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Le triomphe de la vérité

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Tournée gouvernementale de sensibilisation des couches sociales sur la grève des enseignants:Karimama et Malanville encouragent la position du gouvernement et invitent les enseignants à reprendre la craie


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Le ministre des Affaires étrangères, Nassirou Bako-Arifari entouré de quelques membres de sa délégation...

En application de la décision gouvernementale d’explication des couches sociales sur la grève des enseignants, le ministre des Affaires étrangères, Nassirou BAKO-ARIFARI s’est rendu dans les communes de Karimama et de Malanville dans le département de l’Alibori en compagnie d’une délégation composée du Conseiller technique du Ministère de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, Gado Guidami, de l’ancien sous-préfet de Karimama Soulé Sambo Say Issifou, du chef service de la direction de l’évaluation, de l’orientation et de la scolarisation du ministère de l’enseignement secondaire, Tomon Amadou, du conseiller communal de Malanville, Inoussa Dandakoe, alias DDK, pour expliquer aux populations la position du gouvernement face à la crise ainsi que les mesures prises par le pouvoir pour éviter à tout prix une année blanche.

A Karimama où la séance d’explication s’est tenue à la maison des jeunes en présence du maire Moussa Bello Mamam, des conseillers communaux, chefs services à divers niveaux, sages et notables de la commune, le ministre BAKO-ARIFARI a exposé les origines de la crise et étalé à la population l’ensemble des efforts notables faits par le gouvernement du président Boni Yayi en direction du monde enseignant. Selon le représentant du gouvernement dans les communes de Karimama et Malanville, les actions sociales du Président Boni Yayi ont permis de doubler le nombre des enseignants avec les nombreux recrutements, satisfait à nombre de leurs revendications dont la revalorisation de la fonction enseignante, de sorte que leur situation s’est sensiblement améliorée.

Ces efforts ont conduit à une augmentation drastique de la masse salariale qui a d’ailleurs dépassé le plafond dans la sous région. Grave, la mobilisation des recettes publiques est en souffrance alors même que le Bénin se voit refuser une subvention de dix milliards de Fcfa par l’Union Européenne, du fait du débordement de la masse salariale. C’est dans ce contexte que les enseignants réclament davantage d’efforts alors que le gouvernement est à bout de souffle et ne peut plus rien faire. Mais les enseignants ont refusé de comprendre et ont radicalisé leur position au point où nous courrons vers le pire.

Dans cette situation, le gouvernement se trouve dans l’obligation d’élever le ton. C’est pourquoi il a décidé en disant clairement qu’il ne peut faire plus que ses moyens et que s’il y a année blanche, la responsabilité incombera aux enseignants. Expliquant que le gouvernement ne peut pas continuer de supporter que les syndicats prennent les élèves en otage, il a été décidé d’aller expliquer la situation. Car, c’est poussé dans son dernier retranchement, que le gouvernement a décidé de prendre ses responsabilités et a demandé aux autorités administratives et locales de constituer des comités de contrôle à chaque niveau (village, quartier, arrondissement, commune, département) pour recenser les absences au poste.

En prenant la parole, le maire de la commune de Karimama, Moussa Bello Mamam a fait le point à la délégation. Selon ses explications, c’est seulement 25% des enseignants qui sont en mouvement de grève. Les 75% vont régulièrement au travail. Et parce que la situation scolaire dans la localité est inquiétante, le maire a lancé un appel à tous les enseignants pour leur demander de reprendre la craie. Cependant, il a dit qu’il va prendre à l’instant des arrêtés pour instituer les comités de contrôle en application des recommandations du gouvernement et dès ce lundi à 13H, un point des présences sera fait au préfet.

A cette occasion, des enseignants en poste à Malanville ont publiquement pris la parole pour demander que le dialogue soit renoué, et promis qu’ils feront tout ce qui est de leur pouvoir pour que tout revienne dans l’ordre. Après les explications du gouvernement, les populations ont déploré l’attitude des enseignants qui ont trop profité du gouvernement en place. Les populations de Karimama ont apprécié la fermeté du régime Yayi et demandé de ne pas fléchir. Elles ont aussi profité de l’occasion pour appeler les enseignants à la raison.

Malanville accuse l’opposition d’instrumentaliser les enseignants

A la salle de conférence de l’arrondissement central de Malanville où le ministre des affaires étrangères et sa suite ont fait le même exercice avec les populations de Malanville en présence du Maire Issiaka BAKO, des nombreuses populations massivement sorties ont déploré la gourmandise des enseignants qui sont instrumentalisés. Selon la représentante des femmes, c’est l’opposition qui finance la grève des enseignants afin de mettre en difficulté le gouvernement de la refondation qui a beaucoup fait pour le corps enseignant au point où ils sont nombreux à rouler en voiture et à construire de belles maison, étant donné que leur salaire a doublé.

Déterminées à se mettre aux côtés du gouvernement pour que cette crise prenne fin et que les cours reprennent normalement, les populations de Malanville ont promis jouer leur partition. En prenant la parole à cette occasion, le SG/Synaprim, Antoine Badédji a, au nom des enseignants de Malanville, souhaité la bienvenue à la délégation ministérielle et expliqué que la crise qui oppose le gouvernement aux enseignants souffre de beaucoup de mal compréhensions. Il a dénoncé l’amalgame qui est fait entre revalorisation de la fonction enseignante et augmentation.

Il a dit ne pas comprendre pourquoi quand on prenait la décision d’augmenter de 1,5% pour les autres corps, on n’a pas précisé que les enseignants ne sont pas concernés et pourquoi attendre que les choses perdurent avant d’engager les négociations. C’est déplorable de confondre a-t-il regretté en jurant «Nous on ne refuse pas le travail ». Au terme de ces séances de sensibilisation, le ministre des affaires étrangères a lancé un vibrant appel à tous les enseignants qu’il supplie de reprendre les cours pour sauver l’année et encourager le gouvernement.

A défaut, la sanction sera amère en application de la décision du conseil des ministres, a-t-il conclu en installant les comités de contrôle qui passent dès ce lundi matin dans les écoles pour vérifier la présence effective des enseignants au poste dans les deux communes.

Wandji A.

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