadre de la Misma n’empêche pas la mission républicaine de sécurité des forces de l’ordre au plan interne. Il est important de rappeler que c’est suite à une déclaration du député Antoine Kolawolé Idji, alors président du groupe parlementaire de l’opposition le 14 janvier 2013, qu’une question d’actualité avait été adressée au gouvernement. Mais le gouvernement a, pendant longtemps, manqué de répondre à cette question. Ce qui a emmené les députés à lui adresser alors une interpellation. Ainsi, au lieu de répondre à cette interpellation, le gouvernement a préféré présenter une communication.

Hugues E. PATINVOH

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