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Le triomphe de la vérité

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Rumeur de passation de marché gré à gré à la Sonapra:Les vérités du Dg Idrissou Bako;les doutes levés


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DG/Sonapra Idrissou Bako

Crise de confiance et imprécision par rapport à la livraison des intrants. C’est la raison évoquée par le directeur général de la Société nationale de promotion agricole (SONAPRA) pour justifier hier la passation d’un marché de 28 000 tonnes d’engrais NPK et de 10 000 tonnes d’urée à la société WABCO-COTIA malgré l’adjudication légale du marché des intrants à deux entreprises en avril dernier, la SDI et DFA.

Intervenant hier au cours d’une conférence de presse organisée au Ministère de l’agriculture, le directeur général de la Sonapra, Idrissou Bako a démenti les rumeurs faisant état de ce que sa société aurait commandé illégalement des intrants pour une valeur de 13 milliards de FCFA auprès de la société WABCO-COTIA qui n’a pas été retenue lors de l’adjudication des récents appels d’offre organisés par l’Association Interprofessionnelle du Coton (AIC) comptant pour la campagne 2012-2013.

 Bien qu’ayant reconnu que la Sonapra a effectivement fait une commande d’intrant pour 28 000 tonnes d’engrais NPK et de 10 000 tonnes d’urée dans le cadre de la campagne cotonnière en cours, Idrissou Bako a indiqué toutefois qu’il s’agit d’une démarche dictée par le gouvernement. C’est donc une décision du gouvernement qui a demandé à la Sonapra de constituer un stock tampon du fait des imprécisions notées chez les fournisseurs retenus par l’AIC au cours de l’adjudication de l’appel d’offre d’avril dernier.

Par mesure de précaution et de prudence, le gouvernement a demandé à la troisième société dans l’ordre de sélection lors du dépouillement des offres relatives à l’approvisionnement en intrants, de livrer cette commande de 28 000 tonnes d’engrais NPK. Selon Idrissou Bako, cette décision est inspirée du fait que les deux sociétés passées premières, la SDI et la DFA, n’auraient pas cru devoir réagir aux informations demandées par le gouvernement qui voulait s’assurer du nom des navires devant livrer les engrais et de leur connaissement, afin de ne pas assister à une surprise de dernière minute.

Car les semis devant démarre dans deux semaines, il n’entend pas assister à une année blanche du coton du fait d’une mauvaise surprise provenant des fournisseurs. Si les sociétés concernées ont fourni effectivement les noms des navires ukrainiens, elles n’auraient pas pu donner le connaissement demandé. Or, la suspension de l’accord-cadre liant l’AIC à l’Etat, rendait déjà caduques les adjudications qu’elle a pu prononcer en avril et qui accordaient l’approvisionnement en intrant des contonculteurs béninois à la SDI et à la DFA au titre de la campagne actuelle. Malgré cela, le gouvernement a voulu tenir compte de ces adjudications, mais en associant la WABCO-COTIA, étant entendu que cette société a même porté plainte contre les résultats du dépouillement de l’appel d’offres en question.

Le DG/Sonapra soutient même qu’il n’y a pas eu surfacturation et qu’il ne saurait y en avoir compte tenu de l’environnement actuel. Le prix de l’engrais commandé à WABCO-COTIA a été basé sur le prix moyen pondéré proposé dans les coopératives villageoise des producteurs de coton (CVPC), soit 366 000F par tonne, ce qui est inférieur au prix proposé par SDI et DFA. L’occasion a été donnée au premier responsable de la Sonapra de lever un coin de voile sur le système de passation des marchés publics mis en place par l’AIC depuis plusieurs années. Ce système, assure-t-il, est de type monopolistique. Il empêche de fait toute concurrence nationale et internationale. Pour ce qui est des herbicides par exemple, il n’y a jamais eu d’appel d’offres.

 Et il n’y avait pas de référentiel des prix non plus. Les appels d’offres lancés pour la fourniture des insecticides sont organisés de façon à ne favoriser qu’une certaine société. « La pertinence de l’engagement du chef de l’Etat à rompre avec tous les systèmes monopolistiques n’est plus à démontrer », a-t-il indiqué. Par ailleurs, Idrissou Bako a fait remarquer que dans toute la sous-région, il y a des usines de production d’engrais. « La politique de l’AIC a fait qu’il n’y en a pas au Bénin », a laissé entendre Idrissou Bako.

Olivier ALLOCHEME

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One thought on “Rumeur de passation de marché gré à gré à la Sonapra:Les vérités du Dg Idrissou Bako;les doutes levés

  1. SEMASSA

    Je suis désolé par ces comportements visant à régler des comptes politiques avec l’avenir des opérateurs économiques nationaux.
    Hier c’était FAGBOHOUN aujourd’hui TALON et demain? et comme ça vous nous parlez de développement?
    Cette façon de couler les hommes d’affaire n’est pas bien.

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