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Reprise du dialogue social après deux reports:Le gouvernement prêt pour des négociations fructueuses


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A l’Infosec vendredi dernier, les membres de la Commission nationale permanente de concertation et de négociations collectives Gouvernement/centrales et confédérations syndicales se sont à nouveau retrouvés. Loin d’une déception, les syndicalistes peuvent se frotter les mains du fait que le gouvernement se serait rendu disponible à poursuivre les négociations afin qu’une solution définitive soit trouvée pour le meilleur des acteurs du système éducatif béninois.

En dépit de cette volonté, l’amertume reste du côté des partenaires sociaux. En effet, après deux (02) reports, cette troisième rencontre de négociations n’aura non plus soulagé le système éducatif béninois. « On n’a rien obtenu », a lâché le secrétaire général de la Cstb, Gaston Azoua à la sortie de cette rencontre qui a duré plus de trois (03) heures d’horloge. A en croire ses propos, « le gouvernement a purement et simplement refusé de restituer les défalcations ».

Et au premier responsable de la Csa Bénin, Dieudonné Lokossou d’ajouter « le gouvernement a même dit qu’on peut aller se plaindre à la justice ». Au regard de cette position du gouvernement, les syndicalistes entendent, pour leur part, user des mesures de lutte afin que les enseignants entrent en possession de leurs fonds. « Comme c’est le brut que le gouvernement aime, on va régler cette situation par la lutte », a annoncé Gaston Azoua.

 Par ailleurs, le calcul qu’expose le gouvernement face aux velléités revendicatrices des enseignants surtout par rapport aux défalcations controversées a été confirmé par le ministre de l’enseignement secondaire, Alassane Soumanou. « Je crois que les défalcations ne sont pas à remettre comme cela. Les textes prévoient que l’employeur peut défalquer dans certains cas », a martelé le ministre.

Le gouvernement toujours ouvert à un arrangement

Toutefois, le gouvernement trouve légitime la revalorisation de la fonction enseignante qui vient améliorer les conditions de vie et de travail de l’enseignant béninois. Et le point qui le stipule est le second relatif à celui à l’application correcte du décret 2011-505 du 05 août 2011 qui stipule la jouissance par les enseignants du secondaire, du primaire et de la maternelle, de l’augmentation de 25 % des indices de traitement sur la période 2011-2014. A ce niveau, le ministre a informé de ce que « rien ne pourra être fait avant 2015 mais plutôt après 2014 ».

En ce qui concerne la fin définitive des négociations comme le pensent certains syndicalistes, le gouvernement a précisé être toujours ouvert au dialogue et poursuivre les échanges pour atteindre une solution qui pourra satisfaire, et le gouvernement et les enseignants. « Rien n’a encore échoué, mais on n’a pas encore une solution », a confié Alassane Soumanou. Il faut préciser, qu’en guise d’introduction à la rencontre, le président de la commission, Pascal Koupaki a demandé au directeur du budget d’informer les partenaires sociaux de ce qui est convenu au niveau du ministère des finances.

Pour sa part, le directeur du budget a convié les syndicalistes à constater les difficultés financières que connait le pays. « Le ratio de la masse salariale au Bénin est très élevé soit 46% contre 35% indiqué et respecté dans la sous région », a-t-il révélé. Le gouvernement a convié les responsables syndicaux à expliquer cet aspect des difficultés financières que traverse le pays à leur base avant une prochaine rencontre.

Emmanuel GBETO

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