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Le triomphe de la vérité

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21ème session du Conseil exécutif ordinaire de l’Union africaine (UA):Le ministre Nassirou Arifari-Bako préside les travaux


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Le ministre des Affaires étrangères, Nassirou Arifari-Bako

Les travaux de la 21ème session du Conseil exécutif ordinaire de l’Union africaine (UA) se tiennent depuis hier, 12 juillet dans l’enceinte du nouveau Centre de conférence de l’UA à Addis-Abeba, la capitale éthiopienne. A l’ordre du jour, sont inscrits de nombreux dossiers, dont les crises que traverse le continent africain, de même que l’épineuse question de l’élection du nouveau président de la commission de l’organisation. C’est Nassirou Bako-Arifari, le ministre béninois des Affaires étrangères et président du Conseil exécutif qui préside ces assises prévues pour durer deux jours.

Deux jours. C’est le délai dont disposent les ministres des Affaires étrangères et les représentants des Etats membres de l’Union pour se pencher sur les nombreux dossiers inscrits à l’ordre du jour de cette réunion. Les différents rapports des réunions ministérielles organisées par la Commission de l’UA au cours des six derniers mois, les différentes questions entrant dans le cadre du 19ème sommet de l’UA qui s’ouvre sur le thème «Promouvoir le commerce intra-africain» sont au menu des travaux.

Le Conseil exécutif va également se pencher sur les rapports de certains organes de l’UA, avant de se lancer sur l’examen des articles proposés par les États membres. Pour le ministre Nassirou Bako-Arifari, le défi à relever par cette réunion est la solution définitive à l’élection des commissaires de l’Union africaine et l’élection de trois juges de la Cour africaine des droits de l’homme (CADHP) ainsi que la nomination d’un juge du Tribunal administratif ad’hoc de l’ UA.

 Présidé par Nassirou Bako-Arifari, le comité exécutif a la lourde tâche de vider l’épineuse question de l’élection du nouveau président de la commission de l’organisation. Le chef de la diplomatie béninoise reste déterminé à relever ce défi. « Cette situation pose un problème à notre organisation et c’est un défi pour les États membres », a-t- il déclaré devant ses pairs. Les crises et conflits auxquels est confronté le continent africain, notamment au Mali, en RDC et aux Soudan et Sud Soudan font également partie des préoccupations des participants.

L’ouverture de la réunion des ministres des Affaires étrangères est préalable au sommet des chefs d’États qui se tiendra les 15 et 16 juillet à Addis-Abeba. Au cours de sa réunion, le comité présidé par le ministre béninois aura également à travailler sur le rapport à soumettre à la 19ème assemblée des chefs d’Etats et de gouvernements qui s’ouvre le 15 juillet sous la présidence effective du président en exercice de l’Union africaine, Dr Boni Yayi.

Wandji A.

Discours du ministre des Affaires étrangères, de l’intégration africaine, de la francophonie et des Béninois de l’extérieur, à l’ouverture de la 21ieme session ordinaire du conseil exécutif de l’Union Africaine

Addis-Abeba, le 12 juillet 2012

• Mesdames et Messieurs les membres du Conseil Exécutif, chers Collègues ;

• Monsieur le Président de la Commission de l’Union Africaine ;

• Mesdames et Messieurs les Chefs de délégation ;

• Honorables Ministres invités observateurs ;

• Mesdames et Messieurs les Commissaires ;

• Messieurs les Chefs Exécutifs des Communautés Economiques Régionales ;

• Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, Représentants Permanents ;

• Mesdames et Messieurs les membres du Corps Diplomatique et des Organisations Internationales ;

• Mesdames et Messieurs ;

Dans quelques jours, la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine, l’instance suprême de notre organisation panafricaine, tiendra sa 19ème Session ordinaire, ici même à Addis-Abeba, cette belle ville éthiopienne chargée de symbole et d’histoire.

En prélude à cet important événement, et conformément aux règles de fonctionnement de notre organisation, nous voici réunis ce jour, 12 juillet 2012, au sein de notre Organe, le Conseil Exécutif, pour préparer le 19ème Sommet de l’Union.

Mes premiers mots seront à l’endroit des Etats membres que vous représentez, pour la confiance qu’ils ont accordée à mon pays en l’élisant à la Présidence en exercice de l’Union Africaine, lors du 18ème Sommet de la Conférence de l’Union tenu ici-même, les 29 et 30 janvier 2012.

Depuis cette élection, c’est la première fois que le Conseil Exécutif se réunit sous la présidence effective du Bénin. C’est donc un honneur et un privilège pour moi en ma qualité de Président du Conseil Exécutif, de saluer tous les Ministres et hôtes ici présents et de souhaiter une chaleureuse bienvenue, particulièrement aux nouveaux Ministres membres de notre Conseil.

C’est aussi le lieu de saluer, en votre nom à tous, les autorités de cette ville et également le Gouvernement éthiopien pour les facilités et les bonnes conditions de travail qu’ils ont toujours offertes pour la réussite de nos délibérations. Qu’ils en soient infiniment remerciés.

Mesdames et Messieurs les Ministres et Chefs de délégation;

Excellences Mesdames et Messieurs ;

Permettez-moi de rappeler que la Présidence béninoise de l’Union Africaine avait coïncidé avec les élections pour le renouvellement des membres de la Commission. Comme nous le savons tous, la 18ème Session Ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union n’est pas parvenue à élire le Président et les autres membres de la Commission. Cette situation, non seulement pose un sérieux problème pour le fonctionnement harmonieux de notre organisation, mais constitue également un véritable défi pour la crédibilité de l’Union et de ses membres.

Comme en 2011, les six (06) premiers mois de l’année 2012 ont été rudes pour notre organisation sur le plan politique et sécuritaire. En effet, en dehors des situations qui y prévalaient déjà, notre continent se trouve plus que jamais confronté à de nouvelles crises qui menacent la paix et la sécurité et qui appellent de la part de l’Union, des organisations régionales et de leurs Etats membres, des actions énergiques pour rétablir au plus tôt l’ordre et la sécurité.

En témoignent éloquemment, la crise malienne multidimensionnelle, la persistance du conflit entre le Soudan et le Soudan du Sud, la situation toujours préoccupante en Somalie, la crise malgache non encore totalement résolue, la reprise des hostilités au Nord Kivu en République Démocratique du Congo, la crise institutionnelle et politique en Guinée Bissau, les actes de terrorisme au nord du Nigéria et les actes de piraterie maritime le long des côtes somaliennes et dans le Golfe de Guinée.

Je me félicite des initiatives prises et des actions menées par la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Union Africaine quant à la gestion de la crise malienne et de la situation en Guinée Bissau. Je me réjouis des actions méritoires du Groupe de mise en œuvre de Haut niveau dirigé par le Président Thabo MBEKI, qui ont permis d’arrêter les hostilités entre les deux (02) Soudan et d’engager les négociations. Je salue également les efforts de la SADC dans la recherche de solutions durables à la crise politico-institutionnelle au Madagascar. Malgré les avancées en Somalie, grâce notamment aux sacrifices consentis par l’AMISOM et les pays de la région, et malgré l’engagement désormais plus résolu de la communauté internationale, beaucoup d’efforts restent encore à faire.

On ne peut non plus passer sous silence la question du Sahara Occidental, dont la résolution reste toujours une des priorités sur l’agenda de l’Union africaine et l’Organisation des nations unies.

Face à tous ces défis sécuritaires, le parachèvement de l’architecture continentale de paix et de sécurité devient une impérieuse nécessité. A cet égard, en notre nom à tous, permettez-moi de féliciter la Commission, pour les efforts déployés dans l’appui et le suivi de la recherche des solutions de sortie de crise, de règlement des conflits, de consolidation de la paix sur le continent et du parachèvement de l’architecture continentale de paix et de sécurité.

Au regard de tout ce qui précède, nous aurons donc au cours de nos travaux à accorder une attention particulière à la situation sécuritaire et politique sur le Continent. Le rapport d’activités du Président de la Commission nous édifiera davantage, j’en suis certain, sur les différentes menaces auxquelles le Continent fait face et les approches de solutions pour une plus grande stabilité.

Toutefois, nous devons faire ressortir tout de même les avancées enregistrées en matière d’approfondissement de la gouvernance politique sur le contient. C’est le lieu aussi de nous réjouir des évolutions positives en matière de démocratisation intervenues, notamment au Sénégal, en Egypte et en Libye, où des élections se sont déroulées ces six derniers mois.

Mesdames et Messieurs les Ministres et Chefs de délégation;

S’il est vrai que le développement de chacun de nos pays et du Continent tout entier dépend fondamentalement de la paix et de la sécurité, il nous faut reconnaître aussi qu’il est étroitement lié à l’intégration de nos économies.

C’est le lieu pour moi de rappeler et de souligner l’importance du thème central de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union qui porte sur l’intensification du commerce intra-africain.

C’est dire que les questions liées à l’intégration économique et commerciale, notamment la question du renforcement et de la rationalisation des Communautés Economiques Régionales (CER) seront également au centre de nos discussions.

A l’évidence, les Communautés Economiques Régionales ont un rôle central à jouer dans la réalisation des objectifs d’intégration de notre Continent.

C’est encore dans cette même perspective d’intégration plus large qu’il faut inscrire la tenue heureuse de l’historique Premier Sommet Mondial de la Diaspora Africaine le 25 Mai 2012 à Sandton en Afrique du Sud. C’est le lieu de renouveler la gratitude de tout le continent aux autorités sud-africaines pour le rôle de leadership qu’elles ont joué et les efforts multiformes qu’elles ont déployé pour assurer le succès de cet événement, jalon fondamental vers la construction de la famille africaine mondiale.

Au vu de ces nombreux défis à relever, vous convenez alors avec moi, qu’en tant que centre névralgique des activités de notre organisation continentale et instrument de mise en œuvre des décisions des organes que sont le Conseil Exécutif et la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement, la Commission de l’Union a un rôle déterminant de coordination et d’harmonisation à jouer.

Mesdames et Messieurs les Ministres et Chefs de délégation;

L’objectif de notre session est de préparer avec minutie les travaux de la 19ème session ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union.

Dans ce cadre, je voudrais féliciter le Comité des Représentants Permanents (COREP) pour la qualité du travail préparatoire et des rapports soumis à notre appréciation.

Outre ces rapports, le Conseil aura, dans son ordre du jour, à adopter le budget de l’Union afin de la doter de moyens nécessaires, pour lui permettre de remplir sa mission tout en insistant sur la gestion rigoureuse des Fonds qui seront alloués.

A cet égard, je voudrais souligner de nouveau l’impérieuse nécessité de trouver une solution durable au problème du financement de notre Union et de ses activités. C’est la condition sine qua none de l’appropriation par nous-mêmes de nos initiatives, ainsi que de l’affirmation de notre indépendance et de notre leadership.

C’est pourquoi, nous nous devons d’accorder une grande attention au rapport du Panel de Haut Niveau sur les sources alternatives de financement de l’Union Africaine, dirigé par l’ancien Président Olusegun OBASANJO du Nigeria.

Mesdames et Messieurs les Ministres et Chefs de délégation;

La responsabilité qui nous incombe dans la préparation des travaux du 19ème Sommet de l’Union est grande, car de la qualité des résultats de nos délibérations et de nos recommandations, dépendra en partie le succès de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement.

Je ne doute point de notre disponibilité et de notre détermination communes à ne ménager aucun effort, pour mener à bien nos travaux.

Je ne saurais terminer mes propos, sans souligner l’importance des missions toujours grandissantes de l’Union Africaine, dans le contexte actuel de mondialisation, dont la Commission, organe d’exécution, a besoin de leadership pour s’acquitter efficacement des tâches qui lui sont confiées.

Vive la solidarité interafricaine

Vive l’Union Africaine

Je vous remercie.

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