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Le triomphe de la vérité

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Piétinement des réformes de Boni Yayi et impasse dans le processus de révision de la constitution:Azannaï dénonce le jeu flou et dangereux de Nago


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Invité de l’émission Zone Franche hier sur la télévision Canal 3, le député des Forces Cauris pour un Bénin Emergent (FCBE) Candide Azannai n’a pas caché son désarroi face à la gestion de plusieurs dossiers brûlants de l’actualité politique et économique nationale, notamment les dossiers relatifs au Programme de Vérification des importations (PVI) et à la révision constitutionnelle. Pour lui, Mathurin Nago, Président de l’Assemblée Nationale, est le responsable principal de l’impasse dans le processus de révision de la constitution et des réformes.

Candide Azannai, n’a pas sa langue dans sa poche. Bien qu’étant membre de la majorité présidentielle, il ne cache pas ses vérités à la mouvance. A visage découvert, il a violemment dénoncé ce qu’il appelle le « jeu flou et dangereux » du Président de l’Assemblée nationale. « Mathurin Nago est celui qui a favorisé l’impasse du processus de révision constitutionnelle à travers la retraite parlementaire de Parakou. »

 C’est en ces termes que l’honorable député de la mouvance présidentielle a justifié l’acte récent des parlementaires béninois qui en majorité ont bloqué le projet de révision de la constitution introduit par le Chef de l’Etat à l’Assemblée Nationale. En effet, selon lui, la retraite parlementaire de Parakou organisée par le président de l’Assemblée Nationale Mathurin Coffi Nago est le principal torpilleur de la réforme majeure qu’est la révision constitutionnelle.

Et pour démontrer ses déclarations, le député, ancien ministre de Boni Yayi trouve que c’est depuis l’organisation de cette retraite que le Président Nago a posé les jalons de son jeu flou en prétextant de ce qu’il a trouvé un soi-disant consensus avec 74 députés à Parakou pour convoquer une session extraordinaire sur un sujet délicat comme la révision de la loi fondamentale. Pire, le président qui a lui-même convoqué d’urgence l’Assemblée Nationale est parti en voyage, laissant le navire chavirer sans avoir au préalable muri définitivement dans sa propre majorité la réflexion d’ensemble autour du sujet. N’ayant pas géré les choses en véritable manager de la majorité parlementaire, Candide Azannai voit clairement que Mathurin Nago est responsable du blocage du processus de la révision constitutionnelle au parlement du fait de ses ambitions pour 2016.

Il demande à ses collègues de croire aux propos du président de la République Boni Yayi qui s’est s’engagé à quitter le pouvoir à la fin de son deuxième quinquennat Candide Azannai a avoué que la constitution a prévu elle – même les mécanismes de sa révision. « Cela ne devrait pas susciter autant de débats houleux », selon l’ancien porte-parole du gouvernement. Au sujet des questions concernant le Programme de vérification des importations (PVI), l’honorable qualifie de mensonge les tentatives de déclaration faisant état de ce que le chef de l’Etat n’est pas imprégné des clauses du contrat du gouvernement avec la société Bénin Control.

Il trouve anormal le comportement des présidents d’institutions constitutionnelles qui ont rencontré l’homme d’affaires Patrice Talon. Pour l’honorable, les présidents des institutions ne doivent en aucun cas se transformer en médiateur économique ou social. Candide Azanaï a alors souhaité que cela ne reprenne plus dans un Etat de droit comme le Bénin.

Christophe KPOSSINOU (Coll.)

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