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Conférence des présidents des institutions constitutionnelles de la république:Mathurin Nago et ses pairs invitent le gouvernement à renouer le dialogue avec les syndicalistes


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Après le Conseil économique et social le 25 janvier dernier, la Haute cour de justice le 19 avril, c’est l’Assemblée nationale qui a accueilli hier jeudi 13 septembre la conférence des présidents des institutions constitutionnelles de la République. Une occasion pour les présidents d’institutions d’exhorter le gouvernement à renouer le dialogue avec les syndicalistes pour une rentrée 2012 et 2013 apaisée.

Pour la troisième fois au cours de cette année, Mathurin Nago, président de l’Assemblée nationale, Robert Dossou de la Cour constitutionnelle, Ousmane Batoko de la Cour suprême, Théodore Holo de la Haute cour de justice, Théophile Nata de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) et Nicolas Adagbé du Conseil économique et social (Ces) se sont réunis pour échanger sur différents dossiers.

Comme d’habitude, cette rencontre s’est tenue en deux étapes, notamment le huit clos des présidents qui aura duré plus de cinq heures d’horloge et ensuite la plénière avec la présence des cadres de chacune des institutions membres. Selon le président de l’Assemblée nationale, la conférence a débattu de sept dossiers dont, entre autres, des comptes rendus des deux précédentes séances, le point d’exécution des différentes tâches, les sujets brulants de l’actualité nationale, le financement de la communication autour de leurs rencontres, la programmation des nouvelles tâches, la fixation de la nouvelle date ainsi que du lieu de la prochaine rencontre etc.

Mais au cours de la plénière, seulement 4 points ont été abordés. Il s’agit notamment des comptes rendus des précédentes rencontres, le point des nouvelles tâches, la fixation de la nouvelle date et du lieu de la prochaine rencontre et enfin les divers. A la fin de la plénière, c’est le président de l’Assemblée nationale, Mathurin Coffi Nago qui s’est fait le porte-parole de ses pairs. Il a déclaré en substance qu’au cours de leur huit clos, plusieurs dossiers majeurs ont été abordés dont l’évolution du dossier relatif à la correction de la liste électorale permanente informatisée, la rentrée scolaire prochaine par rapport à laquelle les présidents d’institutions ont expressément demandé au gouvernement de tout mettre en œuvre pour renouer le dialogue avec les syndicalistes.

La révision de la constitution, le fonctionnement des institutions et les difficultés auxquelles elles sont confrontées ont également été abordés. A signaler que ce huit clos entre les présidents d’institutions s’est déroulé en présence du ministre des Finances Jonas Gbian invité pour échanger avec la conférence des présidents sur des questions économiques.

Hugues E. PATINVOH

                                                                                     Déclaration de Mathurin Coffi Nago à la fin de la rencontre

Je voudrais d’abord vous préciser le cadre de cette réunion. Il s’agit d’une conférence des présidents des institutions de la République pour aborder un certain nombre de questions. Dans le cadre de cette réunion qui est la troisième de cette année, je dois dire que l’Assemblée nationale est tout à fait heureuse de pouvoir l’organiser compte tenu de l’importance du cadre d’échanges et de la pertinence des sujets qui sont abordés à cette occasion. Dans le cas d’espèce, nous avons, au premier point, abordé des questions majeures d’intérêt national.

 Au nombre de celles-ci, je peux citer le problème de la Lépi Vous savez que c’est l’Assemblée nationale qui a reçu pour tâche d’aborder cette question. J’en ai profité pour informer les autres présidents d’institutions de l’évolution de ce dossier au niveau de l’Assemblée nationale. Je les ai rassurés que ce dossier va connaître certainement un heureux aboutissement. Nous en discutons et d’ici quelques jours, vous aurez le point précis de son évolution.

Toujours dans le cadre de ces questions d’intérêt national, nous avons réfléchi par rapport à la rentrée scolaire prochaine. Nous sommes des présidents d’institutions ; nous nous intéressons à la vie sociale et à la vie nationale et nous avons souhaité que cette rentrée se passe dans de bonnes conditions. Vous savez qu’on n’est plus très loin de cette rentrée scolaire. Nous avons souhaité vivement que le gouvernement fasse tout pour que, dans le cadre d’un dialogue apaisée, tout soit mis en œuvre pour que cette rentrée se passe dans de bonnes conditions ; pour que nos populations et particulièrement nos enfants ne soient pas victimes d’un retard au cours de cette rentrée. Nous avons échangé sur le problème de la révision de la Constitution.

Chacun à ses réflexions là-dessus et chacun aura certainement un rôle à jouer à ce niveau. Mais le problème est surtout au niveau du gouvernement et de l’Assemblée nationale. Nous avons échangé pour voir ce qui peut être fait et ce qui est souhaité. Ce sont des échanges informels. Mais c’est important que les présidents d’institutions puissent s’en préoccuper. Maintenant, nous avons, en deuxième point, échangé sur le fonctionnement de nos institutions.

Vous savez que chaque institution a un fonctionnement bien précis et chaque institution a des règles bien précises prévues par la Constitution et les lois ordinaires. Il nous arrive au cours de nos rencontres, d’échanger sur le fonctionnement des institutions, les problèmes vécus par chacune de nos institutions et sur les relations qui existent entre les différentes institutions dans le cadre du fonctionnement harmonieux de l’Etat. Ça a été le deuxième grand point que nous avons abordé. Nous avons également échangé sur l’exécution des tâches que nous avions programmées.

 A l’issue de chaque réunion, nous programmons des tâches qui méritent d’être exécutées dans un délai bien déterminé et nous nous faisons toujours un plaisir et un devoir de faire le point d’exécution de ces tâches là. A l’issue de ce point, nous programmons de nouvelles tâches au regard de l’exécution partielle ou totale ; et évidemment des contingences qui nous apparaissent nouvelles et pour lesquelles il faut prendre d’autres engagements. Voilà essentiellement les questions dont nous avons débattu.

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