.
.

Le triomphe de la vérité

.

Opposition du Burkina à l’élection du Bénin à la présidence de la commission de la Cedeao:Le Président du parlement burkinabé rassure qu’il n’y aura pas de crise entre le Bénin et le Burkina-Faso »


Pour le moment les parlements n’ont pas besoin d’intervenir dans la mesure où le bon sens et l’intérêt général permettront aux Chefs d’Etat de trancher cette question. Comme vous le savez, dans les réunions il était prévu que le Burkina Faso assure la présidence. Une commission a été mise en place et à proposer qu’on commence par ordre alphabétique. Le problème qui s’est posé c’est de savoir si c’est le Bénin qui va prendre alors que le Burkina Faso était programmé.

Bon, il faut s’entendre la-déçu. Si c’est par ordre alphabétique, il n’y pas de débat. C’est pourquoi je pense qu’il faut laisser les choses dans le bon sens. Je crois qu’il ne doit pas avoir de difficulté majeure pour que cette présidence soit assumée le plus rapidement possible». C’est les explications fournies au sujet de cette bataille entre le Bénin et son pays autour de la présidence de la commission de la cedeao par le président du parlement burkinabé Rock Marc Christian Kaboré hier jeudi 27 octobre 2011 en visite au Bénin dans le cadre de l’ouverture officielle de la deuxième session ordinaire de l’assemblée nationale béninoise.

En effet, à la fin de cette cérémonie officielle d’ouverture de la deuxième session ordinaire, le président de l’assemblée nationale béninoise Mathurin Coffi Nago entouré de ses homologues du Burkina, du Niger et du Togo se sont prêtés aux questions des journalistes de la presse parlementaire et officielle à travers une conférence de presse animée dans la salle polyvalente du palais des gouverneurs à Porto-Novo.

Ainsi, plusieurs préoccupations ont été soulevées par les journalistes, notamment en ce qui concerne justement cette préoccupation et bien d’autres dont la problématique de la libre circulation des personnes et des biens dans la sous-région, la situation des neuf députés Togolais de l’opposition déchus par la Cour constitutionnelle et réhabilités par la Cour de Justice de la CEDEAO. La situation Libyenne avec la solution négociée proposée par le Parlement panafricain qui n’est pas appliquée et enfin la question d’un parlement de l’Uemoa dont les membres seront directement élus à l’échelle des pays qui seront considérés comme des circonscriptions électorales à l’occasion.

Toujours par rapport cette course à la présidence de la commission de la cedeao, le président du parlement béninois quant à lui a suggéré que le temps soit laissé aux parlementaires de se rapprocher de leur exécutif respectif pour s’imprégner amplement du problème afin d’apporter leurs contributions. Car dira t-il, ils ne savent pas le contenu précis des problèmes. Ce langage diplomatique n’a pas été du goût de tout le monde.

Son homologue Kabore du Burkina Faso, pays concurrent du Bénin au poste de présidence de la commission de la CEDEAO rassure qu’il n’aura pas de crise pour la nomination du président de la commission de la CEDEAO. Outre cette question, le président Hama Amadou est revenu sur les esquisses d’un parlement de l’Uemoa à l’image du parlement européen. Selon ses explications, ce parlement dont le siège en construction à Bamako, la capitale malienne, doit être un vrai parlement, porteur d’une grande légitimité avec des prérogatives bien précises. Ses membres seront élus au suffrage universel direct.

Dans ce cas, il suggère que les pays de l’Uemoa soient considérés chacun comme une circonscription électorale. Les députés émanant de ces élections ont une vraie légitimité et pourront véritablement agir au nom de la communauté de l’Uemoa en remplacement des députés actuels de l’Uemoa qui sont affectés par les états et qui n’ont pas une influence majeur dans les débats de la communauté.

 

Hugues E. PATINVOH

 

 

 

 

Reviews

  • Total Score 0%



Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

You cannot copy content of this page