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Le triomphe de la vérité

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Récurrence de divergences au sein de la famille politique du Chef de l’Etat: Les FCBE, un avenir post-Yayi plein d’incertitudes


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Le rêve de voir un jour les Forces cauris pour un Bénin Emergent (FCBE) se muer en parti politique semble encore bien lointain. Cette conviction affichée par nombre d’analystes politiques est renforcée depuis quelques semaines par la résurgence des divergences entre les figures de cette alliance de partis et mouvements politiques acquis à la cause du Chef de l’Etat. Ainsi, si plusieurs membres de l’Alliance née pour une synergie d’actions autour de Boni Yayi continuent d’afficher leur volonté de préserver les idéaux du Chef de l’Etat après son départ du pouvoir d’Etat, les guerres de tranchées que se livrent différents courants des FCBE laissent transparaître, à l’horizon, des perspectives incertaines pour la naissance du grand regroupement voulu par les partisans de Boni Yayi. Et dans ce sillage, la multiplication des actes de défiance observés dans plusieurs localités telles qu’Abomey-Calavi, Porto-Novo, Kétou…viennent témoigner des difficultés pour la famille présidentielle de taire ses divergences à environ trois ans de la fin du mandat de son chef de file. Cette situation, dont les jalons avaient été déjà posés par les départs de certaines figures de proue tels que les honorables Janvier Yahouédéhou, André Dassoundo et consorts demeure d’actualité avec les profondes divergences étalées sur la place publique par les partisans de Boni Yayi. Si la politique de survie politique dont font montre certaines personnalités de la mouvance et les prochaines échéances électorales justifient cet état de fait, il n’en demeure pas moins, aux yeux des analystes de la scène politique que l’échec des FCBE à devenir un véritable parti politique ne serait pas un fait inédit.

 UBF et UTR, des exemples inévitables ?

Depuis l’amorce du renouveau démocratique en 1990, nombre d’alliances nées autour d’un régime ont vu leurs rêves de survie à leur leader montrer ses limites. Ainsi, né après l’accession du président Nicéphore Soglo au pouvoir, l’Union pour le Triomphe de la République (UTR) avait vu son ambition de devenir une véritable machine de guerre au profit du porte-étendard des « Houézèhouè », Nicéphore Dieudonné Soglo, se briser par les ambitions de ses animateurs. Ce destin est aussi celui qu’à connu l’Union pour le Bénin du Futur (UBF). Composante d’une kyrielle de formations et partis politiques acquis à la cause du président Mathieu Kérékou, l’UBF a poussé son dernier soupir avec la fin du mandat présidentiel de l’égérie de la révolution béninoise. Ainsi, malgré les nombreuses intentions affichées par ses ténors notamment son coordonnateur, Bruno Ange-Marie Amoussou, cette alliance n’a pu fédérer les énergies de ses composantes pour devenir la machine de guerre à laquelle aspirait la plupart de ses militants. C’est donc en prenant appui sur ces différents exemples qui ont jalonné la vie politique du Bénin que nombre d’analystes voient l’avenir des FCBE en lambeaux aux lendemains du départ de Boni Yayi du pouvoir d’Etat. Et dans cette perspectives, la volonté affichée par certains ardents défenseurs de l’héritage politique de Boni Yayi ne semble pas, aux yeux des observateurs, en mesure de sauver le navire FCBE de la lente mais quasi certaine dislocation au soir de l’élection présidentielle de 2011.

Wandji A.

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