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Rencontre gouvernement, centrales et confédérations syndicales:Les négociations échouent, la grève de 72 heures se poursuit


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Longtemps attendue, la seconde rencontre de la Commission nationale de concertation et de négociation collective gouvernement, confédérations et centrales syndicales a fini par se tenir hier jeudi 23 février 2012. Au cœur de cette séance de négociations de l’Infosec dirigée par le Premier ministre Pascal Irénée Koupaki, on pouvait également remarquer la présence des différents ministres impliqués.

 Du côté des syndicalistes, tous étaient présents notamment la Confédération des syndicats des travailleurs du Bénin (Cstb) de Gaston Azoua, la Confédération des syndicats autonomes (Csa-Bénin) de Dieudonné Lokossou, la Confédération générale des travailleurs du Bénin (Cgtb) de Pascal Todjinou, la Cosi-Bénin de Noël Chadaré, l’Union nationale des syndicats des travailleurs du Bénin (Unstb) de Emmanuel Zounon et les membres du Front dont le Porte parole est Valère Dotonou.

Deux (02) points ont composé l’ordre du jour. Il s’agit de la situation de 10% du point indiciaire qui fait objet de revendication des enseignants des trois ordres de l’enseignement et les divers notamment la maternelle, le primaire et le secondaire. Démarrée donc à 17 heures 30, elle a duré deux (02) heures d’horloge pour connaitre une première suspension pour que les syndicats se retirent. Motif, permettre au gouvernement de se concerter suite à la résistance des responsables syndicaux à recevoir obligatoirement la confirmation de la part du gouvernement de la prise en compte des enseignants conformément au Décret et relevés de conclusions d’Août 2011.

Mais une fois au dehors, les responsables syndicaux vont continuer de parfaire les stratégies d’attaque. « Nous attendons ce qu’ils nous diront après la pause. Pour le moment, nous maintenons notre position de trouver satisfaction à notre revendication » a déclaré un membre du front. Et à Paul Essè Iko, Secrétaire général adjoint de la Cstb, de renchérir. « Comme ils estiment que les finances publiques n’ont pas la possibilité de supporter ces charges, nous leur demanderons de supprimer certains ministères, et institutions telles que les nombreux Hauts commissariats ».

Après une trentaine de minutes, les syndicalistes sont rappelés. Cette fois-ci, cela ne va plus durer. La séance sera levée sur décision du gouvernement. Les syndicalistes se sont retirés ainsi que les membres du gouvernement. Contrairement aux ministres, qui auraient promis aller revoir l’esprit du Décret, les syndicalistes ont confié leur désolation suite à l’échec de la rencontre. A en croire Pascal Todjinou de la Cgtb, le comportement du gouvernement est regrettable du fait qu’il ait mis en cause son propre Décret. Selon lui, « c’est le gouvernement qui excite les enseignants à la grève ».

Toutefois, Gaston Azoua de la Cstb exprimera sa fierté de voir le gouvernement reconnaitre que les enseignants sont concernés. Les travailleurs ne sont pas à la fin de la lutte provoquée par le gouvernement. C’est ainsi, que le collectif des centrales et confédérations a projeté pour les prochains jours, la généralisation du mouvement dans tous les secteurs. Et pour cause, le non respect des relevés de conclusions d’Août 2011 qui ont décidé de l’application de 5% du point indiciaire en 2011 et 10% en 2012. Ne pas appliquer les 10% sur les salaires de tous les travailleurs en janvier 2012 est déjà un échec aux yeux des syndicalistes.

Comme toujours, les responsables syndicaux se disent prêts pour continuer les négociations en gardant les portes de l’école béninoise toujours fermées chaque semaine. En somme, les deux parties n’ont pas pu trouver un terrain d’entente afin de relancer l’école publique en agonie depuis plus d’un mois malgré le spectre d’une année blanche qui menace, si rien n’est fait d’ici deux (02) semaines.

Emmanuel GBETO

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