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Situation conflictuelle à l’université d’Abomey Calavi:La Fneb exige la libération des étudiants innocents avant toute négociation


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Depuis le début de la semaine, le campus universitaire d’Abomey Calavi est sous tension. Des affrontements répétés ont été constatés entre forces de l’ordre et étudiants avec à l’appui des dégâts matériels importants et l’arrestation d’un certain nombre d’étudiants. Depuis hier jeudi 17 mai, le calme revient peu à peu avec la réticence des étudiants à se prononcer sur la situation. Mais, pour le bureau directeur de la Fédération nationale des étudiants du Bénin (Fneb), il faudrait d’abord libérer les étudiants et démilitariser le campus avant toute négociation.

A la genèse, il s’agissait d’un incident entre un professeur de géographie et un étudiant. Ce dernier a répliqué à une gifle de son professeur et s’est fait battre par ses camarades et pour ne pas s’arrêter là, le professeur a conduit l’affaire devant la justice. C’est donc lors du procès que d’autres étudiants y compris le président de l’Unseb, André Assè ont été arrêtés et gardés à vue.

Toujours solidaires des leurs, les étudiants ont enclenché des mouvements afin d’exiger la libération de leurs camarades. Les autorités rectorales ne pouvant pas supporter le vacarme produit par ceux-ci, ont fait appel aux forces de l’ordre qui ont, comme d’habitude, procédé par la manière forte, à savoir, les coups de matraque, les gaz l’lacrymogène et autres moyens pour maitriser la fureur des étudiants. Bilan : des blessés grave dans le camp des policiers comme des étudiants, un bus de l’Uac incendié et des casses à la faculté des lettres arts et sciences humaine (Flash) et même au niveau des cabines estudiantine.

Depuis jeudi, le calme semble revenu. Mais on peut penser que c’est parce que c’est un jour férié. Les étudiants, par endroits, s’intéressent plus à leurs polycopies et pour certains, pas question de se prononcer sur un problème entre père et fils qui met en péril tout un campus. Au bureau de la Fneb, le ton n’est pas à l’apaisement. « Nous exigeons la libération des étudiants innocents en premier lieu puis la libération du campus qui passe par le départ des militaires.

Ensuite, on essayera de discuter entre autorités rectorales et étudiants afin de trouver une porte de sortie », a confié Smith Ahouandjinou, président en exercice de la Fneb. Pour l’instant nombreux sont ceux qui pensent que le recteur Sinsin est allé contre sa parole en militarisant l’université. Mais pour d’autres, pas question de baisser les bras. Car, les étudiants innocents doivent être libérés.

Yannick SOMALON (Coll.)

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