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Le triomphe de la vérité

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Entretien avec Tata Grâce: « Je promets une soirée glamour aux Béninois le 22 mars prochain »


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L'artiste Tata Grâce toujours souriante face à la vie

L’artiste Tata Grâce toujours souriante face à la vie

Le 22 mars prochain, Tata Grâce, la femme au sourire facile connue par sa chanson populaire « Ziyè » lancera son nouveau DVD. Ce sera à travers un géant concert live qu’elle annonce effervescent. Pour mieux comprendre les tenants et les aboutissants de cet événement, nous nous sommes rapprochés d’elle. Et pui,s elle a parlé. Elle promet d’ailleurs « une soirée glamour aux Béninois ». Mais ce n’est pas tout. Dans cette interview, vous découvrirez aussi une battante, un véritable touche-à-tout qui force l’admiration.

 

L’Evénement Précis : Vous avez sorti en 2010, un clip sur un concept « Ago » qui signifie littéralement la fête. Trois ans après, pourriez-vous nous en faire un petit bilan ?

Tata Grâce :Ah, vous parlez de mon morceau Ziyè. D’abord il me plaît de situer le contexte dans lequel j’ai sorti cette chanson. Un jour, ma mère m’a envoyé au marché Dantokpa pour faire des emplettes. J’ai boudé avant de m’exécuter. Sur le chemin, j’ai surpris la conversation de trois dames qui faisaient leur programme par rapport à une cérémonie à laquelle elles ont été invitées. L’autre faisait comprendre que les enfants du défunt étaient tous des cadres qui sont fraichement venus de l’étranger et, pour cela, il devrait avoir assez de nourriture. Une autre expliquait qu’elle ira sans enveloppe symbolique. Mais qu’elle mangera à sa guise et en ramènera pour les enfants à la maison. Bref, une discussion passionnée s’est engagée entre les deux dames à ce sujet. Comme le rôle de l’artiste est de conscientiser, j’ai essayé de dénoncer ceci sans trop choquer les sensibilités. C’est comme ça Ziyè est né en 2010. Une fois sur les ondes, à travers les radios et télévisions, le concept a été bien accueilli du public béninois. Mais, il faut dire qu’un grand travail a été abattu. Car, il fallait faire comprendre l’idée développée dans le concept ziyè. La belle preuve, à Porto-Novo, beaucoup ont estimé que je les ai apostrophés. Or, en réalité, le concept ziyè est un phénomène qui concerne tout le pays. Ziyè n’est donc pas destiné à une région spécifique. Mais, ce que je constate après cette chanson, c’est qu’il semble que la pratique est officialisée aujourd’hui. La preuve, j’ai constaté que les gens ne se gênent plus pour sortir des sachets afin d’y mettre de la nourriture et l’emporter à la maison lors des cérémonies.

Quels sont les reproches que vous recevez souvent de vos fans ?

Je dirai tout de suite, mon excès de sourire. Je vais prendre, pour exemple, mon clip « Wan yin nan tché » qui passe actuellement sur les chaînes. Beaucoup de mes fans et proches m’ont reproché le fait que j’ai souri dans le scénario. Ce qui, selon eux, a failli gâcher le clip. De la même façon, bien d’autres personnes l’ont aimé. Franchement, je n’arrive pas à me corriger sur ce point. Car, c’est un don inné en moi. En plus, c’est la répercussion de mon prénom sur mon être. Je m’appelle Grâce et c’est la bonne humeur qui nous caractérise puisque sans vouloir être superstitieuse on a l’onction divine. Par contre, on me reproche trop souvent aussi ma franchise. Je ne sais pas faire économie de vérité ni cacher mes impressions. Je suis directe et franche. Tant pis si ça va blesser. Je préfère avoir la conscience tranquille. Aussi, ne cesse-t-on de me dire que j’ai un cœur d’enfant. Cela est vrai, car, il faut avoir un cœur d’enfant pour avoir accès au paradis. Ce que les maîtres nous ont enseigné.

Quel impact Ziyè a eu sur votre carrière ?

A vrai dire, Ziyè n’est pas mon premier morceau qui passe sur les écrans de télévision et sur les ondes des radios. Déjà au début de l’année 2009, j’avais fait mon premier single qui est Adivi et qui a été bien accueilli par le public surtout des bonnes dames du marché Dantokpa. Mais, avec Ziyè j’ai beaucoup gagné auprès du public encore. Ça a été un succès modeste. Car, je suis toujours à la recherche de la perfection. On n’est jamais assez bon. Ce morceau m’a davantage rapproché du public béninois et régional. Jusqu’au Sénégal les gens ont aimé Ziyè sans oublier le Togo et le Burkina-Faso. C’était l’occasion pour moi de découvrir que la musique n’a pas de frontière ni de barrière linguistique. Au-delà de tout ceci, j’ai été récompensée de plus belle, j’ai été sollicitée plusieurs fois pour être membre de jury de plusieurs concours inter collèges dans la catégorie interprétation, chorégraphie et bien d’autres. Aussi, ai-je reçu des trophées de reconnaissance. Les plus récents sont le prix de la meilleure artiste amie des enfants pour Noël, organisé par la structure Ben Promo, la distinction honorifique d’ambassadrice de la renaissance africaine par le Conseil mondial des organismes et associations panafricaines. J’ai été aussi sélectionnée pour des festivals nationaux et internationaux. Juste au lendemain de mon concert de lancement, je serai à un festival avec la compagnie de théâtre « Tout Terrain » à Dogbo.

Le 22 mars prochain, vous allez lancé votre nouveau DVD. De quoi cela est constitué ?

Effectivement je sors le 22 mars 2013 prochain mon 1er DVD en réponse aux nombreuses demandes de mes fans. C’est un projet que j’avais prévu pour fin 2012. Mais, en raison de mon agenda bien chargé en décembre, je suis passée à côté. Ensemble avec mon staff dirigé par Euloge Babatoundé OLOU, qui est mon responsable artistique et que je remercie au passage, nous avions reporté ce grand événement de ma carrière au mois de mars. D’abord, il est titré « La vie est belle ». C’est une compilation vidéo de neuf titres avec deux bonus offerte à mes fans. C’est une surprise qu’ils vont apprécier, je le pense vraiment. La chanson “La vie est belle” parle de tout ce qui peut être source de motivation pour l’homme pour mieux vivre. Malgré les peines, les obstacles et difficultés que l’on pourrait rencontrer dans son existence, la vie mérite d’être vécue, une philosophie que j’ai développée dans cette nouvelle sortie. Pour la soirée de lancement, il s’agira d’un concert live au cours duquel je vais parcourir une partie de mon 1er album « Trésor » avec de nouvelles chansons qui vont dévoiler aussi les couleurs de mon deuxième album. Il s’agira, en grande partie, de mes œuvres. Je veux vraiment me produire comme dans les grands festivals de musique. Le public aura le plaisir de me découvrir dans ma totalité. Pour la circonstance, je me ferai accompagner en second plan des artistes comédiens en vogue actuellement. Une soirée très riche et glamour pour un public que j’affectionne beaucoup.

Qu’est-ce qui vous occupe si vous n’êtes pas sur scène ?

J’avoue qu’à part la musique, je m’adonne à plusieurs autres occupations. Autrement dit, derrière la musique, je fais bien d’autres choses. C’est ce que d’autres pourront appeler “à côté”. En réalité, je suis commerçante. J’ai un bar à Vodjè que j’ai baptisé « Le Présent ». En plus, je gère une boutique de divers. Je me donne aussi au bénévolat dans certains centres pour enfants en situation difficile.

Vous avez des relations professionnelles très étroites avec l’artiste André Quenum. Aujourd’hui, il n’est plus parmi nous. Que ressentez-vous ?

D’abord, je rendrai hommage à tous ces grands noms de la musique béninoise qui ont rendu l’âme cette année. J’ai été d’abord marquée par la mort subite de la sœur Zouley Sangaré. Je ne vais pas établir ici les relations qui existaient entre nous avant sa mort, car au delà de ce que l’on pourrait lui reprocher, c’est une battante qui, pour éviter la méchanceté humaine, avait choisi de s’isoler. Nous ne devons pas nourrir les rumeurs ni salir sa mémoire. Quant à André Quénum, ça a été un grand choc. Il m’a lâché au moment où j’avais plus besoin de lui. Pour rappel, il était mon guide dans ma carrière musicale. Je lui dois tout aujourd’hui. Mais, décider de partir de la sorte reste une trahison. Car mon projet de concert live initié par mon staff est une vision qu’il a toujours voulue pour moi. Il a toujours été un grand soutien dans ma carrière. Il m’avait promis son assistance technique tout au long des séances de répétition dans le cadre de la préparation de mon concert du 22 mars prochain. Comme convenu j’attendais son retour de Parakou, il s’y était rendu pour donner une formation. Mais, hélas, ça s’est passé autrement. Je n’arrive pas à croire ni admettre qu’il soit parti. J’ai décidé de lui dédier ma soirée de concert Live du 22 mars 2013 en guise d’hommage. Car, il a toujours vécu dans la positivité. Il prenait tout du bon côté et c’était aussi un bon viveur. Pour être l’une des personnes très proches de lui, je suis bien placée pour savoir que la vie lui a été très belle. Car, il a su bien vivre. Que sa mémoire demeure et qu’il soit une référence pour ceux qui veulent suivre ses pas dans le domaine. Je ne lui connais pas d’ennemi.

Un mot pour conclure cet entretien ?

C’est dans la pratique que la puissance de l’athlète augmente. Il faut toujours s’exercer pour être le meilleur dans son domaine. Je profite de l’occasion pour souhaiter un joyeux anniversaire à mon enfant qui souffle une bougie de plus en ce mois de mars de même que mon adorable époux. Que la vie nous demeure toujours aussi belle !

Entretien réalisé par Donatien GBAGUIDI

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