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Le triomphe de la vérité

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Jacques Ayadji, secrétaire général Adjoint du Syntra-TP:« Le Bénin ne gagne rien de sa coopération avec la Chine »


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Jacques Ayadji, secrétaire général Adjoint du Syntra-TP

nvité hier sur « Zone Franche » de Canal 3, le secrétaire général adjoint du syndicat national des travailleurs de l’administration des transports et des travaux publics (Syntra-TP), Jacques Ayadji a dénoncé le diktat de la Chine au Bénin et invité à la révision de la coopération entre les deux Etats.

« Les entreprises chinoises sont recrutées sans appels d’offres, bénéficient d’exonérations exorbitantes, ne font l’objet d’aucun contrôle… ». Ce sont quelques une des récriminations mentionnées par le secrétaire général adjoint du Syntra-TP, Jacques Ayadji au cours de sa sortie médiatique. Pour lui, les avantages tirés de la coopération entre le Bénin et la Chine sont à sens unique. « On crée les projets au Bénin pour régler les problèmes de la Chine », explique t-il.

Aussi, Jacques Ayadji fustige t-il le laxisme des gouvernants béninois qui, contrairement à leurs interlocuteurs, se préoccupent peu des intérêts de leurs populations. Car, estime t-il, les contrats signés entre les deux Etats souverains laissent transparaître le diktat de la Chine qui impose au Bénin sa volonté dans la réalisation des infrastructures notamment les édifices publics et les routes.

A titre d’exemple, le SGA/ Syntra-TP cite le cas de l’échangeur de Godomey qui ne respecterait pas les normes en terme de qualité et mettrait à nu la qualité approximative des travaux confiés aux entreprises chinoises. Il en est de même de nombreux autres travaux exécutés par des entreprises chinoises sur toute l’étendue du territoire national. C’est fort de cet état de fait qu’il s’est montré catégorique : « les entreprises chinoises ne font pas un travail de qualité ».

Cependant, pour l’invité de « Zone Franche », la colère des travailleurs de l’administration des transports et des travaux publics est d’autant plus exacerbée que d’une part, les entreprises nationales sont écartées par le gouvernement dans l’exécution de ces travaux et d’autre part, les contrats signés par l’Etat béninois avec les entreprises chinoises entraînent des coûts exorbitants pour le contribuable béninois. Ainsi, selon ses propos, les accords de dons ou prêts sans intérêts signés avec la Chine, en violation dans certains cas de la Constitution du Bénin, conduisent à des surévaluations des coûts réels des travaux et à doter le pays d’infrastructures de qualité douteuse.

 Au sujet de l’assassinat de l’ouvrier béninois par un chinois

L’attitude adoptée par le ministre Lambert Koty au lendemain de l’assassinat crapuleux d’un ouvrier béninois le vendredi 25 mai n’est pas du goût du Syntra-TP. Pour son secrétaire général adjoint, l’acte commis par l’ouvrier chinois n’est pas justifié et mérite une punition exemplaire pour mettre un terme à de tels actes qui font suite à une série de brimades, voies de fait et autres violences sur des ouvriers béninois sur des chantiers dirigées par des entreprises chinoises.

Ainsi, devant cette situation, le ministre Lambert Koty se devait, selon Jacques Ayadji de témoigner son soutien aux ouvriers béninois privés d’un des leurs par un ouvrier chinois en détenant par devers lui et de façon illégale, une arme à feu sur son lieu de travail. Aussi, dénonçant le grand fossé dans le traitement des ouvriers chinois et béninois, Jacques Ayadji invite le gouvernement à prendre ses responsabilités pour punir avec rigueur cet assassinat.

Jean-Claude D. DOSSA

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