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Le triomphe de la vérité

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En réponse à l’entretien télévisé du Chef de l’Etat lors de la fête du 1er août:Karimou Rafiatou et des femmes appellent Yayi à rassurer les Béninois


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Les femmes sont mécontentes des propos tenus par le Chef de l’Etat lors de son entretien télévisé du mercredi 1er août dernier. Et pour exprimer leur mécontentement, elles ont donné de la voix hier. C’était à l’occasion d’un point de presse qu’elles ont animé au Chant d’Oiseau de Cotonou. En tête de peloton, trois femmes, toutes politiques.

Elles ont nom, Karimou Rafiatou, Affo Djobo et Colette Houéto. Dans son introduction liminaire, l’ancienne députée à l’Assemblée nationale, Affo Djobo a dit son indignation par rapport à ce qu’elle appelle « le show médiatique » auquel s’est adonné le Chef de l’Etat lors de la célébration du 52ème anniversaire de l’indépendance du Bénin, mercredi dernier. « C’est une dérive et nous nous devons de dire non. Plus jamais ça. Sinon, notre pays va droit dans le mur », a laissé entendre Amissétou Affo Djobo avant d’inviter le Président de la République à rassurer les Béninois.

Car, pour Karimou Rafiatou, il s’est bien « trompé de cible et de combat en tenant de pareils propos qui visent à opposer une partie du peuple contre une autre. « Ce sont des déclarations qui comportent des traces du régime révolutionnaire », estime l’ancienne ministre du régime Kérékou. Et elle va plus loin. « Les propos du président ont terni l’image du Bénin à l’intérieur et à l’étranger. Beaucoup nous ont appelé de l’extérieur pour nous exprimer leur étonnement face à ces propos », a déclaré Karimou Rafiatou avant d’inviter également le Chef de l’Etat à rassurer le peuple.

 Pour elle, il devra se débarrasser de ceux qu’elle appelle des « pontifes qui sont devenus des va-t-en- guerre». Des propos du Chef de l’Etat, Colette Houéto, ancienne ministre de l’actuel régime a également fait le même diagnostic. Pour elle, le réel problème qui se pose aujourd’hui, c’est bien celui de la crise de confiance entre le Président de la République et les populations. Et c’est au règlement de ce problème qu’elle a invité le Président de la République.

Et cela passe par la nécessité de garantir aux uns et aux autres, le droit d’exprimer ce qu’ils ressentent. Il faut dire que cette sortie médiatique a tant mobilisé des personnalités politiques que des acteurs de la société civile et des centrales syndicales. Le mot d’ordre de tous les intervenants restant le même. Il faut rester vigilant pour contrer toute situation qui mettra en cause, les acquis de la démocratie.

Encore des perturbations, mais maitrisées

Le point de presse de Karimou Rafiatou et certaines femmes leader a également connu quelques perturbations. Après les interventions des trois conférencières, la parole a été donnée aux invités. Dans le lot, deux femmes sortent d’une rangée où se réunissent quelques unes de leurs acolytes. Elles s’invitent devant, puis dans un français approximatif, posent des questions plutôt provocatrices. « 2016 là, on va faire élection non. Vous là, attend 2016 pour faire campagne.

 Laissez le président faire son travail non. J’ai fini », a laissé entendre la première femme, la quarantaine environs. Quant à la seconde, elle apostrophe directement l’honorable Amissétou Affo Djobo : « Ce que moi je veux là, Affo Djobo, vous êtes de l’Union fait la Nation ou Abt ? » La réaction a été vive. A ces interventions plutôt inattendues, toute l’assistance se met à rire. Les conférencières ont commencé, avec un air d’indignation par déplorer le fait.

Tout en reprenant certains des propos tenus par le Chef de l’Etat en goun, Colette Houéto a réussi à convaincre quelques unes des femmes concernées de la gravité de la situation. Et c’est ainsi qu’elles ont dû se ressaisir. Mais l’une parmi elle ne voulant rien entendre, s’est mise à tempêter invitant les conférencières à laisser le Président de la République accomplir dans la sérénité son mandat.

Exaspérées par ces vociférations qui ont fini par susciter des réactions des autres invités, les conférencières ont dû inviter les agents de sécurité privée connus sous le nom de « Gros bras » invités pour la circonstance à se débarrasser de l’instruise devenue, entre temps, un trouble-fête.

Donatien GBAGUIDI

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