.
.

Le triomphe de la vérité

.

Réaction à la télé ortb de bruno amoussou, président de l’union fait la nation sur l’actualité nationale:L’opposition prête au dialogue politique pour améliorer la gouvernance de Yayi


Vues : 8

Le Président de l’Union fait la Nation, Bruno Amoussou

Le Président de l’Union fait la Nation (UN), Bruno Ange Marie Amoussou était hier sur le plateau de la télévision nationale. Il y a scruté l’actualité politique nationale et réaffirmé la disponibilité de l’UN à prendre une part active au dialogue politique.

L’Union fait la Nation s’oppose à une révision précipitée de la Constitution du 11 décembre 1990. C’est ce qu’a affirmé hier son président, Bruno Amoussou. Pour lui plusieurs griefs existent contre le processus de révision en cours. Il s’agit ainsi, selon ses propos, de l’absence de consultations populaires pour recenser les problèmes du pays, la différence entre le texte soumis par le gouvernement aux députés et celui produit par les experts chargés par le Chef de l’Etat de son élaboration.

De même, Bruno Amoussou s’insurge contre la convocation d’une session extraordinaire de l’Assemblée Nationale pour étudier le texte alors que, explique-t-il, « la session extraordinaire est une procédure prévue pour les questions urgentes ». Au regard de ces griefs, le président de l’UN s’oppose à une révision précipitée de la révision de la loi fondamentale. « Il ne faut pas réviser la constitution maintenant », préconise-t-il avant d’ajouter que « dans notre pays, il n’y a pas beaucoup de gens qui sont rassurés malgré les propos du Chef de l’Etat ».

Et dans cette perspective, il invite vingt et un (21) députés au moins à s’opposer au vote du texte gouvernement en vue de bloquer la révision de la constitution qui exige, par voie parlementaire, un quorum de 3/4 des quatre vingt trois (83) députés.

Où en est le dialogue politique ? Pour Bruno Ange Marie Amoussou, le dialogue politique prôné par Boni Yayi laisse encore à désirer. En effet, faisant observer que « nous sommes disponibles pour le dialogue politique », le président de l’UN explique qu’une telle initiative doit viser l’amélioration de la gouvernance du pays.

Dès lors, pour lui, le dialogue politique ne doit pas se résumer à des postes au sein du gouvernement mais à un dialogue destiné à impliquer tous les acteurs de la vie politique nationale à trouver des solutions aux problèmes qui se posent au pays. C’est pourquoi, le président de l’UN lance un appel au Chef de l’Etat pour traduire en acte ce dialogue aux fins de favoriser une meilleure contribution de toutes les sensibilités du pays au développement du pays.

Comment se porte l’Union fait la Nation ? La marche amorcée par l’Union fait la Nation à l’initiative de plusieurs formations politiques de l’opposition se poursuit, selon son président. Pour Bruno Amoussou en effet, en dépit des défections observées au sein de ce regroupement de forces politiques notamment celle de la Renaissance du Bénin (RB), l’un des partis fondateurs de l’union, elle s’investit à se consolider pour faire jouer à l’opposition son rôle dans la vie politique béninoise. C’est dans ce cadre que, explique son président, « nous préparons une convention pour le mois d’avril » afin de « donner un nouveau souffle à l’Union ».

 Ainsi, s’il reconnaît des difficultés dans les relations entre les partis membres de l’UN, Bruno Amoussou n’en fait pas des facteurs susceptibles de remettre en cause l’existence de la coalition. C’est à juste tire qu’il incite les autres formations à emboîter le pas à l’UN en se constituant en grand regroupement en vue d’assainir la scène politique béninoise.

Quel regard sur la grève des enseignants ? Ancien ministre d’Etat, chargé de la coordination de l’action gouvernementale, Bruno Amoussou estime que la crise qui secoue l’école béninoise traduit le déficit de confiance des enseignants envers le gouvernement. Rappelant que la question de la revalorisation de la fonction enseignante a été consacrée par le gouvernement du président Mathieu Kérékou le 13 janvier 2005, Bruno Amoussou estime que le gouvernement de Boni Yayi n’a pas joué à la franchise avec les enseignants dont il salue le respect de la parole donnée en épargnant au système scolaire béninois une année blanche.

 Invitant le gouvernement à ne pas remettre les acquis des enseignants, le président de l’UN estime que « ce qui importe aujourd’hui, c’est comment régler la question telle qu’elle se pose maintenant » en initiant dans l’immédiat le dialogue avec le Front des enseignants. Cependant, pour Bruno Amoussou, cette crise n’est pas sans rapport avec la conduite des affaires publiques à l’ère de Boni Yayi. Selon lui, « la question qui se pose, c’est la gouvernance du pays » qui se caractérise par le mode de gestion du pays et l’instabilité des décisions.

Jean-Claude D. DOSSA

Reviews

  • Total Score 0%



Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

You cannot copy content of this page