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Le triomphe de la vérité

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Délestage au Bénin: Les entreprises tournent au ralenti, les responsables se prononcent


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Comme les années précédentes, le délestage est de retour à Porto-Novo. En effet, depuis le début du mois de Mars, les populations de la capitale vivent le calvaire avec des coupures intempestives et non programmées du courant électrique. Une situation qui ne manque pas de créer de sérieux dommages pour les tenanciers de bars, poissonneries, boulangeries et autres ateliers de soudure, menuiserie et coiffure. Il n’en fallait pas plus pour que certains parmi eux exigent des  dédommagements à la Société béninoise d’énergie électrique (SBEE).

« Le délestage nous crée d’énormes problèmes. Nos produits se déglacent et nous sommes obligés d’acheter de l’essence pour faire marcher notre groupe électrogène. Ce qui représente des dépenses supplémentaires et surtout crée la mévente ». C’est la déclaration faite hier jeudi 21 Mars 2013 par le gérant de la poissonnerie « Christ-Valène », Ferdinand Yovogan sise au quartier Foun-Foun Gbégo dans le troisième arrondissement. Selon lui, les coupures répétées du courant de ces derniers jours ont déjà endommagé deux de ses congélateurs. Mieux, les clients de sa poissonnerie sont devenus rares et même le peu qui vient rejette les produits qu’on leur offre compte tenu de leur état. « Depuis le retour de ce délestage nos ventes ont baissé de plus de 70% », déplore-t-il en invitant la Sbee à trouver une solution immédiate et durable à cette situation. Comme Ferdinand, ils sont nombreux, les tenanciers de buvettes, bars restaurants, poissonneries, boulangeries ainsi que les patrons d’ateliers de soudure, menuiserie et coiffure à se plaindre de ces coupures répétées du courant électrique à Porto-Novo. Pour André Bokpè, gérant de la poissonnerie « Lèwa » au quartier Avakpa toujours dans le troisième arrondissement à Porto-Novo, les désagréments que causent la Sbee aux commerçants sont incalculables. « Les responsables de la Sbee sont en train d’abuser de la patience et du silence des populations », s’est-il indigné avant de souhaiter que des mesures soient rapidement prises pour le règlement définitif de cette situation. Clément Ahouansou, chef soudeur à Porto-Novo, se désole lui, du fait que depuis le retour du délestage, les responsables de la Sbee n’ont pas pris la peine de sortir et de rendre publique une programmation pour les coupures et la remise du courant. Toute chose qui, selon lui, endommage les machines et appareils de travail. Ainsi, il exige que la Sbee recense et dédommage tous ceux qui ont connu ces désagréments suite aux coupures intempestives du courant électrique. « Il n’y a plus de travail, même le peu qu’on a, il n’y a pas du courant pour travailler et nous sommes embêtés par nos clients », s’est indigné Augustin Vitodègni, soudeur au quartier Ahouantinkomey. Le comble, regrette-t-il, c’est que certains clients portent plainte au commissariat et retirent l’argent qu’ils déposent pour la commande des travaux, au pire des cas, des gens vont en prison. Au regard de tout ce qui précède, il apparait urgent que le gouvernement prenne ses responsabilités pour l’arrêt du délestage.

Esckil Agbo

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