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Le triomphe de la vérité

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Invités sur l’émission Débats actuels de Golfe Fm/Tv:Les producteurs de coton exigent la suppression de l’AIC au profit des Cerpa


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La production cotonnière au Bénin suscite des polémiques depuis un certains temps. La semaine écoulée, le bureau de l’Association interprofessionnelle du coton (AIC) s’est prononcé sur la situation avant la réaction du ministre de l’agriculture Sabaï Katè sur le même sujet. Les producteurs, maillon incontournable de la chaine cotonnière ont à leur tour tapé du poing sur la table. C’était ce dimanche à l’émission Débats actuels de Golfe Fm/Tv au cours de laquelle ils ont exigé la suspension de l’accord-cadre existant entre le gouvernement et l’AIC afin de redonner le monopole de gestion aux Centre régionaux pour la promotion agricole (Cerpa)/Maep et redynamiser la production du coton.

Ils sont près d’une demi douzaine de producteurs de l’or blanc béninois venus de Nikki, Kouandé, Kalalé et Kérou répondre présents sur l’émission hebdomadaire « Débats actuels » de Golfe Fm/Tv. Ils ont estimé être les seuls à subir les souffrances de la campagne cotonnière malgré les milliards investis chaque année par le président Boni Yayi en terme de subventions. L’AIC, organe reconnu par l’Etat béninois pour gérer la subvention et conduire les campagnes cotonnières a failli à sa mission, a laissé entendre Hubert Séro Kpéra, cotonculteur venu de Kouandé. Selon lui, l’Aic est une famille composée de trois membres à s’avoir : les égreneurs, les importateurs et distributeurs d’intrants et les producteurs.

 « Dans cette famille, il y a deux membres qui s’entendent et qui marginalisent le dernier » a précisé l’intervenant, faisant allusion aux égreneurs et aux importateurs d’intrants qui en réalité, ne sont que les mêmes. « Nous sommes fatigués de leur désordre » a renchérit Tchobo Orou cotonculteur venu lui, de Kandi. « Ils ont créé l’AIC et ont fait représenter les producteurs par des gens que les associations paysannes ne reconnaissent». L’AIC n’a fait pendant toute ces années qu’empirer la production tant dans la qualité que dans la quantité, a asséné un autre cotonculteur du nom d’Aboubakar Issifou, de Kalalé. A tour de rôle et sans réserve, les producteurs dépassés par la situation qu’ils ont expliquée de bout en bout se sont dit décidé d’en finir avec cette institution qui selon eux est la cause des problèmes dont soufre la filière.

Des remarques qui énervent et les mesures proposées

Selon ces producteurs, l’AIC reçoit les subventions de l’Etat, achète les intrants à bas prix et les revend aux producteurs. De même, les intrants diffèrent selon les régions mais l’AIC impose sur toute l’étendue du territoire national un même produit, ignorant les conséquences que cela génère lors de production. L’exemple du Tihan a été donné et le pire, selon les invités de l’émission, c’est le prix du coton qui est fixé par les égreneurs et non les producteurs.

 Un autre aspect qu’ont déploré les producteurs reste la fonction critique. Une somme de 15f prélevée sur chaque kilogramme de coton chez les producteurs et les égreneurs et qui ne sont en réalité pas utilisés pour les besoins pour lesquels ils ont été prélevés. Et les producteurs d’en conclure que l’AIC achète des véhicules 4×4 avec les subventions, et s’enrichit frauduleusement sur le dos des pauvres producteurs qu’ils sont. Ils ont adressé leur satisfecit au président Boni Yayi et à son ministre de l’agriculture, Sabaï Katè, pour les multiplies efforts qu’ils ne cessent de déployer dans le noble objectif d’accroitre la production de l’or blanc au Bénin.

Ils ont également exigé la suppression sans délais de l’AIC, de ses démembrements et de l’accord cadre qui lie l’AIC au gouvernement. Ils ont souhaité le retour du monopole de la gestion de la filière par les services déconcentrés du ministère de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche dénommés « Cerpa », ex Carder. Aboubakar Issifou et ses pairs ont également proposé des voies et moyens afin de sauver la prochaine campagne tout en souhaitant un débat contradictoire à qui le voudra afin de montrer à l’opinion publique les vrais acteurs de la production du coton au Bénin.

Yannick SOMALON (Coll.)

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