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Le triomphe de la vérité

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Privés de salaire depuis 3 ans:Les agents recrutés sur mesures sociales au CHD-OP s’insurgent et interpellent Boni Yayi


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Edouard Boko est agent de santé recruté au Centre hospitalier départemental de l’Ouémé-Plateau (CHD-OP) sur mesures sociales depuis plusieurs années. Marié et père d’enfants, il est aujourd’hui confronté à d’énormes difficultés de subsistance. En effet, depuis trois ans, il ne perçoit plus de salaire. Le motif avancé par leurs employeurs, c’est qu’il est en train d’être reversé dans la fonction publique conformément à la politique sociale du gouvernement Yayi I. Comme Edmond, plus de 93 agents ‘’mesures sociales’’ vivent le martyr.

Leur salaire est bloqué tandis que leurs collègues qui bénéficient des statuts similaires pour ne pas citer les contractuels locaux des hôpitaux jouissent allègrement de leur rétribution sans oublier les nombreuses primes rattachées à leurs fonctions. Plus grave, ces agents ‘’mesures sociales’’ ne jouissent que d’une seule prime appelée prime de rendement qui est payée toutes les fois que possible. Or, comme le dit un adage, « ventre affamé n’a point d’oreille ». Dans le milieu de la santé, les conséquences sont plus graves. Et pourtant, c’est ce que vivent ces centaines d’agents dits ‘’mesures sociales’’ des centres de référence départementaux et centres de santé communaux depuis 31 mois. Ne pouvant pas se taire trop longtemps, ils ont décidé de se regrouper en collectif pour mieux se faire entendre.

Ainsi, ils ont entamé des démarches externes depuis le 08 Novembre 2011 après avoir exploré toutes les voies de négociation interne. Le collectif a saisi successivement le ministre de la santé, Mme Dorothée Gazard Kindé ainsi que le médiateur de la République le professeur Albert Tévoédjrè. Dans leur plaidoirie, le collectif écrit que « depuis 2 ans, certains agents de santé vivent une situation désagréable.

Celle qui consiste à la cessation de paiement de leurs salaires sous le motif qu’on serait en train de procéder à leur reversement ». Suite à cette lettre datant de Novembre 2011, la directrice de cabinet, Mme Nago a reçu le collectif sur instruction de l’autorité. Elle a apaisé les agents et promis une prompte réaction de l’employeur à en croire M. Edouard Boko, son coordonnateur. Après plus rien. Agacé par le statut quo, le collectif a relancé depuis le 30 Avril, le médiateur de la République qui prône le dialogue dans le secteur de la santé au détriment de la cessation de travail sans service minimum.

A ce jour, le professeur Albert Tévoédjrè n’a pas encore trouvé la panacée. Le hic dans cette affaire de blocage de salaire, c’est que le ministère de la santé a déjà payé plus de 4 milliards de primes alors que les salaires tournent autour de 500 millions au total, selon les concernés. Le ministère s’apprête encore à payer d’autres primes aux autres travailleurs de la santé au détriment de ses employés dits ‘’mesures sociales’’ qui jouissent d’un contrat à durée indéterminée. Parmi les comptables qui payent les primes, il y en a qui sont du collectif ‘’mesures sociales’’. « On nous a toujours dit que c’est le ministre des finances d’alors Mme Mathys Adidjatou qui n’aime pas sortir l’argent.

 Mais, il y a un nouveau ministre des finances et nous espérons qu’il agisse au plus vite pour calmer notre faim », a commenté M. Boko. Pour l’instant, le collectif se prépare à rallier les autres travailleurs à leur cause. Au regard de ce qui précède, il appartient au ministre de la santé de prendre ses responsabilités et de trouver une solution immédiate à ce problème.

Hugues E. PATINVOH

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