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Le triomphe de la vérité

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Entretien avec le directeur des services législatifs de l’Assemblée nationale, Isaac Fayomi:« Par rapport au parlement des jeunes, nous sommes dans une situation gravissime »


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Suite à la réunion convoquée par le président de l’Assemblée nationale en vue de la mise en place au Bénin d’un parlement de jeunes assez responsables et crédibles, selon les recommandations de l’assemblée parlementaire francophone, le directeur des services législatifs de l’Assemblée nationale, Isaac Fayomi approché, donne ici des explications par rapport à cette réunion et ce qu’on peut en attendre.

L’Evénement Pécis: Le président de l’Assemblée nationale vous a réuni jeudi avec certains cadres de différents ministères pour discuter au sujet du parlementaire des jeunes qui est en proie à une crise. Dites- nous de quoi s’agit-il réellement ?

Isaac Fayomi : Par rapport au parlement des jeunes, nous sommes dans une situation gravissime. Si vous vous rappelez, on avait des activités. Mais, aujourd’hui on se retrouve avec deux parlements des jeunes. Ce qui n’est pas normal. Or, qui dit parlement parle de la mise en place d’une structure provenant de l’Assemblée nationale.

Ce sont les chefs d’Etats réunis, il y a un certain nombre d’années qui ont décidé de la mise en place du parlement des jeunes dans tous les pays. Et l’Assemblée parlementaire de la francophonie en a fait son cheval de bataille en mettant des structures en son sein. Certains pays comme le Gabon, le Burkina Faso en ont déjà. On se rend compte que les jeunes, sous l’instigation d’un certain nombre de partenaires, ont été installés. Le président de l’Assemblée nationale nous a recommandé de mettre en place le parlement des jeunes.

On lui a dit qu’étant entendu qu’il y en a déjà un, on fait avec. Le président a pu les mobiliser et ils ont participé à une réunion de l’’Assemblée parlementaire de la francophonie. Mais très tôt, les dissensions sont nées en leur sein, ont conduit à la division et on s’est retrouvé avec un parlement dirigé par Prosper Atollou et un autre dirigé par Salem Ahossi.

Qu’est ce qui est à la base de cette division ?

Avant de répondre à cette question, je voudrais rappeler que l’Assemblée nationale, sans avoir pris part à leur mise en place, les a appuyés fortement. Il y aurait une mauvaise gestion de l’appui financier de l’Assemblée nationale et c’est contre cela que le second groupe s’est rebellé. Mais le parlement des jeunes respecte un certain nombre de principes. D’abord, c’est le critère d’âge. Ensuite, le critère de profil et celui d’une certaine équité sur le plan géographique national.

C’est donc un problème de mal gouvernance. On s’est rendu compte que le second groupe prend des initiatives très élevées. Quelqu’un d’entre eux est allé à une mission en Chine et actuellement on a appris qu’il serait en tournée en Europe. Mais ce n’est pas normal. Car, ils ne sont pas mis en place par l’Assemblée nationale. Le président Nago les a plusieurs fois mis en garde. Mais ils font à leur tête. Je parlais tantôt de problème gravissime.

Ceci, parce que, ce sont des jeunes qui sont appelés à prendre la relève. Mais s’ils se comportent comme ça en créant deux parlements de jeunes dans un même pays, alors ce n’est pas bien. Je vous dis que l’une des ailes a invité le président d’une Assemblée étrangère pour présider leur session sans aviser le président de l’Assemblée nationale. Et c’est son homologue de ce pays là qui a informé le président Nago de l’invitation de son parlement des jeunes.

Je voudrais dire, pour finir, que sur le plan national, nous avons un certain nombre de personnalités qui les appuient et leur donnent les moyens. Il est temps qu’ils sachent que l’Assemblée nationale a pris ses dispositions, ses responsabilités en décidant d’appuyer la décision de suspension du parlement des jeunes qu’avait prise le ministère chargé de relations avec les institutions et de procéder à une dissolution pure et simple.

Le Ministère de l’Intérieur a été associé à cette réunion, le Ministère de la micro- finance et un certain nombre de partenaires sont également associés. L’Assemblée nationale engage le processus de la mise en place effective d’un parlement des jeunes qui répond aux profils, aux critères édités par l’Assemblée parlementaire de la francophonie. C’est la seule porte de salut.

Quelle est la suite de cette réunion ?

L’Assemblée va peut être mettre en place le dispositif, soit un comité composé d’un certain nombre d’acteurs pour prendre les critères édités par l’APF pour qu’ils servent de base. Inviter les jeunes sur le plan national, selon un certain nombre de cota édités par l’APF et procéder solennellement à l’appel de candidature. L’Assemblée nationale doit pouvoir jouer sa partition.

Est-ce qu’il y a des avantages pour un pays d’avoir un parlement des jeunes ?

C’est important. Les jeunes, c’est la relève. Il faut un creuset pour leur permettre d’évoluer, d’apprendre la démocratie, d’étudier un certain nombre de dossiers. Je vous donne un exemple. La charte de la jeunesse étudiée et qui a été votée par le Bénin. Ce serait l’occasion pour ces jeunes de dépouiller ce qui est dedans. C’est donc un creuset d’apprentissage de la démocratie.

Est-ce que vous avez établi un chronogramme par rapport au processus qui a été mis en place au cours de vos assises du jeudi ?

Une réunion est prévue très bientôt réunissant les partenaires. Ce que nous avons établi, ce sont des décisions urgentes à prendre. Envisager le processus d’annulation de leur déclaration. J’oubliais de vous le dire, la deuxième aile est allée se faire enregistrer au Ministère de l’Intérieur. Or, c’est une aberration qu’un parlement se fasse enregistrer au Ministère de l’Intérieur. L’autre aile se dit qu’elle travaille sous la direction de l’Assemblée nationale et donc elle est plus légitime.

Propos recueillis par

Hugues E. Patinvoh

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