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Le triomphe de la vérité

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La chronique du Président:LA GOUVERNANCE DE NOS ETATS


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Patrick Armand Pognon, Consultant International Certifié en développement

L’histoire est pleine, jusqu’à ce jour, de l’imbécillité des rois et de celle des gouvernants. C’est une classe de gens à prendre en pitié, car ils ne savent pas ce qu’ils doivent faire. Ralph EMERSON.

 Cette citation d’EMERSON qui parle de tous les gouvernants du monde, loin d’être le procès de nos dirigeants est simplement un constat amer qui devrait interpeller les intellectuels africains sur notre rôle dans cette incapacité de nos dirigeants à savoir quoi faire. Cette imbécilité (faiblesse d’esprit) est à l’origine des maux dont souffrent nos nations en quête du meilleur.

Comme au début de son premier quinquennat, le Président Thomas Boni YAYI du Bénin est sur le terrain, entrain de courir, d’agir, d’entreprendre. Tout observateur averti dira que le Président Amadou Toumani TOURE est un soldat, qui agit, jour après jour, pour initier, concrétiser, etc.

En parcourant l’Afrique, on voit beaucoup de Chefs d’Etats qui agissent, initient, entreprennent de grands chantiers. Qui dira que Wade n’a pas construit Dakar, que Faure n’a pas mis Lomé en chantier, qu’Ali Bongo n’est pas entrain de construire son pays, que Dénis Sassou N’GUESSO ne fait rien, etc.

Soyons objectif, l’Afrique avance en investissement et c’est le mérite de chacun de nos Chefs d’Etat. Mais, avance vers où, vers quoi ? C’est évident, il n’y a pas de vision mais, il y a des actions. L’action sans vision est une perte de temps. On navigue à vue, sans boussole. Il n’y a et n’y aura jamais de vent favorable pour celui qui ne sait pas là où il va.

On peut définir la vision ici comme l’expression concrète et consensuelle de ce que la communauté veut être et veut devenir. Elle est souvent traduite en termes de finalités, d’objectifs voire de démarche et d’éthique. La vision fait partie, de nos jours, du bon management et des caractéristiques d’une bonne gouvernance, d’une gouvernance qui gagne.

Mais pour qu’elle puisse prendre corps, la vision doit d’abord germer dans le mental du Leader, elle doit être pensée dans un temps de réflexion, de méditation ; elle doit être rêvée c’est-à-dire ardemment désirée ; elle doit être imaginée par le Leader.

Nelson Mandela a eu la vision d’une nation arc-en-ciel et elle est là, parce que pensée, rêvée et imaginée, cette vision a été par la suite communiquée aux collaborateurs et au peuple. Nos Chefs d’Etat ont aujourd’hui plus qu’hier un rôle crucial à cet égard, en ce sens qu’ils doivent être à même d’inventer l’avenir, de partager et de communiquer leur vision de l’avenir mais surtout d’influencer les collaborateurs et les populations à l’intégrer voire l’intérioriser.

Yayi Boni a parlé au début de son premier quinquennat de faire du Bénin, un pays émergent. Pour cela, il était question de changer les choses. En cours de chemin, l’inconscient collectif a plus retenu le changement comme vision à tel point que le Chef de l’Etat aujourd‘hui parle lui-même de refondation (synonyme de changement) que d’un Bénin émergent.

En faisant le tour de l’Afrique, on constate que beaucoup de dirigeants confondent un slogan politique avec une vision. C’est d’ailleurs le cas dans le monde entier. Il ne suffit pas de dire dans un discours d’investiture un bout de phrase pour que cela soit une vision.

Loin de faire le procès de nos dirigeants, il s’agit de les aider à réussir, de préparer les Leaders de demain à ne pas faire les mêmes erreurs. Le travail n’est pas facile car l’intériorisation ou l’intégration de la vision par le Leader et par l’inconscient collectif passe par un véritable travail d’acculturation.

Demandez aux ivoiriens où ADO amène la Côte d’Ivoire ; demandez même à chacun de ses ministres séparément, vous aurez des tentatives de réponse aussi différentes les unes des autres. En bon économiste, il a fait ses calculs et il agit, il construit, il développe mais pour aller où ?

Le logiciel ‘‘9 Dictionnaires’’ définit la vision comme « une chose surnaturelle qui apparait aux yeux et à l’esprit » et dit de surnaturelle « Qui vient de Dieu, qui est au-dessus des forces et des lois de la nature ». En somme, la vision est une chose qui vient de Dieu, qui est au-dessus des forces et des lois de la nature, qui apparait aux yeux et à l’esprit. C’est donc clair que rien ne peut entraver l’accomplissement d’une vision. La puissance d’une vision surpasse toute loi et toute force de la nature. Toute nation, toute entreprise, tout individu qui réussit a, au départ, une vision puissante et positive du futur.

Faire du Bénin ou de tout autre pays d’Afrique, un pays émergent en cinq ans est possible et facile s’il est le fruit d’une vision. Les économistes vous diront le contraire comme les médecins qui proclament une stérilité irréversible là où la femme par la suite donne plusieurs enfants à son mari.

Le monde est irrationnel et nous devons l’intégrer dans notre inconscient et le vulgariser dans l’inconscient collectif. C’est la clé de la victoire ; « Ce qui échappe à la logique est le plus précieux de nous-mêmes » a dit André Gide.

Pour vaincre le SIDA (si tant est qu’on veut le vaincre), pour gagner la bataille des changements climatiques, oui, il nous faut des scientifiques mais il faut surtout des spécialistes du mental pour aider nos dirigeants et nos peuples à intérioriser une vision puissante et positive du futur.

De manière plus soutenue, la vision ou le projet de société devrait s’articuler autour des questions essentielles suivantes :

• Comment nous nous voyons aujourd’hui (comme un verre à moitié plein ou comme un verre à moitié vide) ?

• Comment nous nous voyons dans l’avenir (avec les yeux des autres ou avec notre mental de gagneur) ?

C’est en tentant de répondre à ces questions cruciales que le Leader pourra donner corps à sa vision et susciter l’adhésion populaire indispensable à la réalisation de cette vision. Comme au début de son premier quinquennat, le Président du Bénin court beaucoup mais seul transformant pour ainsi dire l’énergie disponible en énergie résiduelle.

C’est seulement ensemble (Chef d’Etat, Gouvernement, Classe politique, Société Civile, etc.), dans une vision partagée, globale et détaillée, motivante et inspiratrice, que nous bâtirons cette Afrique que nous voulons tous.

LEVONS-NOUS, INTELLECTUELS AFRICAINS POUR ECLAIRER NOS DIRIGEANTS, JE VEUX DIRE CEUX-LA QUE NOUS AVONS RECRUTE POUR TRAVAILLER POUR NOUS ; AIDONS-LES A AVOIR POUR NOS NATIONS UNE VISION PUISSANTE ET POSITIVE DU FUTUR, A LA PARTAGER, A GARDER LE CAP POUR QUE VIVE, PLUS VITE QUE PREVU, UNE GRANDE AFRIQUE.

Par Coach Patrick Armand POGNON

Président de l’Association des Coachs d’Afrique

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